Le nouveau dispositif de chômage partiel pourrait durer jusqu'en 2022

 |  | 316 mots
Lecture 2 min.
(Crédits : Reuters)
Avant le début de nouvelles concertations sur la prise en charge par l'État du chômage partiel pour les entreprises, la ministre du Travail a également assuré que ce délai de "un à deux ans" n'était pas lié à la fin du quinquennat.

Le nouveau dispositif de chômage partiel, qui doit être défini à partir de cette semaine lors de concertations avec les organisations syndicales et patronales, sera en vigueur pendant "un à deux ans", a annoncé ce lundi sur franceinfo Muriel Pénicaud, la ministre du Travail.

"Il a vocation à durer un à deux ans, ça fait partie des curseurs qu'on décidera" lors de la concertation qui doit démarrer ce lundi, a-t-elle ajouté.

Ce délai n'est pas lié à la fin du quinquennat mais "à la crise économique", a-t-elle expliqué.

Lire aussi : Fraude au chômage partiel: «Entre l'erreur et les faux, la réponse sera graduée»

Une semaine de concertations

Le gouvernement a annoncé jeudi plusieurs concertations pour soutenir l'emploi, dont une sur les modalités d'un dispositif d'activité partielle, qui sera mis en place par un accord collectif d'entreprise ou de branche. Il donnerait lieu à une indemnisation en contrepartie du maintien dans l'emploi.

En avril, 8,6 millions de salariés étaient au chômage partiel, a rappelé la ministre, qui n'a pas encore les chiffres de mai.

Depuis le début de la crise en mars, le gouvernement a mis en place un régime exceptionnel de chômage partiel pour éviter les licenciements.

Depuis le 1e juin, la prise en charge par l'État et l'Unédic a baissé de 100% à 85% de l'indemnité versée au salarié, à l'exception des secteurs faisant l'objet de restrictions en raison de la crise sanitaire comme le tourisme ou la restauration.

"Ce dispositif permettra de garder son emploi, à l'entreprise de garder ses compétences", a expliqué la ministre.

Parmi les contreparties pour l'entreprise, le maintien dans l'emploi mais aussi, "s'il y a une baisse de salaire pendant la crise (à l'issue de la crise, NDLR), on fait plus d'intéressement. Ce sera négocié dans l'entreprise".

Lire aussi : Covid-19 : plus de 12 millions de personnes au chômage partiel, les contrôles s'accentuent

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/06/2020 à 16:29 :
Je donne un conseil à la ministre du Travail Muriel Pénicaud qu'elle ferait mieux d'appeler la fonction publique & territoriale y compris les enseignants et le CHU en négociant éventuellement des "accords de performance collective, avec à la clef baisse des salaires et/ou augmentation du temps de travail !!! Car avec des semaines hebdomadaires en moyenne de 32h et leur absentéisme récurent les fonctionnaires sont trop rémunérés !!!
Réponse de le 12/06/2020 à 20:37 :
Moi je lui conseillerais plutôt de baisser les salaires de nos hauts politiciens (président, ministres, membres des assemblés) ils ont tous des notes de frais et des enveloppe et leur salaires servent à rien on leur paye tout... Allons chercher l'argent où y en a... Bien évidement pourquoi pas aussi faire de même pour le privé. Pourquoi un patron qui produit rien car a déchargé ces responsabilités à d'autres gagne tant d'argent?
a écrit le 08/06/2020 à 15:47 :
Et qu'est ce qu'il y a en 2022?Les élections présidentielles,comme par hasard!
a écrit le 08/06/2020 à 15:42 :
Petite rectification. Les charges sociales existent bien en France et il me semble que votre discours est tout empreint d’idéalisme d’un croyant d’une des derniers économies planifiées du monde (avec Cuba et la Corée du nord). En fait, les charges sociales en France ne répondent que faiblement aux attentes et objectifs sociaux que nous pouvons retrouver chez nos voisins européens. La faiblesse des prestations vient essentiellement de la « gestion à la française » caractérisée par des coûts de fonctionnements disproportionnés et des dysfonctionnements structurels bien connus au sein de nos administrations publiques. En fait, les charges sociales françaises sont un véritable business faisant vivre tout un monde hors sol ! Une pléthore de fonctionnaires (et assimilés) vivent sur le dos des cotisants (patronales et salariales) tout en faisant la promotion de notre système social que le monde nous envie ! Enfin, juste pour ne pas nommer toujours l’Allemagne en exemple, mais la petite Suisse (oui, je sais, l’horrible paradis fiscal qui n’a pas de frontière avec Paris) qui charge leurs employeurs et employés d’un taux fiscal global d’environ 15% (pour les deux) et bien entendu, sans CSG et dette sociale ! Bref, ce petit pays qui dispose d’un système de retraite unifié et d’un accès au soins au top (il n’ont pas fait mourir leurs anciens lors du Covid 19 et on même pris des patients français pour soulager l’incurie frontalière). Bref, oui les charges sociales françaises sont bien des charges sans commune mesure avec quelques contreparties !
Bonne journée
Réponse de le 08/06/2020 à 16:36 :
Eh oui les charges sociales sont bien évidemment nécessaires, mais d'abord à un certain niveau de prélèvements, et aussi à condition de voir à qui elles profitent en rapport cotisations/prestations. Je suis contre une redistribution à outrance comme en France où le poids des dépenses publiques représentent 57% du PIB, et encore faudrait-il comme l'Allemagne ne plus être en surendettement chronique à des hauteurs insupportables (120% du PIB). Donc nous continuons à vivre bien au dessus de nos moyens et plus dure sera la chute, surtout pour nos enfa,nts et petits enfants.
a écrit le 08/06/2020 à 11:04 :
Le patronat et tous les patrons doivent remercier madame Muriel Pénicaud, la ministre du Travail. Cette fois-ci il n'y a pas photo et plus de doute. Elle vient bien du monde de l'entreprise.
Réponse de le 08/06/2020 à 13:01 :
C'est pas fini pour les salariés ,car on commence à entendre la petite musique dans les médias du retour de la réforme des retraites.
a écrit le 08/06/2020 à 10:58 :
Et Hop c'est reparti comme entre 2008 et 2012, le fameux traitement social du chômage
Plutôt que d'encourager les entreprises à travailler plus et à investir, en France on garde les mêmes charges fiscales et sociales qui pénalisent à la fois l'entreprise et le salarié au TOP des pays industrialisés, et on croit, naïvement qu'en mettant un frein social il baissera ou n'augemntera pas trop ?
On avait avant le COVID le taux de chômage du double de nos voisins comme l'Allemagne, il en sera de même bientôt (fin 2020) autour de 12%.
Les mêmes remèdes produisant toujours les mêmes désillusions.
Réponse de le 08/06/2020 à 13:29 :
bonjour
une petit rectification les "charges sociales" n'existent pas, cela se nomme des cotisations sociales, elles ont été créées pour faire face à l'insécurité, avant elles il n'était pas rare qu'un paysan vende une de ses deux ou trois vaches pour faire soigner son enfant qui avait l'appendicite par exemple.
l'exemple plus récent est aux usa ou les plus pauvres deviennent cobayes pour l'industrie pharmaceutique pour se faire soigner, mais bien évidemment, peut être ne sont ils que charges pour votre société, ceci à un nom : l'eugénisme social.
Réponse de le 08/06/2020 à 15:51 :
Makhno,vous avez oublié de préciser que les charges sociales n'étaient pas des "charges",mais plutot des revenus "différés",cela sonne beaucoup plus rose.Enfin différés pour certains,pour d'autres,c'est vraiment l'arnaque!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :