• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieFrance

Prélèvement à la source : "Cette réforme peut alimenter les populismes"

Photo de Grégoire Normand

Grégoire Normand

Publié le 01 septembre 2018 à 05:45 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 00:36

Vincent Touzé, OFCE, économiste,

Vincent Touzé, OFCE, économiste,

DR

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Mondial 2026 : Dix buts et une défaite pour finir

  • 6

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
[Entretien] L'entrée en vigueur du prélèvement à la source le 1er janvier prochain est loin d'être certaine. Emmanuel Macron a annoncé jeudi qu'il attendait "des réponses précises" avant de décider, après des mois de préparation du pays à cette réforme. Pour l'économiste de l'OFCE Vincent Touzé, le prélèvement à la source, qui est un processus irréversible, représente un véritable risque politique. De plus, le consentement à payer l'impôt sur le revenu risque de se dégrader.

Les débats sur la mise en place du prélèvement à la source sèment la zizanie dans les rangs de la majorité. Au micro de RMC ce vendredi matin, la porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée nationale, Aurore Bergé, a indiqué que le gouvernement "se laisse 15 jours" pour "lever les doutes" autour du prélèvement à la source et décider de la date de sa mise en oeuvre : "Oui nous souhaitons mettre en oeuvre le prélèvement à la source", (mais) "si c'est mis en oeuvre et qu'au final ce n'est pas dans les bonnes conditions pour les Français, ce sera un échec. Il faut que ce soit une réussite, et donc c'est ça qu'a demandé le président de la République: on se laisse 15 jours pour lever les doutes", a-t-elle déclaré.

L'économiste de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) Vincent Touzé, co-auteur avec Gilles Le Garrec d'une récente note sur le prélèvement à la source, revient pour La Tribune sur les possibles risques d'un tel dispositif fiscal.

 LA TRIBUNE- Pourquoi le président de la République exprime-t-il autant d'hésitations ?

 VINCENT TOUZE- Le président doit faire un arbitrage sur ce que les Français ont à gagner et sur ce qu'ils ont à perdre. L'objectif premier du prélèvement à la source est de faciliter le paiement de l'IR et de le rendre contemporain du revenu imposable. Il y a un objectif de simplification. Il peut aussi y avoir une dimension sociale pour les gens qui subissent une baisse de leurs revenus. Avec le système actuel, ils peuvent être amenés à continuer de payer un impôt plus élevé, alors que leur revenu courant a diminué.

Existe-il un risque politique ?

Avec les futures élections européennes en 2019, le risque est que le débat soit alimenté par des sujets très techniques qui ne sont pas majeurs pour la France. Je pense qu'il existe un risque politique à l'échelle de la France, mais pas seulement pour le gouvernement. Les parlementaires vont passer leur temps à régler des problèmes mineurs qui sont devenus majeurs. Cette réforme peut alimenter les populismes et aboutir à une crise politique en raison du possible mécontentement chez les salariés, les chefs d'entreprise et l'administration fiscale. Toute cette énergie pourrait plutôt être consacrée à la lutte contre la fraude fiscale ou à d'autres sujets de première importance comme la réforme des retraites ou l'avenir de l'Europe.

Le prélèvement à la source va-t-il avoir un impact sur les finances publiques ?

Si l'Etat est capable de prélever à la source l'impôt sur le revenu, cela peut avoir un impact positif sur les finances publiques. En période de croissance des revenus, si l'impôt est prélevé plus tôt, le montant sera plus élevé que s'il est prélevé avec un décalage. Pour l'Etat, c'est une opération intéressante. L'objectif principal du prélèvement à la source n'est pas d'améliorer les finances publiques.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Est-ce que le prélèvement à la source va vraiment permettre de simplifier la collecte des impôts ?

Actuellement, il y a un grand débat sur les aspects techniques. On voit que c'est compliqué. Le prélèvement à la source ne sera pas libératoire. Sur l'impôt sur le revenu, les crédits d'impôt tendent à complexifier le processus. Pour les crédits d'impôt, il n'y aura pas de remboursement à la source. Ces crédits seront reversés avec un an de décalage. Aujourd'hui, les contribuables paient un impôt net des crédits. On paie tout avec un an de décalage et le remboursement se fait également avec un an de décalage. Il y a une synchronisation entre le moment où on paie l'impôt et les déductions qu'on fait sur l'impôt sur le revenu. Pour un contribuable mensualisé, avec le système actuel, les crédits d'impôt sont aussi mensualisés.

Et pour les entreprises, quelles pourraient être les conséquences ?

Certains chefs d'entreprise et représentants du patronat expriment des inquiétudes. Au niveau de la simplification sur la fiche de paie, les grandes entreprises ont des services importants pour s'occuper de tous ces aspects. Pour les petites et moyennes entreprises, c'est tout de même plus compliqué. Et pour les particuliers qui emploient des travailleurs à domicile, on sait que ce n'est pas opérationnel. Un bug fiscal pourrait apparaître. Bien que l'administration fiscale ait fait des efforts importants, des situations particulières n'ont peut-être pas été envisagées.

Sur l'aspect social, il y a quand même une année blanche puisque, fin 2016, lorsqu'on a voté le projet de loi de finances, un crédit d'impôt qui s'appelle le CIMR (Crédit d'impôt modernisation recouvrement) de 75 milliards a été inscrit. Ce qui permettra à l'administration fiscale de signifier aux contribuables en 2019 qu'ils n'ont pas à payer leur impôt brut sur leur revenu 2018, mais qu'ils bénéficieront bien d'un remboursement de leurs crédits d'impôt 2018. Cela ouvre la porte de l'optimisation fiscale même si des verrous ont été mis en place, sans compter que le gain de l'année blanche a un aspect inégalitaire.

Il y a d'autres moyens que le prélèvement à la source pour les contribuables subissant des problèmes de trésorerie : par exemple, des délais de paiement supplémentaires pour s'acquitter de l'IR. Il existe aujourd'hui des facilités de paiement qui pourraient être encore assouplies avec une déclaration et une justification plus tard. On peut donc simplifier l'accès à un impôt qui s'adapte à la situation des personnes sans remettre en question tous l'édifice du système.

Au final, le consentement à payer l'impôt sur le revenu risque de se dégrader. Les effets psychologiques pourraient être importants. Tous les salariés n'ont pas forcément envie que ces prélèvements apparaissent sur leur fiche de paie. De même, pour les locataires qui ne souhaitent pas forcément que les propriétaires aient accès à leur montant d'IR lorsqu'ils doivent leur remettre des bulletins de paie.

Quelles sont les autres difficultés qui peuvent se présenter ?

Le prélèvement à la source est un processus irréversible. On ne pourra jamais revenir en arrière, à cause de l'année blanche. Si, par exemple, le gouvernement décide de mettre fin à ce dispositif en 2020, il devra faire face à une année sans recettes fiscales issues de l'impôt sur le revenu brut la même année. Ce qui représente environ 75 milliards d'euros. Peu de personnes ont conscience que c'est irréversible.

Pour les gens qui mensualisent leur crédit d'impôt, le crédit d'impôt ne sera plus mensualisé. Par exemple, chez les personnes âgées qui utilisent des crédits d'impôt pour les aides à domicile, les difficultés de gestion de trésorerie pourraient donc s'accroître.

Pourquoi la France est l'un des derniers pays européens à appliquer le prélèvement à la source ?

La France est un des pays européens où le taux de prélèvement obligatoire est le plus élevé. En termes de taux de prélèvement à la source, la France resterait quand même un pays avec un taux record. De plus, pour les pays qui pratiquent le prélèvement à la source de l'IR, souvent leur système de prélèvement est moins progressif (et donc moins redistributif) et, en plus, ces pays ne peuvent plus changer leur système de prélèvement à la source car c'est irréversible.

Quelle est la genèse de cette réforme ?

À lire également

  • Prélèvement à la source: les 10 points clés de la réforme fiscale
  • Prélèvement à la source : Darmanin reporte d'un an sa mise en oeuvre pour les ménages employeurs et les salariés à domicile
  • Quelques exemples pour comprendre ce qui va changer avec le prélèvement à la source
  • Prélèvement à la source : comment paierez-vous votre impôt sur le revenu en 2019 ?
  • Prélèvement à la source : mode d'emploi
  • Prélèvement à la source : le Medef demande un moratoire d'un an
  • Prélèvement à la source : les chefs d'entreprise appréhendent la charge de travail

François Hollande avait décidé de lancer cette réforme en reprenant les propositions des économistes Thomas Piketty, Camille Landais, et Emmanuel Saez dans leur ouvrage intitulé Pour une Révolution fiscale, sorti en 2011. Les auteurs de cet ouvrage recommandaient de supprimer les quotients conjugual et familial dans le calcul de l'IR, ce qui rend en théorie plus facile un prélèvement à la source libératoire. Dans son projet de modification du mode de prélèvement, le président Hollande a souhaité conserver le caractère familial de l'IR. On observe aujourd'hui que la complexité n'est pas spécifiquement liée à la structure familiale.

Grégoire Normand

Sur le même sujet

82 Rue de Tolbiac, Paris : Tolbiac- Opération de surélévation en milieu occupé d’un foyer de travailleurs migrants. Réhabilitation de 184 chambres et création de 70 logements supplémentaires + une maison relais. Ajout de 2 niveaux sur le bâtiment R+5...

Crise du logement : le Conseil de Paris vote le doublement de la taxe sur les logements vacants

En doublant la taxe sur les logements vacants en 2027, comme la loi le lui permet depuis l’adoption du budget 2026, la mairie de Paris espère récupérer 20 000 logements à la location ou à la vente. « Du matraquage fiscal », accusent les élus d’opposition de droite.

Immobilier
Trans-Alaska Pipeline (Photo d'illustration)

Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

Le gouvernement panaméen a annoncé son objectif de détenir 100 % de Petroterminal, aujourd'hui copropriété des Américains. L'Autorité du canal de Panama, une institution autonome de l'exécutif, prévoit par ailleurs d'entamer en 2027 la construction d'un gazoduc de 77 kilomètres.

Politique internationale
Des habitants du Venezuela mènent une opération de recherche et de sauvetage à La Guaira (Venezuela) le 28 juin 2026.

Logement, infrastructures, services publics : le Fonds monétaire international (FMI) débloque 346 millions de dollars pour la reconstruction du Venezuela

Le bilan des séismes au Venezuela a dépassé vendredi les 5 000 morts, un chiffre toujours provisoire trois semaines après la catastrophe qui a laissé des milliers de personnes sans abri, alors que Caracas a obtenu une enveloppe du FMI pour financer la reconstruction.

Politique internationale
Le logo de Polymarket apparaît dans cette illustration prise le 22 avril 2026.

Jeux d'argent illégaux : l'ANJ ordonne le blocage de Polymarket, le géant des paris prédictifs

L'ANJ a ordonné le blocage de cette plateforme de paris décentralisée Polymarket, accusée de promouvoir des jeux d'argent illégaux. Malgré son succès mondial et ses levées de fonds, ce site fait face à une régulation croissante.

Économie
La France affiche une inflation à 2 % en juin, loin des 2,8 % de la zone euro. Ce décrochage, lié à l'énergie, offre un avantage aux entreprises et un répit au pouvoir d'achat. Mais cette accalmie est fragile et ne garantit pas une exception face aux...

Inflation : la France à 2 %, la zone euro à 2,8 %, un avantage national sous la surveillance de la BCE

La France se démarque en juin avec une inflation à 2 %, bien en deçà de la zone euro (2,8 %). Ce ralentissement, dû à l'énergie, allège la pression sur les entreprises et le pouvoir d'achat. Un avantage relatif qui ne change pas la donne monétaire, la BCE, qui doit rendre ses décisions de politique monétaire jeudi 23 juillet, restant vigilante.

Premium
Finances Publiques
Le massif du Vignemale, plus haut sommet des Pyrénées françaises, en juillet 2026.

Comment l'Agence des Pyrénées accompagne les transformations économiques du massif

Cet acteur atypique du développement économique et touristique soutient les communes, associations et entreprises des cinq départements pyrénéens face aux mutations climatiques et économiques.

Premium
Consommation
Nice est la destination la plus visitée de France, après Paris.

Investissement : à Nice, l’hôtellerie locale fait de la résistance

Nice et la Côte d’Azur n’attirent pas que les touristes. La destination apparaît résolument attractive pour les investisseurs qui trustent les investissements hôteliers, en particulier haut de gamme et très haut de gamme. Mais les opérateurs locaux n’ont pas dit leur dernier mot…

Premium
Économie
Donald Trump s'est exprimé jeudi depuis la Maison Blanche.

Trump accuse la Chine de « la plus grosse opération de piratage de données électorales de l’histoire »

Le président des États-Unis a de nouveau accusé la Chine d’avoir volé des fichiers d’électeurs dans le cadre de l’élection de 2020. Une façon de jeter le discrédit sur le système électoral américain, à quatre mois des élections de mi-mandat qui s’annonce difficile pour le camp républicain.

Politique internationale