L'inflation passe sous la barre de 1% sur un an, une première depuis quatre ans
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Une baisse moyenne de 15 % des prix de l’électricité est entrée en vigueur le 1er février pour plus de 24 millions d’abonnés au tarif réglementé.
Reuters
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Une baisse moyenne de 15 % des prix de l’électricité est entrée en vigueur le 1er février pour plus de 24 millions d’abonnés au tarif réglementé.
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[Article publié le 28 février 2025 à 11 h 03, mis à jour à 13 h 12]
C'est la première fois depuis quatre ans que l'inflation en glissement annuel est inférieure à 1 %. Les prix à la consommation ont augmenté de 0,8 % sur un an en février, selon les données provisoires de l'Insee publiées ce vendredi 28 février, après une hausse de 1,7 % en janvier.
Le ralentissement provient d'un net recul des prix de l'énergie, indique l'Insee, et notamment des prix de l'électricité. Pour rappel, après deux ans de hausses successives, une baisse moyenne de 15 % des prix de l'électricité est entrée en vigueur le 1er février pour plus de 24 millions d'abonnés au tarif réglementé, une première depuis dix ans. Cette baisse a concerné les quelque 20,4 millions de foyers au « tarif bleu » d'EDF (60 % des 34 millions d'abonnés résidentiels) auxquels s'ajoutent les 4 millions d'abonnés indexés sur ce tarif.
Ce ralentissement provient aussi d'un recul de l'inflation sur les services et les produits manufacturés. À l'inverse, les prix de l'alimentation accélèrent légèrement sur un an.
Sur un mois, les prix à la consommation sont stables en février, après +0,2 % en janvier, indique également l'Insee. Le rebond des prix des produits manufacturés après les soldes d'hiver est compensé par la baisse des prix de l'électricité, notant que les prix de l'alimentation se replient tandis que ceux des services accélèrent légèrement.
Sur un an, l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet les comparaisons entre pays européens, augmente de 0,9% après 1,8% en janvier. Sur un mois, il est stable après -0,2 % le mois précédent.
L'Insee a par ailleurs confirmé ce vendredi que l'activité économique de la France s'était contractée de 0,1 % au quatrième trimestre 2024. Après une hausse de 0,4 % au troisième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) s'est replié « en partie par contrecoup des Jeux olympiques et paralympiques de Paris qui ont soutenu la croissance du trimestre précédent », a expliqué l'Insee dans ses résultats détaillés.
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Autre chiffre publié ce vendredi : l'emploi salarié privé a reculé de 0,3 % au quatrième trimestre 2024, détruisant 68 000 emplois, a rapporté l'Insee, révisant sa première estimation d'une baisse limitée à 0,2%, soit 50 100 emplois perdus. L'emploi salarié dans la fonction publique a diminué dans le même temps de 0,4 % avec 22 100 emplois en moins, après huit trimestres consécutifs de hausse.
La consommation des ménages en biens s'est pour sa part repliée en janvier, de 0,5% en volume par rapport au mois précédent. Ce repli « s'explique par le net recul des achats de biens fabriqués », en baisse de 2,4% après une hausse de 1,9% en décembre, précise l'Insee. « À l'inverse, la consommation alimentaire rebondit (+1,4 %) et la consommation d'énergie ralentit » mais reste toujours en hausse (+0,2 %).
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(Avec AFP)
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