En déplacement à Grigny (Essonne) pour le Comité interministériel de la Ville le vendredi 29 janvier, le Premier ministre a annoncé le déblocage d'une enveloppe de 2,3 milliards pour les quartiers politique de la ville (QPV). Parmi les mesures-phares : 6 millions d'euros « supplémentaires » pour le recrutement à l'été 2021 de « 300 médiateurs et 300 éducateurs spécialisés », ou encore le déploiement de quelque 500 conseillers Pôle emploi dans des agences situés dans ces QPV.
Jean Castex y a en outre confirmé le fléchage d'un milliard d'euros - 1% du plan de relance - vers ces quartiers de même qu'il y a annoncé une enveloppe supplémentaire de 2 milliards d'euros pour l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU). "On demande un contact tous les mois avec le cabinet du Premier ministre pour s'assurer de la mise en œuvre" de ces crédits, a réagi le maire (PCF) de Grigny, Philippe Rio, cité par l'AFP.
La TRIBUNE - Avec le Premier ministre Jean Castex, vous vous êtes rendue à Grigny (Essonne) vendredi 29 janvier pour le Comité interministériel de la Ville. Outre le milliard d'euros demandé par les maires, inclus dans le plan de relance, 2,3 milliards d'euros vont être débloqués pour les quartiers prioritaires, auxquels s'ajoutent 2 milliards d'euros supplémentaires pour la rénovation urbaine. Dans quel but ?
NADIA HAI - Ces annonces extrêmement fortes étaient attendues de la part des élus, des associations, des conseils citoyens et bien sûr des habitants des quartiers. C'est un plan ambitieux auquel s'ajoutent des mesures et un changement radical de méthode.
Le Comité interministériel des villes accorde notamment beaucoup d'importance au renouvellement urbain. C'est le cadre de vie des habitants et l'environnement dans lequel ils vivent. 2 milliards d'euros supplémentaires permettent de porter à 12 milliards d'euros le nouveau programme de renouvellement urbain, porté par l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU).