Prélèvement à la source : Darmanin évoque un arrêt éventuel

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Nous choisirons ensemble politiquement l'avancée ou l'arrêt de la réforme a déclaré ce samedi Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics.
"Nous choisirons ensemble politiquement l'avancée ou l'arrêt de la réforme" a déclaré ce samedi Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics. (Crédits : Charles Platiau)
Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a pour la première fois parlé ce samedi de la possibilité d'un arrêt de la mise en place du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu. Il invoque de potentiels effets "psychologiques" de la réforme sur la consommation des Français.

Le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu sera-t-il enterré à la rentrée ? Le gouvernement continue de préparer les esprits tout en tournant autour du pot. Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics, a pour la première fois admis ce samedi 1er septembre que "l'arrêt" de la réforme, censée entrer en vigueur début 2019, n'était pas exclu, invoquant de potentiels effets "psychologiques" sur le comportement des Français.

"Nous choisirons ensemble politiquement l'avancée ou l'arrêt, puisque le président de la République l'a évoqué, de la réforme", a déclaré sur France Inter le ministre.

Le président de la République, Emmanuel Macron, a déclaré cette semaine avoir "besoin d'une série de réponses très précises" avant de trancher. Une réunion sur le sujet est prévue ce mardi entre le ministre, le président et le Premier ministre, Edouard Philippe.

"Il m'appartient mardi d'apporter des réponses claires. C'est plutôt le calendrier du mois de septembre qui a été choisi par le président pour définitivement décider", a précisé Gérald Darmanin.

Pas de problème technique

Avec la mise en place de cette réforme, qui a déjà été repoussée d'un an, l'impôt sur le revenu ne sera plus réglé avec un décalage d'un an par les contribuables mais prélevé directement au fil des revenus versés, pensions ou salaires, comme c'est déjà le cas dans la grande majorité des autres pays européens. Si chefs d'entreprises et  syndicats se sont inquiétés d'éventuelles failles, le ministre des Comptes publics a écarté toute crainte d'ordre technique.

"Est ce que techniquement on est prêt ? Oui, on est prêt. Est ce que psychologiquement les Français sont prêts ? C'est une question à laquelle, collectivement, nous devons répondre", a-t-il déclaré.

Nombre d'observateurs ont évoqué le risque que ce nouveau mode de collecte, et surtout le montant amputé s'affichant sur la feuille de paie, ne déclenchent un "choc psychologique" négatif en donnant l'impression d'une nouvelle érosion du pouvoir d'achat. Choc qui pourrait peser sur la consommation à un moment où la croissance de l'économie française s'essouffle.

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Commentaires
a écrit le 10/09/2018 à 12:39 :
Votre article est vieux de 10 jours et est complètement hors de l’actualité et contraire aux dernières décisions gouvernementales. Pourquoi le mettre à la une de votre newsletter ?
a écrit le 04/09/2018 à 10:45 :
Avez vous reçu votre avis d'imposition 2018 pour les revenus 2017? Sur cette feuille est indiqué le taux de prélèvement pour PLS de janvier 2019: certains vont faire grise mine: les salariés partis en retraite fin 2017. Ils paieront leur PLS sur le taux calculé sur ces revenus et non sur leur retraite perçue en 2018.
a écrit le 03/09/2018 à 19:58 :
L'état n'a pas vocation à faire de la psychologie mais de gérer les deniers publics. Si une personne a un salaire net de 3000 € et est mensualisé pour l'impôt de 350 euros par mois il lui reste 2650 €. Si ces 350 euros sont déduits de sa paie aucune différence. Il sera surpris un mois et puis cela sera de la routine. Donc aucune psychologie mais peut être un souci psychiatrique de nos dirigeants peu courageux.
a écrit le 03/09/2018 à 13:12 :
Cette réforme est une bonne réforme car elle supprimel'injsutice pour les plus démunis et pour ceux ayant eu une perte de de revenus sévère de devoir payer à N-1 leurs impots.
De plus elle permettra de limiter drastiquement la fraude car les impots seront prélevés avant que le salarié touche sa rémunération. Enfin elle permettra de lisser les flus de trésorerie de l’État sur 12 mois au lieu de 10.
Coté salarié cela permettra de négocier du salaire brut salarial/net fiscal et non plus du brut avant impôt. C'est la raison pour laquelle les employeurs sont contre. Dans la plupart des pays ou ce système a été mis en place les salaires ont augmenté dans les cinq ans qui ont suivis face à des salariés plus sévères face à leur rémunération.
Enfin l'abandon de la taxe d’habitation cumulé avec le cumul de l'impôt à la source et la baisse de la CSG permettrons un vrai gain de pouvoir d’achat important fin 2019/début 2020.
Cela permettra également d'unifier les prélèvements en Europe et de se rapprocher à terme de l'harmonisation fiscale avec l'Allemagne.
Par contre oui ceux qui jonglent pour consommer et vivre au dessus de leur moyens et se privent à la fin de l'année de tout pour payer leurs impôts, eux oui vont devoir revoir leur gestion. J'ai d'ailleurs quelques collègues dans ce cas ... . Mais ils restent très minoritaires. La majorité des cadres en tout cas accueillent assez favorablement cette mesure, idem pour la classe moyenne. Les plus enthousiaste sont les personnes défavorisées qui vont se voir bonifier immédiatement leurs allocations et minima sociaux.
Donc ne pas faire cette réforme c'est aussi cracher sur les lus faibles au profit de la consommation des nantis ... . C'est comme cela que je l'entends personnellement.
a écrit le 03/09/2018 à 8:45 :
Il n'y a que de bonnes raisons pour faire cette réformette: 1. montrer que la France est capable de faire ce que les belges ont mis en place il y a 30 ans, et que la plupart des pays européens font, 2. Montrer l'état de t déliquescence de nos administrations qui vont pédaler pour créer des outils informatiques, 3. montrer que notre système de fiscalité est devenu au fil du temps une véritable usine à gaz, 4. Montrer que nos gouvernements, tout comme pour la baisse de 5 euros des APL, se noie dans des réformettes, et 5. que les français considèrent une réformette comme la fin de leur Monde, et surtout prélude à des réformes plus sérieuses qui elles, vont toucher leurs "avantages" dont le financement sera assuré par leurs enfants..
a écrit le 02/09/2018 à 17:47 :
Il va certainement y avoir un effet psychologique au départ mais ensuite cela deviendra une habitude.
Par contre, s'il s'avère qu' il y a encore trop de problèmes techniques, alors le gouvernement doit ajourner cette mesure et pour éviter toutes critiques..
Ce gouvernement pourrait aussi mettre en place le prélèvement Mensuel par l'administration ficale....et fin des problèmes avec les entreprises....
a écrit le 02/09/2018 à 14:42 :
Il est invraisemblable que le gouvernement de Macron fasse du populisme en ménageant la psychologie autrement dit l'esprit du peuple. La seule crainte légitime est une perte technique de recettes fiscale au moment où l'Etat, de surcroît, anticipe un ralentissement de l'économie. L'Etat ne va pas renoncer à la cagnotte que présente l'assiette fiscale d'une bonne année 2018.
a écrit le 02/09/2018 à 11:04 :
Du fait de la progressivité démentielle de l'IRPP en France, et aussi du fait qu'il n'est pas individualisé, il est faux de croire que le salaire après PAS sera une somme disponible nette à dépenser. Il y aura tous les ans pour l'énorme majorité des contribuables des ajustements dans les 2 sens. On a voulu atteler la charrue avant les boeufs, ce qu'il aurait fallu faire c'est passer à un impôt à taux plat individualisé sans niches sociales (telles que le quotient familial) type CSG.
a écrit le 02/09/2018 à 9:53 :
45 % des foyers sont concernes par l IR et 60 % sont mensualisés ..Donc au mieux l usine à gaz concerne 18 % des foyers ..Ajoutez au moins 20 % des foyers qui ont d autres revenus que salaires retraites etc ( ex revenus locatifs)..L usine a gaz ne concerne que 15 % des foyers ..Reforme par consequent inutile couteuse donc stupide mais qui avait avantage d etre la premiere étape de la fusion CSG /IR : le rêve de la gauche , rendre la CSG progressive comme l IR
a écrit le 02/09/2018 à 9:47 :
Le PAS est une bonne mesure,mais dont l'application est risquée pour l'état.Elle peut se traduire par un gros manque a gagner pour l'état en cas de dysfonctionement.Je suis pour le maintien mais couplé a une hausse de 1% de la TVA pour rester quoiqu'il arrive dans les clous de Maastricht
Réponse de le 02/09/2018 à 15:25 :
Un bon socialiste, qui ne sait qu'augmenter les taxes et impôts
Réponse de le 03/09/2018 à 7:58 :
Il faut sans doute augmenter la TVA de quelques points, pour supprimer les cotisations sociales patronales, afin d'améliorer la compétitivité-coût des productions françaises.
a écrit le 02/09/2018 à 9:37 :
Une petite réflexion:
Si choc psychologique il peut y avoir, est-ce que c'est parce que le prélévement à la source n'est pas neutre en quantité d'impot ? Sinon pour tous les francais mensualisés (la majorité) cela sera totalement neutre. Donc est-ce qu'ils avouent que cela va entrainer une augmentation de l'impot?
Ou alors ont-ils peur que les français consomment moins car ils seront plus à même de gérer leur compte en ayant réellement un reste à vivre net versé mensuellement ? Et dans ce cas avouent-ils qu'ils reculent pour maintenir une manipulation psychologique en faveur d'une surconsommation de masse ?
La vraie raison, comme c'est véritablement le patronat qui dirige, est que le patronat ne veut pas d'administratif supplémentaire probablement
a écrit le 02/09/2018 à 9:28 :
"Est ce que psychologiquement les Français sont prêts ? C'est une question à laquelle, collectivement, nous devons répondre", a-t-il déclaré".

Apparemment oui:

A la question « souhaitez-vous que le gouvernement mette en place le prélèvement à la source de l´impôt sur le revenu à partir du 1er janvier 2019 ? », 60% des sondés disent oui (32% oui tout à fait, 28% oui plutôt) contre 39% qui y sont opposés (14% non plutôt pas, 25% pas du tout) et 1% ne se prononcent pas. Les plus favorables sont les proches de La République en Marche (75%), suivis des socialistes (62%). Les Républicains sont les plus hostiles (50%). Les personnes les plus favorables sont celles qui sont assujetties à l'impôt sur le revenu (66%).

Reste à savoir ,si ils ont lu l’article du Parisien sur le document confidentiel de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) avant de ce prononcer.
a écrit le 02/09/2018 à 9:24 :
Ce gouvernement prend vraiment les gaulois pour des demeurés !
a écrit le 02/09/2018 à 8:26 :
Si ce truc voit le jour, la croissance va en prendre un coût . Attention danger !!!!!!
a écrit le 02/09/2018 à 8:22 :
comme d'habitude le gouvernement et les techniciens des finance ont tres mal explique le systeme alors que pres de 80% de la population est mensualisee et cela fonctionne bien on va le supprimer pour comme d'habitude construire une usine a gaz ou tout le monde sera preleve sur son bulletin de paie et rembourser plus tard si trop percu cela permet de faire semblant de renflouer les caisses mais on ne touche pas au fonctionnement de l'etat et de la pletorre de deputes et secretaires bien payes et qui sont rarement present
a écrit le 02/09/2018 à 7:54 :
Quel gâchis, si le prélèvement à la source ne se fait pas! Cela fait des années que les employés des impôts sont formés! Encore une l'argent des contribuables jeté par les fenêtres!
Pourquoi, créer un nouveau soft, alors que d'autres sont opérationnels dans d'autres pays européens.
Certainement à cause des niches fiscales !! (51 milliards)
a écrit le 02/09/2018 à 7:30 :
Rappelons les données: l'impôt est payé par moins d'un foyer sur deux, ce qui marque l'état de pauvreté de la population; chacun croit que le prélèvement à la source évitera la déclaration annuelle du revenu et l'éventuel ajustement du taux de prélèvement et la régularisation de l'impôt payé; c'est bien mal connaître gouvernement et parlement qui, pour conserver le luxe dans lequel ils vivent assez peu en rapport avec l'appauvrissement général, augmenteront les taxes et en inventeront de nouvelles. Parions que le budget 2019 verra l'aggravation du déficit et de la dette et, peut-être le dépassement des fameux 3%. Les gouvernements ont montré, dans le passé, combien ils maitrisent mal l'outil informatique. Etonnant que le Président de la République soit mieux représenté au Parlement que les électeurs: on en voit les résultats.
a écrit le 02/09/2018 à 6:45 :
C'est surtout que les élections européennes de 2019 approchent et que macron a peur des résultats qui se profilent à l'horizon !! Un peu plus de rejet de la part des gaulois réfractaires quand ils vont voir que les trop versés éventuels ne leurs seront restitués que des mois après, pas besoin de ça en plus pour le " président des riches " !! CQFD
a écrit le 02/09/2018 à 0:58 :
Cela est du bon sens.
Cette réforme initiée sous la présidence socialiste n'était pas prête malgré les affirmations de leurs initiateurs socialistes et n'est toujours pas prête aujourd'hui .
Cela fonctionne dans d''autre pays mais en France, le système fiscal kafkaïen doit d'abord être réformé avant de vouloir instaurer un prélèvement à la source performant.
C'est ajouter une usine à gaz derrière un système fiscal complexe.
Résultat en cas de mise en oeuvre, les Français déjà bien servis en impôts feront encore plus d'avances à l'Etat, avances remboursées parfois dans des délais très allongés.
Réponse de le 02/09/2018 à 4:41 :
Oui, le principe de faire des avances au fisc français alors que le contribuable français est l'un des plus imposés fiscalement au monde, il est à craindre un ralentissement économique voire un arrêt brutal de la consommation en 2019
a écrit le 01/09/2018 à 23:18 :
Vu l'état de leur informatique, c'est quasi sur
a écrit le 01/09/2018 à 23:04 :
C'est mort...trop de bugs informatiques et politiques en vue...

Prélèvement mensuel pour tous point barre ! Avec une possibilité d'ajuster en ligne les montant mensuels, quand les revenus d'une année sont trop differents de la precedente
a écrit le 01/09/2018 à 21:37 :
Un prélèvement à la source risqué mettant en lumière un régime confiscatoire ou la majorité des Français ne vivent que par la transmission de patrimoine des générations antérieures, les retraités... c'est pas trop valorisant comme réalité.
Que faire ?
a écrit le 01/09/2018 à 21:21 :
En tergiversant, Macron est en train de se faire des pelletées d'ennemis dans le patronat des PME.
Tout en n'en pensant pas moins, ces derniers avaient considéré le prélèvement à la source comme acté et ont investi des moyens considérables en temps de formation et en logiciels pour être prêts en janvier.

Et voilà qu'on leur annonce qu'ils ont peut être dépensé cette énergie et cet argent pour rien...

A leur place je serais un peu vener qu'on les traite avec autant de désinvolture (même si à titre personnel je pense qu'on aurait bien pu faire l'économie de cette "reforme" qui n'en est pas une tant qu'on n'a pas simplifié la fiscalité française).
a écrit le 01/09/2018 à 21:16 :
La mise en place du prélèvement à la source entraînera une récession. La réduction du salaire prive le matelas de sécurité des contribuables ce qui entraînera un arrêt de la consommation non nécessaire ( restauration, loisirs...) et une baisse qualitative des achats pour se recréer de la marge. Le pire de tout sera une défiance du politique car lorsque les impôts augmenteront et que le salaire non cela se traduira par une baisse du salaire.
a écrit le 01/09/2018 à 20:44 :
Les services com de l'Elysée et du gouvernement n'excellent pas dans l'art de noyer le poisson.

Le problème n'est pas que que le prélèvement à la source promet d'être une usine à gaz dénoncée d'avance par les entreprises, notamment les TPE-PME, et sans intérêt pour le particulier.

Le problème, c'est que le Gaulois est réfractaire mais faible psychologiquement.... Fallait quand même oser. Surtout après les lois Macron.

En fait, le problème de Jupiter est sans solution...Il n'a pas le peuple qu'il mérite!
Réponse de le 02/09/2018 à 11:45 :
Alors quand on n'est tout seul, on fait quoi ?
a écrit le 01/09/2018 à 20:17 :
C'est vrai que c'est pas facile d'avoir des convictions en france
a écrit le 01/09/2018 à 19:54 :
Le Canard Enchainé avait donc bien raison et Darmanin tout faux...comme souvent d'ailleurs !
a écrit le 01/09/2018 à 19:15 :
Encore une fois je vous le dit , c'est une machine à gaz et a perdre .L'état n'a rien à gagner dans la mise de l'impôt à la source , qu'une crise économique avec moins de rentrée fiscale . A terme il prélèvera plus pour compenser les pertes , la situation de fin de quinquennat sera intenable . Pour un bon navigateur , je ne mise pas dans le brouillard , car c'est l'aventure assurée avec tous ces dangers .

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