La CGT dénombre 876 cas avérés de coronavirus dans le commerce et la sécurité

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(Crédits : Eric Gaillard)
La fédération Commerce et Services CGT dénombre sur la base des remontées de ses élus dans les entreprises "plusieurs décès, 1.097 cas suspectés et 876 cas avérés" de contamination au Covid-19 dans le commerce et la sécurité, a-t-elle annoncé vendredi.

Selon la FCD (Fédération du commerce et de la distribution), 1,8 million de salariés travaillent dans le commerce alimentaire et non alimentaire. La fédération, qui représente les employeurs du secteur, ne communique pas sur les cas de coronavirus et note simplement "un absentéisme plus élevé dans la région Grand Est qu'ailleurs (dans certains cas plus de 20%)".

"Ces chiffres ne sont que le résultat du recensement par nos élus dans les entreprises donc celles où les instances représentatives du personnel y sont présentes. Ce qui veut dire que, malheureusement, la réalité est bien pire", indique la CGT dans un communiqué.

Amar Lagha, secrétaire général de la CGT Commerce estime que "300 cas au moins des 876 cas avérés viennent du secteur de la sécurité". Il évoque 5 décès, dont 3 dans la sécurité.

La CGT a communiqué depuis le début de l'épidémie sur le décès d'Aïcha Issadouene, déléguée CGT au Carrefour de Saint-Denis et sur celui d'Alain Siekappen Kemayou, chef de la sécurité au centre commercial O'Parinor.

"Mme Pénicaud, lutter contre l'épidémie ce n'est pas ouvrir les commerces 7 jours sur 7 et encore moins exposer les travailleurs jusqu'à 60 heures par semaine", s'insurge le syndicat.

La CGT Commerce réclame la "fermeture des rayons qui ne sont pas de première nécessité, la réduction des amplitudes horaires, la fermeture le dimanche, la généralisation des mesures de protection pour tous les travailleurs et l'abrogation des dernières ordonnances liées à la durée du travail."

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Commentaires
a écrit le 04/04/2020 à 0:51 :
Un chiffre ne vaut que rapporté à sa base. Il y a plus de 200 000 agents de sécurité dans ce pays. Est ce que 300 cas d'infection représentent une anomalie significative pouvant être attribuée au travail, sachant que des dizaines de milliers de vigiles ne sont pas au contact du public.

Je suis toujours étonné de voir proposer une réduction de l'amplitude des horaires d'ouverture, comme si ça pouvait aider à réduire le nombre de client.

Dans la même ligne, Borne se vante d'avoir fait réduire la fréquence des rames de métro parisien, mais maintenant on se marche sur les pieds sur la ligne 13.... Cherchez l'erreur.
a écrit le 03/04/2020 à 17:29 :
En parlant de commerce alimentaire :


Pour motiver et remercier ses salariés en cette période de hausse d'activité compliquée, le patron d'une supérette de Loire-Atlantique a décidé de doubler le salaire de ses six employés. Comme le rapporte Ouest-France, après leur avoir versé une prime de 500 euros chacun, le patron de la supérette "Votre Marché" de la station balnéaire de Pouliguen a décidé de doubler leur salaire à compter de ce mois d’avril. Un coup de pouce plus que bienvenu alors que le petit commerce voit passer jusqu'à 800 personnes quotidiennement.

Un surplus de travail qui s'ajoute à une angoisse de contracter le coronavirus et une obligation de respect de nombreuses règles de protection sanitaire. En effet, les employés doivent désinfecter les paniers, caisses et terminaux de paiement. Autant de nouvelles tâches qui viennent compliquer leur travail au quotidien. Afin de limiter l'affluence, ce patron bienveillant a d'ailleurs imposé un minimum d'achats de 20 euros à ses clients afin que les consommateurs ne viennent pas trop régulièrement dans la journée "pour de petits achats" et considèrent la supérette comme leur sortie.

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