Serviteur de l'État, Antoine Saintoyant nommé à la tête de la Banque des territoires
César Armand
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Antoine Saintoyant.
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Antoine Saintoyant.
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Il aurait pu devenir postier, comme ses grands-parents, voire médecin, généraliste comme son père ou pédiatre comme sa mère, mais, dès ses 18 ans, Antoine Saintoyant a fait le choix de servir l'État. Son nom ne vous dit peut-être rien, mais il vient de succéder à Olivier Sichel, lui-même nommé à la tête de la Caisse des Dépôts, à la suite de l'entrée d'Éric Lombard au gouvernement.
À 47 ans, l'énarque est le nouveau directeur général adjoint du bras financier de l'État, directeur de la Banque des territoires. Une consécration pour ce Parisien originaire du Jura, trente ans après son admission à Sciences-Po, et autant de décennies à arpenter les couloirs des institutions bancaires de Bruxelles à Bercy, en passant par l'hôtel de Matignon.
Antoine Saintoyant, qui a grandi au milieu de trois frères, commence ainsi à dessiner son avenir rue Saint-Guillaume dès 1995, juste après son baccalauréat. Après les classiques trois années à écumer le Basile et la Péniche, il prend la direction de Bonn pour un an, puis revient à Paris préparer le concours de l'ENA.
Admis en 2001, il fait un stage de six mois à la préfecture de Foix, en Ariège. « J'avais demandé un département rural », se souvient-il aujourd'hui. Au menu : dialogue avec les éleveurs de moutons, à la suite de l'implantation des ours Bambou et Cannelle dans les Pyrénées, réunions de concertation avec les maires sur l'accueil des gens du voyage, ou encore premiers ateliers sur les zones blanches de téléphonie mobile.
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Un sujet qu'il retrouvera sans doute à la Banque des territoires dans les prochaines semaines, mais lorsqu'il sort de l'École nationale d'administration en 2003, il prend le cap de la direction générale du Trésor où il est nommé adjoint au chef du bureau OMC, FMI, G7 et G20.
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César Armand