C'est la trace qu'aura laissée LFI au Parlement, chère à Jean-Luc Mélenchon : le bruit et la fureur. Certains députés ont ulcéré leurs collègues, macronistes notamment, par leur comportement comme leur propos. Leur attitude pourrait-elle leur coûter cher ? Sanctionné pour avoir brandi un drapeau de la Palestine, le Marseillais Sébastien Delogu a de très sérieuses chances de revenir à l'Assemblée. Sa circonscription est l'une des trois plus favorables à LFI en France. Son parti y est arrivé largement en tête aux européennes, frôlant même les 50 % des voix dans le 15e arrondissement.
C'est bien parti aussi pour Antoine Léaument, le « Monsieur Réseaux sociaux » de La France insoumise, candidat dans la 10e circonscription de l'Essonne, où Manon Aubry est arrivée deuxième avec plus de 20 % des voix. Implanté dans la 3e circonscription de Seine-Saint-Denis, Thomas Portes, qui s'était affiché sur les réseaux sociaux en foulant aux pieds un ballon à l'effigie d'Olivier Dussopt, bénéficie également d'une terre plutôt favorable. La partie ne sera en revanche pas simple pour l'Insoumis Aymeric Caron dans la 18e circonscription de Paris, où Pierre-Yves Bournazel, proche d'Édouard Philippe, député de 2017 à 2022, veut prendre sa revanche, après avoir été battu de 1 269 voix en 2022. Candidate dans la 7e circonscription de Seineet-Marne, Ersilia Soudais, qui avait qualifié les députés Renaissance de « monstres », n'avait été élue qu'avec 51,3 % des voix face au RN. Lors des européennes, la liste Bardella y a obtenu 34,4 %. Élu avec 52 % des voix, Louis Boyard devra faire face dans la circonscription du Val-de-Marne au porte-parole de Renaissance, Loïc Signor.