L’emploi salarié recule légèrement en France

Le secteur de la construction a subi la perte de 32 400 emplois entre le premier trimestre 2024 et le premier trimestre 2025.
REUTERS/Stephane Mahe

Le secteur de la construction a subi la perte de 32 400 emplois entre le premier trimestre 2024 et le premier trimestre 2025.
REUTERS/Stephane Mahe
À la fin du mois de mars, le taux de chômage atteignait 7,4 % de la population active en France. L'Hexagone compte 2,4 millions de chômeurs (hors Mayotte) au sens du Bureau international du travail (BIT). À savoir, une personne de plus de 15 ans sans emploi, qui est disponible dans les quinze jours et qui a mené des recherches dans le mois précédent ou a trouvé un job qui débute dans les trois mois.
Ce taux de chômage est quasi stable sur un an (-0,1 point). « Il demeure légèrement supérieur à son précédent point bas depuis 1982 - 7,1 % au quatrième trimestre 2022 et au premier trimestre 2023 - et nettement au-dessous de son pic de mi-2015 (+3,1 points) », précise l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
En métropole, trois régions affichent un taux de chômage plus élevé que la moyenne : Provence-Alpes-Côte d'Azur (7,9 %), Occitanie (8,8 %) et surtout Hauts-de-France (8,9 %). Des taux régionaux toutefois largement inférieurs à ceux affichés par les territoires ultramarins comme en Martinique (12,8 %), Guadeloupe (15,7 %), Guyane (16,4 %) et à La Réunion (16,5 %).
De manière générale, depuis un an, le taux de chômage est « quasi stable dans huit régions d'une diagonale de l'Ouest vers le sud-est, il augmente dans quatre régions et il recule dans cinq régions », prévient l'Insee. Il progresse un peu plus fortement en Île-de-France (+0,2 %) et en Bourgogne-Franche-Comté (+0,2 %)
À la fin du premier trimestre 2025, l'Hexagone comptait 21 millions de salariés dans le secteur privé. Entre mars 2024 et mars 2025, l'emploi salarié privé a perdu près de 70 000 emplois.
Parmi ces emplois perdus, le gros du contingent se trouve dans la construction, un secteur qui subit de plein fouet la crise immobilière : -32 400 emplois. À l'inverse, l'industrie s'en sort mieux : +2 000 emplois.
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D'ici à la fin de l'année, la Banque de France table sur un chômage « qui atteindrait un niveau de 7,6 % en moyenne annuelle en 2025 ». Il continuerait à légèrement progresser en 2026 à 7,7 %, pour finalement repartir à la baisse à 7,4 % en 2027.
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