Législatives : les marchés sont soulagés face à un parlement divisé
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Le CAC 40 reste cependant sous les 7.700 points sur des marchés actions globalement en hausse.
Sarah Meyssonnier
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Le CAC 40 reste cependant sous les 7.700 points sur des marchés actions globalement en hausse.
Sarah Meyssonnier
Après le choc de la dissolution, les marchés accueillent avec soulagement la surprise du second tour des élections législatives. Loin une victoire annoncée de l'extrême-droite, l'élection aboutit finalement à une assemblée divisée où aucun bloc (gauche, centre-droit et extrême droite) ne domine. C'était d'ailleurs le scénario retenu par le consensus la semaine dernière, « le scénario du moins pire », pour reprendre l'expression de John Plassard, conseiller en investissement chez Mirabaud.
Les signes de détente se multiplient. Sur les actions, l'indice CAC 40, après avoir brièvement démarré dans le rouge, s'est ressaisi pour flirter avec les 7.700 points, avant de caler dans l'après midi. Tous les principaux indices européens sont également dans le vert.
La prime de risque de la « marque France » s'est également réduite. L'écart entre le rendement de l'OAT français et du Bund allemand est descendu autour de 63 points de base, contre un pic de 85 points de base la semaine dernière. Même le « spread » (écart de taux) sur le secteur bancaire, très sensible au risque souverain, a rétréci de deux points de base dans la matinée. « Les marchés jouent la montre », résume Saïdé El Hachem, gérante et analyste taux chez Vega Investment Managers (IM).
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Ce « hung parliament » à la française laisse en effet ouverte toutes les options sur le futur gouvernement, à l'exception toutefois d'une coalition des extrêmes. Le principal point d'attention sera bien évidemment la politique fiscale du prochain gouvernement. Le programme de la gauche prévoit des hausses d'impôts alors que le centre droit privilégie toujours la politique de l'offre avec des baisses d'impôts sur les entreprises. En revanche, les scénarios « extrémistes », sources de dérives budgétaires ou de surenchères anti-européennes, sont écartés. Mais la fiscalité, notamment des entreprises, sera le principal point de friction.