Guerre en Ukraine: la Banque de France révise à la baisse la croissance française
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Dans l'industrie automobile, les difficultés s'accumulent.
Reuters
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Dans l'industrie automobile, les difficultés s'accumulent.
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"Notre croissance, aujourd'hui au plus haut, sera immanquablement affectée par le renchérissement du prix du pétrole, du gaz, des matières premières et cela aura des conséquences sur notre pouvoir d'achat demain. Le prix du plein d'essence, le montant de la facture de chauffage, le coût de certains produits, risquent de s'alourdir encore", avait averti le président de la République Emmanuel Macron le 2 mars dernier lors d'une allocution télévisée.
Plus d'un mois après le début du conflit, les indicateurs passent au rouge les uns après les autres. Après deux longues années de pandémie, les entreprises françaises souffrent de nouveau. Dans leur dernière note de conjoncture dévoilée ce mardi 12 mars, les économistes de la Banque de France ont révisé à la baisse leurs prévisions de croissance du PIB pour le premier trimestre, passant de 0,5% à 0,25% (-0,25 point).
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De leur côté, les économiste d'Allianz ont également dégradé leurs projections de croissance mais cette fois-ci pour 2022 de 1 point, passant de 4% à 3% dans leur scénario central. En cas d'aggravation de la guerre, l'économie tricolore pourrait tomber en récession à -2,3%. "Nous avons dû réviser à la baisse nos prévisions assez fortement. La plupart des révisions viennent des pays les plus exposés au conflit. L'inflation mondiale a été révisée à la hausse", a prévenu la directrice de la recherche macroéconomique, Ana Boata, du groupe spécialisé dans l'assurance Allianz lors d'un point presse ce mardi 12 avril. Pour le mois d'avril, la Banque de France table sur des perspectives globalement favorables mais "elles sont entourées de fortes incertitudes". En effet, une partie de l'évolution de l'activité va dépendre du conflit en Ukraine et des difficultés d'approvisionnement amplifiés par les confinements en Chine.