Macron face aux ambassadeurs pour dévoiler ses priorités de politique étrangère
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La 30ᵉ conférence des ambassadeurs est l'occasion pour Emmanuel Macron de dévoiler ses priorités en matière de diplomatie dès ce lundi matin.
Kacper Pempel
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La 30ᵉ conférence des ambassadeurs est l'occasion pour Emmanuel Macron de dévoiler ses priorités en matière de diplomatie dès ce lundi matin.
Kacper Pempel
Emmanuel Macron face aux ambassadeurs. Cette rencontre annuelle est l'occasion pour le président de la République de dévoiler ses priorités en matière de diplomatie ce lundi matin. Alors que les forces ukrainiennes peinent depuis plusieurs mois face à l'armée russe, le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, est l'invité d'honneur de cette 30ᵉ conférence des ambassadeurs.
« L'Europe ne peut plus déléguer à d'autres puissances sa sécurité et sa défense », a-t-il ajouté, soulignant l'importance pour la France de « continuer à investir dans son réarmement militaire, afin de garantir notre souveraineté, la protection de nos intérêts et la sécurité de nos compatriotes ».
Avant l'investiture de Donald Trump à la présidence des États-Unis, prévue le 20 janvier, les Européens insistent sur la nécessité de maintenir l'aide à Kiev, craignant que le retour de l'Américain au pouvoir ne remette en question la contribution du principal soutien à l'Ukraine.
Dans son discours à l'Élysée, le président devrait également aborder la situation au Proche et Moyen-Orient. Depuis l'attaque sans précédent du Hamas sur le territoire israélien le 7 octobre 2023, Israël poursuit son offensive militaire dans la bande de Gaza, plongée dans une crise humanitaire majeure, avec la mort de dizaines de milliers de civils. Le conflit s'est également étendu au Liban, impliquant le Hezbollah, allié du Hamas, bien qu'un fragile cessez-le-feu ait été conclu fin novembre.
Emmanuel Macron devrait aussi évoquer la Syrie, où le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, s'est rendu le 3 janvier pour rencontrer Ahmad al-Chareh, qui a pris la tête du pays le 8 décembre, après la fuite de l'ex-président Bachar al-Assad. Le ministre, accompagné de son homologue allemande, a plaidé pour une transition « pacifique » et « inclusive » et proposé l'expertise de l'Union européenne pour soutenir l'élaboration d'une nouvelle Constitution. Paris a d'ailleurs suggéré l'organisation d'une conférence internationale fin janvier, « associant la Syrie et ses partenaires », pour accompagner la transition politique « dans la bonne direction ».
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De son côté, le ministre des Affaires étrangères tiendra une conférence de presse ce lundi avec son homologue polonais, qui exposera les priorités de la présidence de l'Union européenne pour les six prochains mois. Mardi, il présentera au corps diplomatique la « feuille de route » 2025, selon son ministère.
Ce rendez-vous incontournable de la diplomatie française, habituellement organisé fin août ou début septembre, n'a pas eu lieu en 2024 en raison des Jeux olympiques, alimentant interrogations et frustrations au sein du ministère. En 2022, une réforme supprimant les deux corps historiques de la diplomatie française - les conseillers des affaires étrangères et les ministres plénipotentiaires -, avait déjà suscité un tollé, conduisant à une grève rare au Quai d'Orsay. Les diplomates craignaient alors une perte de compétences et de prestige pour le troisième réseau diplomatique mondial, après ceux des États-Unis et de la Chine.
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Malgré les promesses d'Emmanuel Macron de « réarmer » la diplomatie avec des moyens renforcés, le projet de budget 2025 prévoit une baisse de 4,3 % des crédits alloués à l'action extérieure de l'État, pour atteindre 3,3 milliards d'euros. L'aide au développement, également gérée par le Quai d'Orsay, subit une diminution drastique de 23 %, tombant à 2,4 milliards d'euros.
(Avec AFP)
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