« L’état de santé des professionnels RH se dégrade »
Valérie Abrial
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« 1 RH sur 2 ne parvient pas à se débarrasser de ses pensées négatives et anxieuses» alerte Julia Néel Biz
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« 1 RH sur 2 ne parvient pas à se débarrasser de ses pensées négatives et anxieuses» alerte Julia Néel Biz
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LA TRIBUNE - Vous publiez jeudi le premier baromètre de la santé mentale des professionnels RH. Y avait-il urgence à le faire ?
Julia Néel Biz - Si l'on parle de prévention, alors oui, c'était nécessaire. Chez teale, de par notre expérience terrain, nous avions pu constater qu'un risque était émergeant. D'autant plus que nous avions déjà une matière riche avec notre baromètre de la santé mentale des salariés que nous avons sorti en mars dernier. Et la lecture de certaines études nous confortait dans cette conviction.
Or, il est évident que la santé mentale des professionnels RH a un caractère stratégique, car ils occupent un rôle absolument clé dans les organisations. Ils doivent insuffler une culture qui est propice à la bonne santé mentale. On ne peut pas imaginer une entreprise qui essaye de mettre en place une culture favorable à l'épanouissement des collaborateurs, si les ressources humaines - au même titre que les directions générales d'ailleurs - n'incarnent pas cela.
Votre baromètre révèle une situation fragile. Est-ce une alerte que vous lancez ?
Oui, car il existe un vrai risque pour les entreprises. Les professionnels RH y sont les plus exposés, parce qu'ils gèrent l'humain avant tout, parce qu'ils doivent être capables de s'adapter au changement, parce qu'ils doivent faire preuve de résilience et incarner une culture d'entreprise. C'est ce que confirme notre baromètre : 88% des professionnels RH que nous avons interrogés déclarent faire preuve d'empathie.
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C'est souvent une force, confirmée là aussi par les chiffres, puisque 89% estiment entretenir de bonnes relations avec leur supérieur hiérarchique et 86% déclarent bénéficier de relations chaleureuses avec leur entourage. Cette empathie peut donc être très bénéfique ; c'est une très bonne compétence qu'il faut savoir développer. Mais il faut faire très attention à la fatigue compassionnelle qu'elle peut générer, parfois jusqu'à l'épuisement.
Valérie Abrial