Nouvel an... Nouveau confinement ?
Paul Ricard, avec les bureaux de l'AFP

Photo d'illustration
BENOIT TESSIER
Paul Ricard, avec les bureaux de l'AFP

Photo d'illustration
BENOIT TESSIER
Et de trois?... On ne sait pas encore si de nouvelles mesures y seront décidées, mais des élus locaux ont déjà leur idée.
Un peu plus tôt, le maire (PS) de Nancy, Mathieu Klein, avait déjà jugé qu'un reconfinement local était "inéluctable".
Il réclame en revanche que la vaccination démarre "tout de suite" dans son département, et compte demander au préfet d'avancer le couvre-feu à 18h ou 19h dans certains quartiers.
Sur les sept derniers jours, on a détecté en moyenne 12.000 nouveaux cas quotidiens de contamination en France, un plateau relativement stable depuis quelques semaines, loin de l'objectif des 5.000 fixé par le gouvernement. La moitié Est du pays est particulièrement touchée. Et les professionnels de santé redoutent que cela n'empire à cause des brassages des vacances de Noël.
Si le couvre-feu avait été exceptionnellement levé pour le 24 décembre, il sera en vigueur pour le réveillon du Nouvel An jeudi, et les autorités sanitaires en appellent à la responsabilité des Français pour limiter leurs contacts. Mais si la situation épidémique "devait s'aggraver", un troisième confinement ne serait pas exclu, a prévenu Olivier Véran.
La France a déjà été confinée de façon radicale de mars à mai, puis selon des modalités plus légères du 30 octobre au 14 décembre, le confinement étant depuis remplacé par un couvre-feu nocturne.
Ces derniers jours, d'autres pays se sont résolus à un nouveau confinement, comme l'Autriche ou Israël. De quoi inquiéter des acteurs économiques déjà mis à genoux par les précédentes mesures.
La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) a d'ailleurs appelé dimanche à "ne pas banaliser le confinement", qui "doit être la dernière extrémité pour mettre fin à une situation incontrôlable, et non une simple hypothèse parmi d'autres".
D'autant que certains secteurs sont déjà confinés de fait: dans le meilleur des cas, les lieux culturels ne rouvriront pas avant le 7 janvier et les bars et restaurants avant le 20.
Pour elle, la clé est une stratégie de tests à la fois plus massifs et mieux ciblés, pour repérer les cas positifs: "On isole les gens qui sont contagieux au lieu de confiner tout le monde, c'est quand même beaucoup plus intelligent".
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Dans ce tableau globalement sombre, le début de la vaccination en France et en Europe dimanche a apporté une touche d'espoir. Les autorités espèrent qu'elle mettra fin à l'épidémie courant 2021. Après le coup d'envoi à Sevran (banlieue parisienne) puis Dijon, la campagne s'est poursuivie lundi dans des structures pour personnes âgées près de Tours, à Lille ou à Lyon.
Dans la première phase de la campagne, seuls ces établissements pour seniors sont concernés.
À lire également
Le gouvernement s'est fixé, d'ici à la fin février, l'objectif d'un million de vaccinés parmi les plus âgés et les plus vulnérables, particuliers et soignants, dans les 7.000 Ehpad et établissements assimilés.
Au total, l'épidémie a fait 63.109 morts depuis qu'elle a démarré, selon Santé publique France, qui a comptabilisé lundi 364 décès supplémentaires.
Paul Ricard, avec les bureaux de l'AFP
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?