La Banque de France écarte le scénario inquiétant d'une récession au second trimestre
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Dans la restauration, les tensions de recrutement sont toujours au plus haut.
Reuters
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Dans la restauration, les tensions de recrutement sont toujours au plus haut.
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L'économie française peine à sortir de sa torpeur. Après avoir reculé au premier trimestre, la croissance du produit intérieur brut (PIB) pourrait légèrement se redresser entre avril et juin. La Banque de France table désormais sur une légère hausse de l'activité de 0,25 point au cours du second trimestre selon sa dernière projection dévoilée ce mardi 14 juin. "Au mois de mai, il y a une amélioration dans la plupart des secteurs. Après le repli du premier trimestre, l'activité ferait preuve de résilience. Il n'y aurait pas de récession", a déclaré le directeur des études à la banque centrale, Olivier Garnier, lors d'un point presse. Pour rappel, une récession sur le plan technique correspond à deux trimestres consécutifs de recul de la croissance. Dans son point de conjoncture de mai, la Banque de France tablait sur une croissance du PIB de 0,2%. Il s'agit donc d'une révision à la hausse très marginale.
De son côté, l'Insee a dégradé ses chiffres de croissance pour 2021 à 6,8% contre 7% précédemment. Enfin, les économistes de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) ont assombri leur scénario de croissance pour 2022 à 2,4% contre 2,7% auparavant. À quelques jours du second tour des législatives, ces prévisions décevantes pourraient compliquer la tâche du gouvernement chargé de préparer un budget rectificatif pour 2022 et le projet de loi de finances 2023 pour la rentrée. En conseil des ministres, l'exécutif a annoncé que le paquet pouvoir d'achat serait finalement présenté le 6 juillet après avoir été déjà reporté.
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Cette modeste hausse de l'activité est très loin d'être homogène. Le secteur tertiaire devrait largement dépasser le niveau d'activité du dernier trimestre 2021 au mois de mai (+0,4 point). Compte tenu du poids des services dans l'économie tricolore (79%), les services marchands devraient tirer la croissance vers le haut au cours du deuxième trimestre après un début d'année chahuté par le variant Omicron et les conséquences de la guerre en Ukraine.