Covid-19 : plus de 12 millions de personnes au chômage partiel, les contrôles s'accentuent

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(Crédits : REUTERS/Charles Platiau)
Au 11 mai, un million d'entreprises avaient déposé des demandes d'activité partielle pour 12,4 millions de salariés, soit 300.000 salariés de plus en une semaine, selon la Dares (le service statistiques du ministère du Travail). Une hausse qui marque le pas nettement par rapport aux semaines précédentes.

Le recours au chômage partiel ne cesse de s'amplifier. En France, selon le dernier bilan de la direction statistique du ministère du Travail publié ce mercredi 13 mai, plus de 12,4 millions de salariés sont concernés par ce dispositif. Ces demandes ont été formulées par 1,015 million d'entreprises. La paralysie de l'économie française pendant les huit semaines de confinement a obligé beaucoup de dirigeants à avoir recours à ce type de mécanisme appliqué dans un grand nombre de pays européens.

Avec le début du déconfinement, ces chiffres devraient se stabiliser, voire ralentir dans les prochaine semaines sauf si de nouveaux foyers de contagion apparaissent dans des zones fortement peuplées. Le 11 mai marque le début d'une levée de certaine restrictions. Le système économique va rester malgré tout sous pression pendant des semaines. Les entreprises enregistrent de fortes tensions sur leur trésorerie et les salariés redoutent une montée du chômage au sortir de la crise. Jusqu'à maintenant, le chômage a été relativement contenu mais les prochaines semaines risquent d'être déterminantes. En outre, même si le chômage partiel permet de limiter la casse économique et social, beaucoup de travailleurs précaires comme les indépendants, les employés en contrat à durée déterminée, en intérim risquent de passer entre les mailles des filets de sécurité.

Lire aussi : Le dispositif de prise en charge du chômage partiel n'a pas vocation à durer

Les TPE et PME en première ligne

Les petits établissements sont dans le rouge. D'après les chiffres du ministère du Travail, la plus forte proportion (47%) de demandes de chômage partiel concerne les entreprises de moins de 50 salariés. Viennent ensuite les entreprises ayant entre 50 et 249 salariés. En revanche, les grandes entreprises ayant plus de 1.000 salariés représentent environ 20% des demandes.

Sans surprise, les établissements spécialisés dans le commerce, la construction et l'hébergement-restauration représentent la majeure partie des demandes. La fermeture administrative de l'ensemble des restaurants, bars, brasseries depuis la mi-mars a contraint les employeurs à inscrire la quasi-totalité de leurs salariés sous le régime du chômage partiel.

A l'opposé, l'agriculture, la sylviculture et la pêche, les activités immobilières, les métiers de l'énergie, de l'eau, de la gestion des déchets et de la dépollution ne...

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a écrit le 14/05/2020 à 15:13 :
L'immobilier est paralysé par des délais dits « délai de retrait administratif » qui bloquent arbitrairement les ventes de terrains et les mises en chantiers des constructions ;

Avant de faire des reproches aux entrepreneurs,

il conviendrait que le gouvernement Philippe corrige ses approximations, et les désordres consécutifs aux incohérences des ordonnances successives 2020-427 du 15 avril 2020 et 2020-306 du 25 mars 2020 ,

et de donner des injonctions aux préfectures pour qu'elles se mettent au télétravail pour libérer les dossiers bloqués

les principaux tricheurs "du repos sur leurs canapés payés plein bu sans retenuetavec primes !!! ", sont peut être dans les microcosmes de l'administration des préfectures justement ...
a écrit le 14/05/2020 à 15:04 :
Vu le nombre faramineux de contrôles qu'il va falloir faire, cela permettra d'enrayer un peu le chômage car où va-t-on trouver ces personnes complémentaires? Qui sont les contrôleurs actuels que l'on peut mettre sur ces tâches? Pour quel travail étaient ils payés jusqu'à présent? Les contrôleurs et inspecteurs actuels du Travail n'y suffiront pas. Si aucune embauche est prévue, les contrôles ne seront que parcellaires et ,d'une certaine manière, discriminatoires (Pourquoi moi et pas lui ?)
a écrit le 14/05/2020 à 10:51 :
Qu'est-ce qui est considéré comme une fraude ? J'ai été pendant 2 mois en télétravail et le 11 mai on a refusé de me prolonger. Je ne peux pas revenir en présentiel car l'école de mes enfants ne rouvre pas. C'est plus un abus que fraude mais ce n'est pas bien.
Réponse de le 14/05/2020 à 14:28 :
Si l'école de votre enfant de rouvre pas et vous fournit un justificatif, alors l'employeur peut demander la continuation du chômage partiel et l'administration ne peut pas la refuser. Le problème c'est qu'avec cette avalanche de dispositions annoncées tous les jours par les ministres, les décrets d'applications ne suivent pas toujours avec la même célérité.
a écrit le 14/05/2020 à 9:55 :
plus de 12 millions de personnes au chômage partiel, les contrôles s'accentuent

Manifestement, le gouvernement ne comprends pas la réalité de la situation,

1/ les entreprises ont une chute vertigineuse de leurs carnets de commandes

2/ les banques et la BPI font tourner le manège infernal pour NE PAS accorder les promesses de crédits annoncées par le Ministre de l'économie Bruno Lemaire (enfin sauf dans les cas de copinages ...!)

Dans de telles conditions, le plus urgent serait plutot de contrôler les banquiers et la BPI qui trainent des pieds, marchent à reculons et traitent avec le plus grand mépris les entrepreneurs qui sont "allant" et dynamisme ...

sans quoi ... la France va passer de 300 000 chômeurs partiels à 500 000 voir 1 millions de chômeurs total EN PLUS ... AU SURPLUS .... EN ACCUMULATION EXPONENTIELLE
Réponse de le 14/05/2020 à 14:36 :
les contrôles visent les entreprises pour vérifier qu'elles ne profitent pas du chômage partiel pour faire faire du télétravail déguisé au frais du contribuable.

Vu les circonstances et le volume des heures payées par l'Etat, la question peut se poser.

Les contrôles vont donc porter sur les échanges téléphoniques et internet entre.
Et s'il s'avère que vous passez chaque jour 5 heures en ligne avec votre bureau, que vous contactez des client, des prospects, des fournisseurs.... Votre employeur va se faire taper sur les doigts parceque c'est une fraude évidente.
a écrit le 14/05/2020 à 9:45 :
"Une hausse qui marque le pas nettement par rapport aux semaines"

Une pluie qui mouille donc, vu que c'est le déconfinement, encore une information indispensable dites moi.

Mais enfin l'ensemble reste plutôt pas terrible hein et on voit mal, avec des politiciens incapables de générer des idées autres que de nous saigner et donc encore plus empirer la situation économique, comment ça devrait s'arranger.

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