La chute brutale de la productivité plombe toujours l'économie française
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Une ligne de production de la Renault 5 électrique à Douai.
Reuters
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Une ligne de production de la Renault 5 électrique à Douai.
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La France va-t-elle retrouver le chemin de la productivité ? C'est le débat qui agite les économistes. De l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) à l'Insee en passant par Bercy, les experts se déchirent sur les facteurs du décrochage tricolore.
Dans un volumineux rapport de près de 264 pages dévoilé ce lundi, le conseil national de la productivité (CNP) a brossé un tableau particulièrement préoccupant de la productivité tricolore. « Contrairement aux autres pays de la zone euro, la productivité a continué à piquer du nez en France. La France a plongé et est encore loin d'être revenue au niveau de la période pré-covid. Il y a encore un fort manque à gagner en termes de PIB réel par heure travaillée », a pointé la présidente du CNP Natacha Valla. L'écart de productivité par rapport à la période précovid s'est certes réduit de 3 points, mais demeure à un niveau élevé à -5,9 %.
En passant au scalpel les différents facteurs qui ont pu contribuer au décrochage, l'apprentissage figure en premier lieu. Entre fin décembre 2019 et fin décembre 2023, le nombre de contrats d'apprentis a bondi passant de 465 000 à 1 million selon la direction statistique du ministère du Travail. La conséquence de ce boom d'apprentissage est que l'emploi a augmenté plus vite que la croissance économique.
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Or, cette « croissance riche en emplois » a mécaniquement réduit la production de richesse par tête. Avec la réduction des aides à l'apprentissage et le coup de frein de l'activité, le marché de l'emploi a commencé à marquer le pas. Ce qui devrait jouer en faveur d'une hausse de la productivité, prévoient certains économistes comme Eric Heyer.