Les faillites contenues, les PGE devraient coûter moins cher à l'Etat que redouté"
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Les effets de la crise se prolongent de jour en jour. Au moment de la réouverture de l'économie française et du débranchement progressif des aides, un grand nombre d'entreprises vont devoir commencer à rembourser les prêts garantis par l'Etat (PGE) souscrits depuis le début de la crise. Et les sommes sont colossales. Selon une note de l'institut des politiques publiques (IPP) dévoilée ce 9 juin, plus de 130 milliards d'euros ont été accordés en France jusqu'en août 2020 contre 55 milliards d'euros en Italie et 40 milliards d'euros en Allemagne.
Ce dispositif a ainsi permis d'injecter rapidement d'importantes sommes de liquidité dans les comptes des entreprises afin d'éviter une hécatombe. Beaucoup de défaillances ont été évitées en 2020 en raison du déploiement massif des aides. Il reste que le prolongement de la crise et la multiplication des vagues d'épidémie et de confinements ont clairement assombri les capacités des sociétés à rembourser ces sommes. En outre, beaucoup d'économistes et de décideurs redoutent un report des défaillances d'entreprises dites "zombies", qui étaient déjà en difficulté avant la pandémie.
Malgré ce contexte, les économistes de l'IPP jugent que l'hypothèse d'une défaillance après un PGE est minime à court terme. "Avec une moyenne inférieure à 1 % entre mars 2020 et mars 2021, la probabilité de faillite s'est effectivement révélée très faible sur cette période" expliquent-ils.
À lire également
Comment expliquer un si faible niveau de défaillance ? Le premier facteur avancé par les chercheurs est que les PGE ont eu "un effet protecteur" en limitant le risque d'illiquidité des entreprises. En effet, beaucoup d'établissements ont demandé des prêts garantis par la puissance publique pour faire face au trou d'air d'activité provoqué par la mise sous cloche de l'activité et non pour faire face à des problèmes de trésorerie antérieurs à la crise. Pour celles qui étaient dans cette situation, elles ont eu très peu recours aux prêts garantis par l'Etat.