Même si les toutes dernières années peuvent donner l'illusion d'un redressement, l'évolution à long terme est inquiétante. C'est ce qui ressort du tout dernier diagnostic de l'élevage, publié par le service Etudes économiques et prospective des Chambres d'agriculture, le 12 septembre dernier. Certes, à court terme, depuis la crise sanitaire liée au Covid et la guerre en Ukraine, la flambée des prix des produits animaux suggère une amélioration de la situation économique de l'élevage français.
Mais dans les faits, cette hausse des prix s'explique par un déséquilibre sur le marché dû à une tendance qui se confirme année après année : la décapitalisation. Les cheptels français bovins, porcins et ovins ne cessent de se réduire. Résultat: la production diminue depuis quatre à cinq ans, amenuisant l'offre de produits animaux, et ce alors
que
« la demande, malgré une petite diminution, se tient plutôt bien », constate Thierry Pouch.