L'inflation en France a bien reculé en juin, mais les prix alimentaires restent élevés
latribune.fr
L'inflation dite sous-jacente, qui exclut les prix les plus volatils et ceux soumis à intervention de l'État, permettant de dégager une tendance de long terme, reste élevée à +5,7% sur un an, mais elle ralentit légèrement par rapport à mai (+5,8%).
Reuters
L'inflation en France a bien reculé en juin, mais les prix alimentaires restent élevés
Le ralentissement de la hausse des prix à la consommation en France a été confirmé ce jeudi par l'Insee. L’inflation a été de +4,5% sur un an en juin. Si les prix de l’énergie ont baissé de 3%, ceux de l’alimentaire ont continué à flamber, de 13,7%.
C'est confirmé. En juin, la hausse des prix à la consommation en France a bel et bien ralenti pour le deuxième mois d'affilée. Ainsi, l'inflation est repassée pour la première fois depuis avril 2022 sous la barre des 5%. Elle s'est élevée à +4,5% sur un an, d'après les chiffres définitifs de l'Insee, publiés ce jeudi 13 juillet.
Sur un mois, l'inflation a toutefois repris son ascension avec +0,2% de hausse en juin, contre une baisse de -0,1% en mai, en raison d'un léger rebond des prix des produits pétroliers le mois dernier, a précisé l'Institut national de la statistique. L'inflation dite sous-jacente, qui exclut les prix les plus volatils et ceux soumis à intervention de l'État, permettant de dégager une tendance de long terme, reste élevée à +5,7% sur un an, mais elle ralentit légèrement par rapport à mai (+5,8%).
Ralentissement dans l'énergie et l'alimentaire
« Cette baisse de l'inflation est due au repli sur un an des prix de l'énergie et au ralentissement des prix de l'alimentation »,détaille l'Insee dans un communiqué.
Par rapport à juin 2022, les prix de l'énergie ont en effet reculé de 3%. Cette baisse est due à celle des produits pétroliers, qui ont reculé de 17,2%, ceux de l'essence chutant de 11,3% et ceux du gazole de 18,8%. En revanche, l'électricité s'est renchérie de 10,1% et le gaz de 22%.
Les prix de l'alimentation ont par ailleurs bien ralenti, puisqu'ils ont enregistré une hausse de 13,7% en juin, après +14,3%. Ils restent néanmoins à des niveaux très élevés depuis plusieurs mois. Dans le détail, les prix des produits frais ont accéléré à +11,2% de hausse, après +10,7% en raison du renchérissement plus rapide des fruits. La sous-catégorie comprenant le lait, les fromages et les œufs connaît une augmentation de 19,8% sur un an, la viande de 11,9%, le pain et les céréales de 14,1%, le sucre, la confiture, le miel, le chocolat et la confiserie de 16,3%.
Du côté des produits manufacturés, ils sont en hausse de 4,2% par rapport à juin 2022. Parmi eux, les vêtements et chaussures ont augmenté sur un an de 4,9% (contre +,6% en mai), ce que l'Insee explique par « un décalage du calendrier des soldes d'été, qui ont débuté le 28 juin en 2023 contre le 22 juin en 2022 ».
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Les prix des services, qui comptent à eux seuls pour la moitié du panier moyen de consommation, progressent de 3%. Parmi ceux-ci, les prix de l'hébergement prennent +5,1%, ceux de la restauration +5,6%, les billets d'avion +9,9%, les trains +8,5% et le transport routier +4,7%. Également classée dans les services, la catégorie « loyers, eau et enlèvement des ordures ménagères » voit sa hausse limitée à +2,8%.
Dans la moyenne basse de la zone euro
À noter enfin que l'augmentation de l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui sert de base de comparaison au niveau européen, est confirmée à +5,3%. C'est mieux qu'en Allemagne, où l'inflation a accéléré à +6,8% (+0,5 point par rapport à mai). Mais moins bien qu'ailleurs : parmi les 20 pays partageant la monnaie unique, le Luxembourg (+1%), la Belgique (+1,6%) et l'Espagne (+1,6%) ont connu en juin les taux d'inflation les plus faibles, selon Eurostat, l'office européen des statistiques.
Dans l'ensemble de la zone euro, la hausse des prix à la consommation est tombée à +5,5% sur un an en juin, après +6,1% en mai. Cela reste cependant très au-dessus de l'objectif de 2% fixé par la BCE.