Loi immigration : de nombreux économistes vent debout
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les économistes redoutent l'impact de la loi immigration sur l'attractivité de la France auprès des étudiants étrangers.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les économistes redoutent l'impact de la loi immigration sur l'attractivité de la France auprès des étudiants étrangers.
Reuters
Après le vote chaotique de la loi immigration mardi dernier, Emmanuel Macron tente d'éteindre l'incendie. Avant les fêtes de fin d'année, le chef de l'Etat veut essayer de faire redescendre la colère et la stupéfaction avant la traditionnelle cérémonie des vœux de nouvelle année.
Cherchant à esquiver toute crise politique après la démission fracassante du ministre de la Santé Aurélien Rousseau, le chef de l'Etat va devoir trouver une issue à cette situation politique particulièrement instable. Pour tenter d'apaiser les tensions, l'Elysée a envoyé rapidement le texte au Conseil constitutionnel. Les sages de la rue Montpensier ont environ un mois pour rendre leur décision.
Malgré ces tentatives d'accalmie, le gouvernement doit faire face à une vague de critiques et de contestations toujours plus vives. Après les syndicats, le patronat, les associations, les ONG, les universités et les collectivités, c'est au tour d'une partie des économistes de mener la fronde sur la question particulièrement brûlante des étudiants étrangers.
À lire également
Parmi les mesures controversées du texte de loi figure la mise en œuvre d'une caution étudiante. La droite a obtenu l'instauration, sauf dans certains cas particuliers, de cette caution à déposer par les étrangers demandant un titre de séjour « étudiant », visant à couvrir le coût d'éventuels « frais d'éloignement ». Une partie de la majorité relative avait pourtant combattu cette mesure constituant à leurs yeux « une rupture d'égalité » entre étudiants et risquant de fragiliser les étudiants internationaux.