Présidentielle : les zones d'ombre budgétaires du programme de Marine Le Pen
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À quatre jours du premier tour du scrutin présidentiel, l'horizon politique de la France est plongé dans un épais brouillard. La succession des crises ces derniers mois a jeté une ombre sur la bataille entre les candidats. Entre la déferlante Omicron et le début de la guerre en Ukraine, tous les prétendants à l'élection présidentielle peinent à faire entendre leur voix.
L'éclatement du conflit aux portes du Vieux continent a frappé les esprits et suscité de l'anxiété chez de nombreux électeurs. Plus d'un mois après le début de l'invasion russe, la perspective d'un cessez-le-feu rapide n'est pas à l'ordre du jour. En dépit d'un renforcement des sanctions économiques et financières des Occidentaux, la Russie est toujours déterminée à occuper le territoire ukrainien même si elle a annoncé récemment qu'elle allait se concentrer sur quelques fronts.
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Dans ce contexte particulièrement troublé, Marine Le Pen a présenté le chiffrage de son programme devant la presse il y a quelques jours. Derrière cette exercice de communication, la crédibilité des candidats « doit passer par un chiffrage » explique Gilles Ivaldi, chercheur au CNRS et au Cevipof de Sciences-Po interrogé par La Tribune. « Historiquement, les partis du FN et du RN sont des partis de niche. Ils rentrent dans le système politique avec des enjeux régaliens sur les thèmes sécuritaires. Lorsque Marine Le Pen prend les commandes du FN en 2011, elle veut renforcer cette crédibilité économique », ajoute ce spécialiste des programmes du Front national et du Rassemblement national et auteur d'une note éclairante intitulée « Marine Le Pen, Éric Zemmour : social-populisme contre capitalisme populaire ».