« J'aime l'élevage français. J'aime les éleveurs ». Pour la première venue d'un ministre de l'Economie et des Finances au Sommet de l'Elevage, Bruno Le Maire a voulu faire passer un message de soutien à un monde agricole inquiet. Le Sommet, qui s'est tenu durant quatre jours à Cournon d'Auvergne dans le Puy-de-Dôme, a mis en lumière les problématiques du moment entre dérèglement climatique, difficultés de renouvellement des éleveurs et faible rentabilité des exploitations.
« On attend un message de confiance de la part du gouvernement », nous expliquait en début de semaine Jocelyn Dubost, président du syndicat des Jeunes Agriculteurs d'Auvergne-Rhône-Alpes. « Il faut donner des perspectives aux jeunes ». Marin Lacassagne, 18 ans, fils d'un éleveur de limousines, n'a pas dit autre chose au ministre. Lui qui hésite à reprendre l'exploitation familiale, située dans l'Aveyron, précisant qu'il « ne sait pas si cela vaut le coup vu le contexte de crise. »