Lavrilleux, pièce centrale de l'affaire Bygmalion, mis en examen

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Jérôme Lavrilleux a dédouané Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy, qui nient avoir eu connaissance de ce système présumé.
Jérôme Lavrilleux a dédouané Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy, qui nient avoir eu connaissance de ce système présumé. (Crédits : © Vincent Kessler / Reuters)
L'élu, dont l'immunité a été levée le 19 mai par le Parlement européen, est mis en examen pour "recel d'abus de confiance", "complicité d'escroquerie", "complicité de financement illégal de campagne électorale" et "usage de faux". Il est à l'origine des révélations sur l'affaire Bygmalion, qui porte sur un système présumé de fausses factures durant la campagne de Nicolas Sarkozy.

Le député européen Jérôme Lavrilleux, ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, a été mis en examen lundi 15 juin, pour "complicité d'escroquerie" notamment, dans l'affaire Bygmalion, a-t-on appris de source judiciaire.

L'élu, dont l'immunité a été levée le 19 mai par le Parlement européen, est mis en examen pour "recel d'abus de confiance", "complicité d'escroquerie", "complicité de financement illégal de campagne électorale" et "usage de faux". Il a été placé sous contrôle judiciaire.

À l'origine des révélations sur le dossier Bygmalion

L'affaire Bygmalion porte sur un système présumé de fausses factures destiné à masquer des dépassements de dépenses durant la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Jérôme Lavrilleux, ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé quand celui-ci présidait l'ex-UMP, est à l'origine des révélations sur ce dossier.

Il a affirmé que la décision de mettre en place une double comptabilité avait été prise par d'autres responsables de l'UMP -devenue Les Républicains- et la société Bygmalion, et dédouané Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy, qui nient avoir eu connaissance de ce système présumé.

L'enquête des juges, initialement ouverte pour faux, usage de faux, abus de confiance, tentative d'escroquerie et complicité et recel de ces délits, a été étendue fin novembre au délit de financement illégal de campagne électorale.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 16/06/2015 à 15:40 :
voila un coupable tout trouvé et qui ferait bien l'affaire de certains. C'est à ça que servent les fusibles.
a écrit le 16/06/2015 à 11:54 :
Voue connaissez le dicton : La montagne qui accouche...; c'est par un formidable non lieu que cela va finir comme au temps de CHIRAC. La FRANCE n'est pas une vraie démocratie.
a écrit le 16/06/2015 à 9:14 :
En France on n’en parle pas parce D. C-B appartient à la caste du peuple élu dont un nombre très important sont aux manettes du pouvoir !
En Suisse, nous avons les mêmes problèmes et les principaux prédateurs appartiennent au corps enseignant. Il est a noter que très rarement les médias parlent de maîtresse d’école qui abusent des garçons ou des filles. C’est un sujet tabou !
Réponse de le 16/06/2015 à 11:42 :
Quel rapport avec l'article cité ?

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