L'Insee optimiste sur la croissance malgré un "climat mondial morose"

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Consommation en hausse, exportations dynamiques et investissements soutenus: l'économie française devrait gagner selon l'Insee "un peu de tonus" au premier semestre 2016, permettant au chômage de refluer légèrement, malgré une "conjoncture mondiale morose".
Avec de tels chiffres trimestriels, l'"acquis de croissance" à la mi-2016, autrement dit ce que serait la progression du produit intérieur brut en cas de croissance nulle au deuxième semestre, serait de 1,1%, soit autant que sur l'ensemble de 2015, selon la note de conjoncture de l'Insee.
En glissement annuel, c'est-à-dire projetée sur un an, la croissance serait de 1,5%, indique encore dans sa note de conjoncture l'institut statistique, qui ne donne toutefois pas à ce stade de prévision pour le second semestre 2016.
A l'origine de ce "tonus" retrouvé, selon l'Insee: la bonne tenue des investissements des entreprises, mais aussi et surtout un rebond marqué de la consommation des ménages, portée par un pouvoir d'achat "dynamique".
Au premier semestre 2016, ce dernier augmenterait de façon "vigoureuse" (+0,8%), malgré les hausses de cotisations retraite des salariés et les taxes sur le carburant entrées en vigueur au 1er janvier.
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La consommation rebondirait quant à elle de 0,8% au premier trimestre et de 0,4% au deuxième trimestre, grâce notamment au faible prix du pétrole, à l'origine d'une inflation en berne en ce début d'année (-0,2% en février, -0,1% attendus en juin).
Côté entreprises, les voyants sont également au vert, avec des investissements en hausse, soutenus par de meilleures perspectives de demande et la baisse des coûts d'emprunt, et des taux de marge améliorés.
Ces prévisions tranchent avec les projections plus pessimistes de plusieurs autres institutions, dont la Banque de France, qui a abaissé la semaine dernière sa prévision de croissance pour le premier trimestre à +0,3%.
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Sur l'ensemble de l'année, l'institution monétaire prévoit une croissance d'à peine 1,4%, quand la Commission européenne et le FMI tablent sur 1,3%. Le gouvernement parie toujours pour sa part sur 1,5%.
(Avec AFP)
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