Trois millions de postes. C'est le nombre de « projets de recrutement » attendus en 2023 selon l'enquête de Pôle emploi sur les « besoins en main-d'œuvre ». Or, dans l'immédiat, plus de 364.000 emplois n'étaient toujours pas pourvus au quatrième trimestre 2022, selon les dernières statistiques de la Dares, dévoilées en mars. Un chiffre global, certes, en légère baisse (-2%) par rapport au trimestre précédent.
Mais le taux d'emplois vacants reste en France à un niveau élevé, à 2,4% au quatrième trimestre 2022 (contre 2,3% au T4 2021 et 1,3% à la même période en 2020).
Dans le détail, les secteurs du tertiaire non-marchand et de la construction possèdent les taux les plus élevés, avec respectivement 3,4% et 2,73%, souligne l'organisme rattaché au ministère du Travail dans sa dernière publication. Surtout, aucun secteur n'est épargné par les difficultés de recrutement, y compris les métiers jugés « essentiels » durant la crise sanitaire (grande distribution, logistique, agroalimentaire, hôtellerie-restauration, retail...).
Dans ce contexte, il devient impératif pour les recruteurs de se retrousser les manches. D'autant plus que le taux de chômage est bas (7% en France métropolitaine au quatrième trimestre 2022, selon l'Insee), accentuant la « guerre des talents », y compris sur des postes a priori moins qualifiés.