Le chômage baisse très légèrement (-0,5%)

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Pour rappel, la Dares et Pôle emploi ne publieront désormais le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi que tous les trimestres.
Pour rappel, la Dares et Pôle emploi ne publieront désormais le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi que tous les trimestres. (Crédits : ERIC GAILLARD)
Le recul est minime du côté des demandeurs d'emploi de catégorie A (sans aucune activité). Le ministère du Travail et Pôle emploi ont recensé près de 2.700 inscrits de moins, le mois dernier, qu'à la fin novembre.

Le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité a enregistré un léger repli en décembre en France métropolitaine. Cet indicateur affiche ainsi une deuxième baisse annuelle consécutive, mais de moindre ampleur que celle observée en 2016. C'est ce que révèlent les chiffres publiés mercredi par le ministère du Travail et Pôle emploi, qui diffuseront désormais ces données trimestriellement.

Lire aussi : Pourquoi les chiffres du chômage vont devenir trimestriels

Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (sans aucune activité) a reculé de 0,1% le mois dernier, ce qui représente 2.700 inscrits de moins qu'à la fin novembre. Alors que l'année 2016 a été marquée par la matérialisation de "l'inversion de la courbe du chômage" après une série de huit années de hausse.

Au cours de l'année 2017, le nombre d'inscrits dans cette catégorie n'a diminué que de 0,5%, soit 15.700 personnes de moins, alors que plus de 107.000 personnes étaient sorties des effectifs de la catégorie A en 2016. A fin décembre, le total du nombre d'inscrits dans cette catégorie s'est établi à 3.451.400, au plus bas depuis septembre 2014.

En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d'inscrits à Pôle emploi est resté stable en décembre, avec 900 personnes supplémentaires, à 5.612.300 (5.920.600 en incluant les départements d'Outre-mer, qui ont également connu une stabilité des effectifs sur un mois). Sur un an, à fin décembre, le total des inscrits dans les catégories A, B et C en France métropolitaine progresse de 2,7%.

Une hausse chez les seniors

Au total, le nombre d'inscrits à Pôle emploi tenus de rechercher un emploi, qui relèvent de ces trois catégories, a augmenté de 148.500 en 2017, après avoir diminué de plus de 105.000 en 2016. Au sein de la catégorie A, la faible diminution du mois décembre a concerné les 25-49 ans (-0,4%) et les plus de 50 ans (-0,1%), mais pas les moins de 25 ans (+1,3%). A l'inverse, sur un an, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a baissé chez les jeunes (-3,5%) et chez les 25-49 ans (-0,6%), mais il a progressé chez les seniors (+1,6%).

Autre signe peu encourageant, le nombre de chômeurs inscrits depuis plus d'un an à Pôle emploi, considérés comme des chômeurs de longue durée, est en hausse de 0,4% en décembre, à 2.530.900 et en progression de 5,1% sur un an. Leur proportion dans le nombre total de chômeurs augmente de 0,2 point sur un mois, à 45,1%.

Pour rappel, la Dares et Pôle emploi ne publieront désormais le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi que tous les trimestres, l'évolution en dents de scie de ce chiffre ne reflétant pas, selon ces organismes, les tendances sous-jacentes.

(avec Reuters)

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a écrit le 25/01/2018 à 7:13 :
Des chiffres mauvais, voilà tout. La politique menée par MACRON consistant à diminuer les emplois aidés, retarder le départ en retraite des seniors qui ont plus de 60 ans freinent l'emploi des jeunes et des moins de 50 ans.
Pour cette majorité mieux vaut des chômeurs que des gens aux travails ce qui évitent ou atténue les tensions sur les salaires
Faute de développer la formation des chômeurs sur les besoins des entreprises on ne réussira pas à faire baisser le chômage.
Finalement MACRON bénéficie du retour de la croissance et même avec une croissance de 1.9 il échoue dans ce domaine ce qui assombrie notre horizon, ces décisions n'ont quasiment pas d'effet sur l'emploi.
En discutant avec le dirigeant d'une entreprise de transport bretonne celui ci m'indiquait qu'il manquait plus de 1200 chauffeurs routier en Bretagne, dans le secteur de la confection, pareil, les entreprises qui veulent faire revenir la production en France ne trouve pas la main d'œuvre, elles payent aujourd'hui leur politique de délocalisation et de salaire à bas cout.....question que fait l'état et ses organismes publics pour effectuer la formation de chauffeur routier pour diminuer le chômage et répondre aux besoins des entreprises, que font les organismes syndicaux, les cci pour répondre à l'offre.....Pas de coordination, voilà CE QUI ARRIVE QUAND ON EST SUR JUPITER on ne voit rien plus que le bout de son nombril....
Réponse de le 25/01/2018 à 8:36 :
Macron est là depuis 6 mois et les décisions prises mettront un peu plus de temps pour que l'on en voit les effets positifs ou négatifs. Mais plutôt que réfléchir vaut mieux cracher sa bille.
Les routiers bretons : ceux qui ont craché l'écotaxe voté par sarkozy mais qui s'en sont pris à Hollande. Coût pour l'état 1 milliard et en plus c'est les français qui payent avec l'augmentation de la taxe sur le diesel.
Belles références
a écrit le 25/01/2018 à 3:12 :
2 700 chômeurs en moins sur 6 millions. L'espoir fait vivre. Ou pas.
a écrit le 24/01/2018 à 19:16 :
La chasse aux chômeurs est ouverte, les gens qui sont virés de pôle emploi sont pléthores.

Hélas, baisse du chômage n'est plus synonyme de retour à l'emploi.
a écrit le 24/01/2018 à 18:39 :
Pourquoi s'inquiéter du chômage puisque ce sont les investisseurs qui créé la richesse, et la redistribue gracieusement par ruissellement (l’aumône ?).

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