La loi 4D va-t-elle (enfin) réaliser le « désir de décentralisation » ?
César Armand
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Jacqueline Gourault
Eric Robert
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Jacqueline Gourault
Eric Robert
C'est la quatrième réforme territoriale en moins de quarante ans. Après la pionnière portée par Gaston Defferre (1982-1986), l'inscription de la « République décentralisée » dans la Constitution (2003) et les textes de la présidence Hollande consacrant les métropoles (Maptam), fusionnant les régions et redistribuant les compétences entre les collectivités (NOTRe), place au projet de loi « 4D » pour décentralisation, décomplexification, déconcentration et différenciation. Dans un calendrier parlementaire chargé à moins d'un an de l'élection présidentielle, le texte a évité de justesse le cinquième « D » : celui de sa disparition, a ironisé le 11 mai le président (LR) du Sénat Gérard Larcher en visioconférence de presse.
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Présentée en Conseil des ministres ce mercredi 12, cette loi était attendue depuis près de deux ans et l'hiver des « Gilets jaunes ». Dès sa Lettre aux Français de janvier 2019, le chef de l'Elysée posait les questions suivantes: « Y a-t-il trop d'échelons administratifs ou de niveaux de collectivités territoriales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d'action au plus près des citoyens ? À quels niveaux et pour quels services ? », interrogeait Emmanuel Macron. Avant d'y apporter une partie de la réponse en avril de la même année au cours de la conférence de presse post-« Grand débat national » en promettant de « changer le mode d'organisation de notre République ». Ou encore en juin 2020 à deux semaines du second tour des élections municipales en déclarant vouloir ouvrir « une page nouvelle donnant des libertés et des responsabilités inédites à ceux qui agissent au plus près de nos vies ».
César Armand