Les répercussions du coronavirus sur le marché du travail ne cessent de s'amplifier. Selon un dernier bilan de la direction statistique du ministère du Travail (Dares), près de 11,3 millions de salariés sont concernés par le chômage partiel. Il s'agit d'une hausse spectaculaire de 1 million de demandes en une semaine. Au total, ce sont près de 900.000 entreprises qui ont fait des demandes depuis le début de la crise. Le dispositif mis en oeuvre par le gouvernement pour limiter la casse sociale dans les entreprises tournent à plein régime.
La perspective d'un déconfinement progressif le 11 mai prochain devrait permettre à un grand nombre d'établissements de reprendre leur activité, sauf les restaurants, les cafés et les hôtels. "Le dispositif d'activité partielle, qui est l'un des plus généreux d'Europe, restera en place jusqu'au premier juin. Il nous faudra ensuite l'adapter progressivement, afin d'accompagner la reprise d'activité si l'épidémie est maîtrisée. Bien sûr, nous continuerons à protéger les personnes vulnérables et les secteurs professionnels qui demeureraient fermés" a expliqué, le Premier ministre, Edouard Philippe lors de son discours à l'Assemblée nationale mardi 28 avril pour expliquer la stratégie de déconfinement de l'exécutif.
Le tableau de bord communiqué par le ministère de la rue de Grenelle montre que le recours au chômage partiel se concentre principalement dans les petits établissements. Ainsi, 57% des salariés concernés par ces demandes de chômage partiel travaillent dans des entreprises de moins de 50 salariés. A l'opposé, seulement 5% des salariés qui sont au chômage partiel travaillent dans des groupes de plus de 1.000 salariés. Ce genre de mécanisme s'avère particulièrement utile pour les petites entreprises confrontées rapidement à des tensions sur leurs trésorerie alors que les mesures de confinement drastiques ont mis un coup d'arrêt brutal à leur activité.