Le redressement de l'économie française "moins rapide" en fin d'année
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Photo d'illustration
Louafi Larbi
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L'Institut national de la statistique a toutefois confirmé sa prévision d'une contraction du PIB d'environ 9% sur l'ensemble de l'année 2020, prévoyant qu'"à la fin de l'année, l'activité économique resterait toujours en deçà de son niveau d'avant-crise", d'environ -4%.
Sur le quatrième trimestre, le PIB devrait progresser de seulement 1%, "reflétant la divergence entre des secteurs presque revenus à la normale et d'autres restant déprimés", ajoute l'institut dans son point de conjoncture.
Si "le déconfinement a permis le rebond relativement rapide d'une partie de l'activité économique", l'économie française "aborde la rentrée comme un moteur qui serait à la fois bridé et dopé", souligne l'Insee.
Bridé, car le contexte sanitaire continue de pénaliser l'activité de certains secteurs, comme le transport aérien ou l'évènementiel, et dopé par les mesures d'urgence déployées par le gouvernement auxquelles vont s'ajouter les effets du plan de relance.
L'Insee souligne "le risque d'un choc significatif de demande", avec une consommation qui resterait atone du fait d'une confiance des ménages toujours inférieure à son niveau d'avant crise.
Conséquence, le redressement de l'économie sera "moins rapide" d'ici la fin de l'année et le taux de chômage devrait grimper "autour de 9,5%" fin 2020, soit 1,4 point de plus qu'un an plus tôt, après une perte de 715.000 emplois sur le seul premier semestre.
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Le taux de chômage s'établirait "autour de 9,5%" de la population active fin 2020, soit 2,4 points de plus que mi-2020 et 1,4 point de plus qu'un an plus tôt, selon les dernières prévisions de l'Insee publiées mardi.
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Pendant la période de confinement, un grand nombre de personnes sans emploi avaient interrompu leurs recherches, conduisant, malgré la crise, à une baisse "en trompe l'œil" au second trimestre de 0,7 point du taux de chômage au sens du bureau international du travail (BIT), à 7,1%.
Après une baisse de 715.000 emplois au premier semestre, l'emploi salarié "serait quasiment stable au second semestre" ajoute l'institut dans son point de conjoncture.
Cette quasi-stabilité serait le résultat "de deux effets opposés".
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