Zone euro : l'inflation va-t-elle vraiment revenir à son niveau d'avant-crise ?
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La BCE pourrait procéder à une nouvelle hausse des taux en juillet.
Reuters
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La guerre en Ukraine a fait bondir les prix partout sur le Vieux continent. Après 20 ans de calme plat, l'inflation en zone euro a atteint des niveaux spectaculaires en 2022. L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) a grimpé à 8,4% en moyenne dans l'Union monétaire et pourrait descendre à 5,4% en 2023 selon les dernières projections de la Banque centrale européenne (BCE). L'inflation ne se rapprocherait de sa cible (2%) qu'à partir de 2025.
En France, l'inflation pourrait ralentir à 5,6% (IPCH) en 2023 après 5,9% en 2022. Les prix pourraient frôler la cible de la BCE de 2% à partir de 2024 (2,4%) et 2025 (1,9%) d'après la Banque de France. Sur le Vieux continent, le coup de frein brutal de l'inflation à 2% en Espagne a laissé espérer un retour durable de la baisse des prix. Mais il reste encore beaucoup d'incertitudes.
L'inflation sous-jacente qui correspond à l'indice des prix sans les produits les plus volatils, comme l'énergie ou l'alimentation, reste à des niveaux élevés. Dans l'Hexagone, elle pourrait atteindre 4,4% à la fin de l'année 2023. Dans ce contexte, les craintes d'un niveau des prix durablement plus élevé s'amplifient.
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Le détail de l'indice général montre que les prix continuent de rester à des niveaux très élevés pour certaines catégories de biens ou services. Le coup de frein dans la surchauffe des prix en est grande partie liée à la baisse des tarifs dans l'énergie. Au moment de l'éclatement de la guerre en Ukraine, les prix du gaz et du pétrole avaient considérablement flambé sur le Vieux continent compte tenu de la dépendance de certains pays comme l'Allemagne.
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Dans l'alimentaire, les prix continuent de frôler des sommets autour de 14%. Ce qui reste considérable pour les ménages les plus modestes au regard du poids de ces dépenses dans leur budget. Les prix des produits de nettoyage et d'entretien (+13,6%) ou des services de transports demeurent encore à des niveaux record. Enfin, parmi les autres catégories concernées par des prix élevés, figurent les biens manufacturés (+5,1%).