Zone euro: l’inflation regagne légèrement du terrain en janvier
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Aujourd'hui ce n'est plus tant l'inflation qui inquiète en Europe, mais plutôt la faiblesse de la croissance.
Ralph Orlowski
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Aujourd'hui ce n'est plus tant l'inflation qui inquiète en Europe, mais plutôt la faiblesse de la croissance.
Ralph Orlowski
L'inflation s'est encore légèrement accélérée en janvier dans la zone euro, à 2,5 % sur un an, en hausse pour le quatrième mois consécutif, a annoncé Eurostat ce lundi. En décembre, la hausse des prix à la consommation avait atteint 2,4 %.
L'inflation était tombée en septembre à son niveau le plus bas en trois ans et demi, à 1,7 % en glissement annuel, mais est repassée depuis octobre au-dessus de la cible de 2 % visée par la Banque centrale européenne (BCE).
Cependant, l'inflation sous-jacente - corrigée des prix volatils de l'énergie et de l'alimentation et qui fait référence pour les experts - est stable en janvier à 2,7 % sur un an. Un niveau inchangé depuis septembre, et conforme aux attentes des analystes de Factset.
Dans le détail, la hausse de l'inflation en janvier résulte essentiellement d'une progression de 1,8 % sur un an des tarifs de l'énergie, alors qu'ils avaient progressé de seulement 0,1 % en décembre.
L'inflation sectorielle dans les services s'est légèrement ralentie à 3,9 % (-0,1 point). Même tendance pour les prix alimentaires (y compris alcool et tabac), en hausse de 2,3 %, après 2,6 % en décembre. Tandis que l'augmentation des tarifs des biens industriels est restée stable à 0,5 %.
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Globalement, la hausse des prix dans les 20 pays partageant la monnaie unique s'est très nettement calmée, depuis le record de 10,6 % sur un an atteint en octobre 2022, dans le contexte d'une flambée des tarifs de l'énergie liée à la guerre en Ukraine. La BCE s'attend d'ailleurs à ce que l'inflation revienne durablement à 2 % dès cette année.
Aujourd'hui, ce n'est plus tant l'inflation qui inquiète en Europe, mais plutôt la croissance. Celle-ci a en effet été nulle au dernier trimestre 2024, et les perspectives sont moroses pour 2025, avec une panne de l'Allemagne et de la France, les deux principales économies de l'Union européenne.
Dans ce contexte, la BCE a baissé ses taux d'intérêt jeudi dernier pour la cinquième fois. Et a ouvert la porte à d'autres gestes en ce sens, alors que les menaces de droits de douane contre l'Europe du président américain Donald Trump augmentent les risques pour l'activité économique.
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Le taux de dépôt, qui fait référence, a ainsi été reculé de 0,25 point de pourcentage, à 2,75 %. Les taux ont au total baissé de 1,25 point de pourcentage, depuis leur pic atteint en septembre 2023. Et le repli n'est pas achevé. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a clairement signifié que les responsables de la banque centrale voulaient continuer sur cette voie.
(Avec AFP)
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