Prêt hypothécaire : cette solution pour les Français qui n’arrivent pas à obtenir un crédit classique
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Le directeur général du groupe PraxiFinance, Boris Intini
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EXCLUSIF. Comment faire lorsqu'on est propriétaire d'un bien mais que l'on n'arrive pas à obtenir de crédit bancaire ? L'une des solutions peut être de se tourner vers le prêt hypothécaire. Reconnu sur ce segment spécifique, le courtier PraxiFinance dévoile en exclusivité pour La Tribune son « baromètre » du deuxième trimestre.
Entre avril et juin, l'entreprise a reçu 3 117 demandes de financements, soit une hausse de 0,8 % par rapport au trimestre précédent. Le niveau moyen de trésorerie sollicité recule légèrement de 180 000 à 150 000 euros. En revanche, « la valeur moyenne des biens augmente nettement : 500 000 euros contre 400 000 euros au trimestre précédent », peut-on lire. « Ce glissement traduit l'arrivée de propriétaires plus fortunés désormais eux aussi exclus du crédit traditionnel », selon le courtier.
Pour comprendre pourquoi les Français s'intéressent de plus en plus à cette solution pour obtenir un crédit, La Tribune a échangé avec Boris Intini, directeur général du groupe PraxiFinance.
La Tribune : Pourquoi fait-on appel à vos services ?
Boris Intini : Il y a principalement deux raisons qui poussent à nous solliciter pour trouver une solution de financement. La première est l'obtention d'un héritage et son corollaire, le paiement de droits de succession. Aucune banque traditionnelle n'accepte de faire crédit pour permettre de régler ces droits. Ainsi, 345 000 personnes sont chaque année obligées de vendre leur bien, faute d'avoir trouvé les fonds nécessaires. La seconde concerne les dettes fiscales, que ce soit pour un chef d'entreprise ou un particulier. Les banques ne financent pas non plus.
En tant que courtier, comment montez-vous les dossiers ?
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Généralement, on propose la mise en place d'un crédit hypothécaire. C'est un prêt adossé à un bien immobilier. Par exemple, si vous avez un bien d'un million d'euros et que vous souhaitez emprunter 100 000 euros, nous prenons une hypothèque de 100 000 euros sur le bien. Mais pour cela, on est toujours aidé par une banque européenne, belge ou luxembourgeoise, qui intervient sous l'égide de la loi française et libelle les fonds en euros.
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