La Nouvelle-Aquitaine, région la plus attractive pour les cadres

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Selon une enquête de l'Association pour l'emploi des cadres, la Nouvelle Aquitaine (avec sa capitale Bordeaux) est  considérée comme la région française la plus attractive pour les cadres.
Selon une enquête de l'Association pour l'emploi des cadres, la Nouvelle Aquitaine (avec sa capitale Bordeaux) est considérée comme la région française la plus attractive pour les cadres. (Crédits : reuters.com)
La région Nouvelle-Aquitaine enregistre 1,6 fois plus d'arrivées de cadres que de départs. Selon l'Association pour l'emploi des cadres, cette région est donc la plus attractive devant l'Occitanie, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Pays de la Loire.

Pour les cadres, la région la plus attractive en France est... la Nouvelle-Aquitaine*. Et si l'on en croit une nouvelle étude de l'Association pour l'emploi des cadres (Apec) sur la mobilité des cadres, les trois autres régions privilégiées par les cadres se situent également sur les arcs Atlantique et Méditerranée, soit, du nord au sud : les Pays de la Loire, l'Occitanie* et Provence-Alpes-Côte d'Azur.

La Nouvelle-Aquitaine en tête de l'indicateur d'attractivité

L'indicateur d'attractivité se mesure en faisant le rapport entre les cadres arrivés dans une région et les cadres l'ayant quitté. Dans ces conditions, en effet, la Nouvelle-Aquitaine apparaît comme la région la plus attractive pour les cadres en poste: près de 6 % des cadres ayant changé de région sont originaires de la Nouvelle-Aquitaine mais près de 10 % s'y sont nouvellement installés.

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Celle-ci a enregistré 1,6 fois plus d'arrivées que de départs. Provence-Alpes-Côte d'Azur (7,4% des départs et 10,3% des arrivées), Occitanie (7,1% et 10,3%) et Pays de la Loire (5,2% et 7,4%) apparaissent également comme très attractives, avec des arrivées 1,4 fois supérieurs aux départs. En revanche, des territoires qui présentent un déficit d'attractivité sont l'Île-de-France (34,5% des départs et 19,9% des arrivées), les Hauts-de-France (6,8% et 5,8%) et le Grand Est (5,9% et 5,3%).

Un taux de mobilité qui atteint 2% pour l'ensemble des salariés

En 2013, selon l'Apec, 40.000 cadres et 250.000 non-cadres ont changé à la fois de département, de travail et de lieu de résidence. Globalement, le taux de mobilité géographique, c'est-à-dire la part de salariés ayant changé de département s'élève à environ 2%. Cependant, les « jeunes cadres » bougent nettement plus que la moyenne des salariés. Ainsi, dans les tranches de 25 à 29 ans, 4,1% de cadres ont changé de département pour occuper un nouveau poste. C'est notamment la structure des entreprises où ils travaillent qui facilite la mobilité des cadres. Ainsi, près d'un quart des cadres qui ont changé de département ont aussi intégré un nouvel établissement tout en restant dans la même entreprise. Et pour cause, les cadres sont nettement plus nombreux que les non-cadres à travailler dans de grandes entreprises possédant des filiales sur le territoire français.

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L'Île-de-France au cœur des mobilités

Par ailleurs, l'étude montre bien que la région Ile-de-France reste le pivot central en matière de mobilité : plus de la moitié des changements de département sont en lien avec cette région, qu'il s'agisse de changements de département à l'intérieur de celle-ci (21%), de départs de l'Île-de-France vers un département d'une autre région (23%) ou bien d'arrivées en Île-de-France de cadres venus d'un département d'une autre région (13%).

Sur l'ensemble du territoire, la mobilité géographique entre régions n'a concerné qu'environ 1% des cadres en poste, soit 28.000 personnes. Parmi ceux ayant changé à la fois de région, de travail et de résidence, 20% sont allés en Île-de-France, suivie par la région Auvergne-Rhône- Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Occitanie et Nouvelle-Aquitaine.

*La Nouvelle-Aquitaine est la nouvelle appellation de la région résultant de la fusion des anciennes régions : Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes. L'Occitanie, elle, est le fruit du regroupement entre Midi-Pyrénées et Languedoc Roussillon.

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