Projet de loi immigration : c'est officiel, députés et sénateurs ont arraché un accord
latribune.fr

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, se félicite de mesures qui « protègent les Français ».
SARAH MEYSSONNIER
latribune.fr

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, se félicite de mesures qui « protègent les Français ».
SARAH MEYSSONNIER
à partir de 19 heures et 21h30.
Une motion de rejet a déjà été annoncée par le patron du PCF Fabien Roussel.La CMP, composée de sept sénateurs et sept députés, avait commencé ses travaux à 17 heures la veille. Elle avait ensuite repris les discussions à 10h30 ce matin, après une nuit chaotique, en raison notamment de désaccords de dernière minute sur la question des prestations sociales. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, se félicite de mesures qui « protègent les Français ».
L'opposition de droite, elle, tente de tirer la couverture à elle. Ce sont Les Républicains qui « imposent » un texte « ferme et courageux », estime Eric Ciotti.
Les députés du Rassemblement national voteront pour le projet de loi immigration « tel qu'il ressort de la commission mixte paritaire », a aussitôt bondi la présidente du RN, Marine Le Pen, saluant « une loi de durcissement des conditions de l'immigration ».
Numériquement les voix du RN pourraient faire pencher la balance, mais politiquement l'équation à résoudre pour la majorité devient extrêmement délicate.
n grand moment de déshonneur
», a fustigé le chef des députés PS, Boris Vallaud.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Le patron du Parti socialiste (PS) Olivier Faure a également fustigé le texte : « L'histoire se rappellera de ceux qui, d'une semaine à l'autre, ont trahi leurs convictions pour appliquer le programme du RN sous ses applaudissements », a-t-il écrit sur X (ex-Twitter).
Elisabeth Borne a rejeté mardi lors d'une séance houleuse à l'Assemblée nationale les accusations de l'opposition de gauche « d'amalgame ».
« Je ne peux pas laisser dire n'importe quoi sur le contenu de notre texte », a lancé la Première ministre au chef de file des députés communistes André Chassaigne.
André Chassaigne venait de prier les parlementaires qui voteront sur ce texte de ne pas « ajouter le déshonneur à la compromission », applaudi par les députés de gauche debout.
« Ce qui est dans le texte, c'est l'interdiction de placer des mineurs en rétention administrative » ou « la régularisation de celles et ceux qui travaillent sans avoir besoin de l'accord de l'employeur » et « la gauche ne l'a pas fait », a-t-elle ajouté. Elisabeth Borne a accusé à l'inverse la gauche d'être face à l'extrême droite « dans la collusion ». « Nous, nous la combattons », a-t-elle assuré.
La gauche « est bien mal placée pour faire des procès en compromission avec l'extrême droite », car elle « fait en permanence des appels du pied au Rassemblement national », a-t-elle insisté, applaudie par les députés Renaissance debout. « On redescend la pression s'il vous plaît », a imploré face au brouhaha la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet.
Il n'est pas certain que l'intégralité des voix Renaissance fassent front commun dans la soirée. Lors d'une réunion de groupe, le député Renaissance Gilles Le Gendre a dit redouter que la majorité ne mette « le doigt, la main puis le bras dans un engrenage qui fait de la doctrine historique du RN l'alpha et l'omega du débat politique ».
À lire également
Plusieurs voix devraient manquer du côté du MoDem. « A titre personnel je ne voterai pas ce texte », a indiqué le député Erwan Balanant. « Je m'interroge sur l'intérêt d'avoir un accord qui ressemble de plus en plus à une compromission et pas à un compromis », a-t-il estimé auprès de l'AFP. Mais moins d'une dizaine de députés MoDem ne voteront pas le texte, selon une de ses collègues. Le groupe centriste Liot, qui ne fait pas partie de la majorité, mais dont le soutien était attendu par l'exécutif, devrait se partager entre votre pour, contre et abstention.
(Avec AFP)
latribune.fr
Guerre au Moyen-Orient : les économies émergentes souffrent mais devraient résister en 2026
🔴 Déficit commercial, sommet européen au Monténégro… L'essentiel de l'actualité ce vendredi 5 juin
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir