Plein-emploi : la promesse d'Emmanuel Macron en suspens

Fanny Guinochet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters

Fanny Guinochet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
C'est toujours un moment que les gouvernements attendent avec un peu d'inquiétude : la publication des chiffres du chômage au sens du BIT, donnée publiée par l'Insee qui permet des comparaisons internationales, et qui prend en compte via des déclarations la population en recherche d'emploi.
Ce mardi, l'institut national de la statistique publique délivrera ses données pour le quatrième trimestre 2024 et donc pour l'année dernière. Alors que du côté de France Travail, les nouvelles n'ont pas été bonnes avec 100 000 nouveaux inscrits de plus l'an dernier, en sera-t-il de même du côté de l'Insee ? Au troisième trimestre, l'Insee affichait un taux de chômage à 7,4 % de la population active.
La plupart des indicateurs économiques ne sont pas encourageants : le niveau des défaillances d'entreprise atteint des records, le moral des chefs d'entreprise est en berne, la croissance s'essouffle, les plans sociaux (dans l'industrie notamment ou le commerce) font leur grand retour. Selon les syndicats, la crainte de perdre son emploi revient en force chez les salariés, alors qu'elle avait plutôt tendance à avoir disparu.
Face à ces éléments, les prévisions des experts vont toutes dans le même sens : une remontée attendue du chômage cette année. Ainsi, l'OFCE table sur un taux à 8% de la population active à la fin 2025, idem du côté de la Banque de France.
Reste que la France a aussi des atouts. Du côté des moins de 25 ans, le soutien aux politiques d'alternance a permis l'insertion de nombreux jeunes ces dernières années, qui jusqu'alors avaient du mal à entrer sur le marché du travail.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

À lire également
Du côté des seniors, la situation ne s'est pas dégradée ces derniers mois. Au contraire, la mise en place progressive de la réforme 2023, ainsi que l'accord sur l'emploi des seniors signé par les partenaires sociaux en fin d'année est en passe de créer une prise de conscience. « Les chefs d'entreprise sont peut-être moins tentés que par le passé à faire des charrettes avec des plus de 55 ans », veut croire un membre du Medef.
Fanny Guinochet
Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques
JO 2030 : « Nous allons continuer à bâtir et à investir », promet Éric Ciotti
Cadmium : diminuer la teneur des engrais n'aura d'effet sur les récoltes « qu’après plusieurs décennies »
Guerre au Moyen-Orient : les économies émergentes souffrent mais devraient résister en 2026