Si le RN était au pouvoir : les scénarios du chaos

Nicolas Prissette
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Une fresque peinte par Banksy, à Douvres, en Angleterre.
© LTD / Dan Kitwood / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP

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Une fresque peinte par Banksy, à Douvres, en Angleterre.
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Depuis quinze jours le Rassemblement national a reporté ses promesses les plus coûteuses. Mais son programme nationaliste et populiste induit une sortie de la voie républicaine empruntée par le pays depuis la Révolution. Explications.
Sans surprise, Jordan Bardella a érigé l'immigration en sujet prioritaire, indiquant qu'il agira dans ce domaine dès l'été s'il accède à Matignon. Pour réduire au minimum les entrées sur le territoire, restreindre les droits des étrangers et freiner la mixité - le cœur de son projet depuis sa création -, le RN a réitéré ses propositions : suppression de garanties juridiques sur les expulsions, durcissement du regroupement familial, suspension de la régularisation des travailleurs sans papiers par les préfets (circulaire Valls), instauration d'un délit de séjour irrégulier, réforme de l'aide médicale d'État, interdiction d'emplois dits « stratégiques » (sans précision) aux binationaux... Dans le même temps, les dérapages sur les réseaux sociaux de plusieurs dizaines de candidats ou suppléants investis sous l'étiquette RN ont rappelé dans le débat public la nature du parti fondé par Jean-Marie Le Pen.
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Le RN le sait, de nombreuses mesures seront à coup sûr invalidées par le Conseil constitutionnel. Parce qu'elles dérogeraient aux textes fondamentaux et aux traités internationaux, notamment ceux qui protègent les familles (on ne sépare pas un parent de ses enfants) et la dignité humaine (on vient en secours à tout être humain malade ou en danger vital, par exemple). Les sages ont retoqué en avril un projet de LR (identique à celui du RN) visant à interdire le versement des aides sociales aux étrangers vivant en France depuis moins de cinq ans, jugeant que cette condition portait une « atteinte disproportionnée » aux garanties constitutionnelles.
Nicolas Prissette
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