Les cotisations des mutuelles vont s'envoler en 2024
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« les dépenses de santé augmentent plus vite que la richesse produite » depuis des années, souligne Eric Chenut, le président de la Mutualité.
Reuters
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« les dépenses de santé augmentent plus vite que la richesse produite » depuis des années, souligne Eric Chenut, le président de la Mutualité.
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Les Français vont devoir payer davantage pour se soigner. Voilà la conclusion d'une enquête de la Mutualité française parue ce mardi, portant sur 38 mutuelles, qui protègent 18,7 millions de personnes au total. En moyenne, les complémentaires santé à statut mutualiste prévoient une hausse moyenne de 8,1% de leurs cotisations en 2024. La hausse sera de 7,3% en moyenne pour les contrats individuels, et de 9,9% en moyenne pour les contrats collectifs obligatoires (souscrits par les entreprises pour leurs salariés), selon les chiffres de la Mutualité, qui fédère les mutuelles françaises.
nettement plus forte que celles annoncées en 2022 (+3,4%), en 2021 (+2,6%) et en 2020 (+2,4%).
Mais alors, pourquoi une telle hausse? « Les dépenses de santé ont été extrêmement dynamiques en 2023 », explique Eric Chenut, le président de la Mutualité française, avant d'ajouter que « la hausse a été de +6% alors qu'on s'attendait plutôt à +3 ou +4% ».
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tat vient de transférer aux complémentaires santé 500 millions d'euros de dépenses dentaires supplémentaires par an, en baissant à 60% le remboursement de ces dépenses par l'Assurance maladie, contre 70% auparavant. Une décision qui découle de la réforme du 100% Santé. Elle a ainsi renforcé la part des complémentaires dans la prise en charge des dépenses d'optique, dentaire et audiologie. À charge donc pour les mutuelles, assureurs et institutions de prévoyance de compenser ce déremboursement. Au total, les dépenses des complémentaires santé devraient donc augmenter de 1,5 milliard d'euros en 2024, sur une enveloppe globale d'une trentaine de milliards d'euros.
Mais, de façon plus structurelle, « les dépenses de santé augmentent plus vite que la richesse produite » depuis des années, souligne Eric Chenut. Selon le président de la Mutualité, l'une des solutions pour tenter d'éviter des hausses de cotisations trop fortes pourrait être de revoir le panier de soins de référence, le « contrat responsable et solidaire ». Ce contrat « embarque un très haut niveau de définition des couvertures, et du coup aussi un très haut niveau de coûts », dit-il. Il serait peut-être utile de lui « donner une modularité plus grande » pour « permettre aux gens de se couvrir au niveau qui leur est nécessaire ».
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En attendant de trouver une solution, le gouvernement a communiqué sur cette progression importante et s'inquiète depuis plusieurs semaines des hausses de cotisations annoncées par les complémentaires santé pour 2024, et du risque d'impact sur le pouvoir d'achat. Et pour cause, les mutuelles sont la famille la plus importante de complémentaires santé (avec 46% des prestations versées), devant les assureurs (près de 35% du marché) et les institutions de prévoyance (un peu moins de 20%).
, avait-il prévenu sur France 3.
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Car le gouvernement ne peut pas encadrer les tarifs des complémentaires santé et ne peut qu'appeler les consommateurs et les entreprises à faire jouer la concurrence. Selon les chiffres fournis par la Mutualité, néanmoins, la moitié au moins des adhérents des mutuelles restent dans le cadre de + 5 à +7% évoqué par le ministre de la Santé. La moitié des titulaires d'un contrat individuel (souscrit par un particulier) ou collectif (souscrits par une entreprise pour ses salariés) auront une hausse inférieure à 6,9%, a-t-elle fait valoir.(Avec AFP)
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