Pouvoir d'achat en berne, inflation au plus haut : la Banque de France révise à la baisse la croissance pour 2022
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La consommation a marqué le pas au cours du premier trimestre.
Reuters
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La consommation a marqué le pas au cours du premier trimestre.
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L'onde de choc de la guerre en Ukraine continue de faire trembler l'économie française. Quatre mois jour pour jour après l'éclatement du conflit aux portes de l'Europe, la perspective d'un coup de frein brutal de l'activité se confirme pour cette année. La croissance du produit intérieur brut (PIB) augmenterait de 2,3% selon les dernières prévisions de la Banque de France dévoilées ce mardi 21 juin contre 2,7% en mars dernier dans leur scénario central. Il s'agit d'une révision à la baisse importante en seulement quelques semaines. Surtout, ces chiffres reposent en grande partie sur l'acquis de croissance de 2021 relativement élevé avec un PIB à 6,8% après le plongeon abyssal de 2020. Le recul du PIB au premier trimestre 2022 et la croissance décevante au second trimestre (0,25%) témoignent des fortes secousses enregistrées par l'économie tricolore.
Même si les conjoncturistes ont écarté le scénario noir d'une récession en 2022, ils évoquent cette possibilité pour 2023 avec un recul du PIB à 1,3% si les conséquences économiques et sociales de la guerre en Ukraine se poursuivent. "Pour 2022, la prévision médiane est désormais à +2,5%, ce qui est consistant avec une hausse du PIB réel de +0,25% par trimestre jusqu'à la fin de l'année. Pour 2023, la prévision médiane est +1,6%, ce qui suppose un affermissement du rythme trimestriel vers +0,5% t/t. Le risque de récession existe mais il n'est pas à ce jour inscrit en scénario central ", a expliqué l'économiste d'Oddo-BHF Bruno Cavalier dans une note ce mardi.
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Après la claque des élections législatives dimanche dernier, le gouvernement doit affronter une zone de fortes turbulences économiques particulièrement délicate. Le paquet pouvoir d'achat, annoncé par le gouvernement et plusieurs fois reporté, pourrait faire les frais de la majorité relative obtenue par la macronie à l'Assemblée nationale. Cette enveloppe qui doit être intégrée à un nouveau budget rectificatif pourrait ne pas suffire à compenser les pertes de revenus encaissées par les ménages et les entreprises. Déjà dans de nombreux secteurs, la grogne s'amplifie alors que l'inflation continue de peser lourd sur le porte monnaie des Français.