Le gouvernement débloque cinq millions d'euros pour la protection des élus
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Un élu victime d'agression pourra demander un accompagnement psychologique pour lui ou sa famille.
https://unsplash.com/photos/vNEyBKD6Exg
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Un élu victime d'agression pourra demander un accompagnement psychologique pour lui ou sa famille.
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En 2022, 2.265 plaintes et signalements pour violence verbale ou physique envers des élus ont été recensés, en hausse de 32% par rapport à 2021, selon le ministère de l'Intérieur. Le gouvernement a donc décidé de partir au secours des élus qui subissent ces agressions en débloquant cinq millions d'euros. « Aujourd'hui, lorsqu'un maire attaque en justice, cela peut engendrer des frais et il peut ne pas avoir de protection juridique. C'est pourquoi nous allons rendre celle-ci automatique », a déclaré Dominique Faure, ministre chargée des Collectivités territoriales dans une interview au Monde. Les élus n'auront donc plus besoin de passer par une délibération du conseil municipal comme c'est le cas aujourd'hui.
Les frais d'assurance seront également pris en charge par l'Etat pour toutes les communes de moins de 10.000 habitants, contre 3.500 aujourd'hui. Un élu victime d'agression pourra en outre demander un accompagnement psychologique pour lui ou sa famille.
À
cela viendra s'ajouter un bouton d'appel, sous forme de petit boîtier, dans lequel cinq numéros de téléphone seront enregistrés et que les élus pourront actionner en cas d'agression.Trois millions d'euros serviront enfin à installer des caméras de vidéosurveillance ainsi que des dispositifs « de sécurisation des locaux devant la mairie ou le domicile du maire », après autorisation du procureur de la République, a précisé la ministre. Quant au renforcement des sanctions pénales, qui se traduira par un alignement des peines sur celles prévues en cas de violences contre des agents en uniforme, il fera l'objet d'une loi « à l'automne ». Parmi les autres mesures annoncées, les cas de harcèlement contre un élu seront considérés comme une circonstance aggravante. En cas de classement sans suite, les parquets devront « expliquer clairement et rapidement » pourquoi la plainte n'a pas abouti.
aux édiles une
« loi d'urgence pour écraser tous les délais »et accélérer la reconstruction des villes touchées, érigeant en
« priorité absolue »,l'
« ordre durable »,et ce avec des
« moyens exceptionnels »pour «
maintenir l'effort et la pression». Un soutien qui passe par des aides financières pour la voirie et les équipements publics comme les écoles.
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(Avec AFP)
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