#REAix2019 Renouer avec la confiance... c’est le contrat social qui est en jeu !

 |   |  1678  mots
Débat sur la politique européenne avec Pierre-André de CHALENDAR (Saint Gobain), Guillaume FAURY (Airbus), Annegret KRAMP-KARRENBAUER (CDU) et Bruno LE MAIRE (ministre des Finances)
Débat sur la politique européenne avec Pierre-André de CHALENDAR (Saint Gobain), Guillaume FAURY (Airbus), Annegret KRAMP-KARRENBAUER (CDU) et Bruno LE MAIRE (ministre des Finances) (Crédits : Robin Ruquet (Glasshouse))
BEST OF. Pour renouer avec la confiance et répondre au pessimisme grandissant, les solutions restent à inventer.

Le mal-être, issu notamment des métamorphoses qui traversent notre monde, entraîne des comportements contre-productifs pouvant mettre en péril le progrès économique et social de nos sociétés. Chacun, à son niveau, a un rôle crucial à jouer, une réponse originale à apporter sur ce sujet complexe. Il s'agit là de l'ambition des Rencontres Économiques d'Aix 2019, du 5 au 7 juillet 2019 organisées par le Cercle des Économistes.

--

PROGRAMME

REAIX

VIDEO

Rendre "confiance" face aux bouleversements numériques et climatiques

Comment susciter la confiance pour que réussissent la révolution numérique et la transition écologique dans un monde hautement instable ? Plus de 300 experts tenteront d'y répondre lors des rencontres économiques qui se tiendront de vendredi à dimanche à Aix-en-Provence.

"Les métamorphoses du monde ont joué un rôle incroyablement destructeur et elles ont rompu le contrat de confiance entre les individus", a exposé Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes, groupe de réflexion qui organise l'évènement.

Aujourd'hui, "les nouvelles technologies perturbent très profondément ce qui fut le coeur de la confiance pendant un demi-siècle, c'est-à-dire l'amélioration de la condition des classes moyennes", analyse M. Lorenzi.

Parmi les facteurs anxiogènes s'y ajoute "une crise écologique face à laquelle personne ne sait quelle est l'ampleur de ce qu'il faudra faire".

Pour la session inaugurale de ces rencontres qui espèrent accueillir 5.000 personnes, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, l'historien Patrick Boucheron et l'ex-ministre italienne des Affaires sociales Elsa Fornero se demanderont à quand remonte la rupture de confiance et si elle est susceptible de déboucher sur un "changement de civilisation".

Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire débattra samedi avec la cheffe de file des chrétiens-démocrates allemands, Annegret Kramp-Karrenbauer et le patron d'Airbus Guillaume Faury de la manière de redonner confiance à l'Europe face à la Chine de Xi Jinping et aux Etats-Unis de Donald Trump.

La directrice générale sortante du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde, qui devait intervenir sur "l'état de la confiance dans le monde", a décidé de son côté d'annuler sa participation après sa nomination, annoncée mardi, à la tête de la Banque centrale européenne.

< SAMEDI >

- Le PDG de Total Patrick Pouyanné a annoncé samedi la création d'une unité pour investir dans la préservation des forêts, en pleine polémique sur sa bioraffinerie de La Mède (Bouches-de-Rhône), fonctionnant en partie avec de l'huile de palme.

"Nous voulons constituer une +business unit+ pour investir dans des projets qui préserveront les forêts pour un budget de 100 millions de dollars par an", a déclaré M. Pouyanné lors d'un débat.

"Le moyen le plus efficace aujourd'hui d'éliminer le carbone, pour moins de dix dollars la tonne, c'est la reforestation", a expliqué le patron du groupe pétrolier.

"Ce n'est pas de la philanthropie, ça se veut être de l'investissement à moyen et long terme. Un projet pour les forêts, il faut qu'il dure longtemps pour être positif pour la planète", a-t-il ajouté.

- Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a estimé samedi que les taux d'intérêt négatifs ne devaient pas conduire à accroître les dépenses publiques en France, mettant en garde contre des "effets négatifs" d'une politique de faibles taux.

"Ces taux d'intérêt négatifs ont des avantages" mais "ils ont aussi des inconvénients", a déclaré à des journalistes M. Le Maire.

"Les taux négatifs nous permettent de refinancer la dette française à des taux très attractifs. Cela permet aussi aux entreprises de financer leurs investissements et de se développer", a-t-il reconnu.

"Mais ça a aussi un aspect négatif pour les ménages les moins riches", a poursuivi le ministre, disant craindre que ces faibles taux ne soient un "élément d'accroissement des inégalités" en France

Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire a déclaré samedi vouloir "un accord européen sur la meilleure personnalité possible" pour succéder à Christine Lagarde à la tête du Fonds monétaire international (FMI).

"Aujourd'hui aucune décision n'a été prise par la France et personne ne peut se prévaloir du soutien de la France", a dit M. Le Maire à quelques journalistes en marge des Rencontres économiques.

"La seule chose que je peux dire c'est qu'il faut qu'il y ait un accord européen", a ajouté le ministre qui a précisé avoir dit vendredi à Emmanuel Macron qu'il n'était pas lui-même candidat à cette succession.

"C'est le président de la République qui se prononcera", a expliqué Bruno Le Maire qui doit en reparler avec Emmanuel Macron ce week-end, avant les réunions des ministres de l'UE et de la zone euro lundi et mardi à Bruxelles.

< VENDREDI >

Le patron de la SNCF Guillaume Pepy a appelé vendredi à "débattre" de l'avenir des petites lignes ferroviaires, en examinant au cas par cas leur "rapport coût/efficacité".

"C'est un sujet sur lequel notre pays est extraordinairement émotionnel. C'est bien d'être émotionnel, mais ce n'est pas complètement idiot non plus, de temps en temps, d'être rationnel", a estimé M. Pepy lors d'un débat. "Il faut essayer de faire un peu des deux: un peu d'émotion et un peu de raison", a-t-il estimé.

"Si on vote émotionnellement, tout le monde est pour les petites lignes, surtout quand il ne les utilise pas", a-t-il répondu.

Or, "il faut être clair", a rappelé M. Pepy: "c'est le contribuable qui paie" leur surcoût, "ce n'est pas le voyageur."

"Le contribuable, il a le droit de poser des questions, quand même. Il a le doit de dire: 'est-ce bien raisonnable'?", a-t-il relevé.

Notant que les petites lignes coûtent à la collectivité 1,7 milliard d'euros par an -soit 16% des concours publics au secteur ferroviaire- pour 2% des voyageurs, l'ancien patron d'Air France Jean-Cyril Spinetta estimait, dans un rapport rendu au gouvernement en février 2018, "a minima à 1,2 milliard d'euros annuels" l'économie réalisée si on les fermait toutes pour les remplacer par des autocars.

La première solution est pour Guillaume Pepy de réduire le déficit "en étant plus efficace pour [exploiter] ces petites lignes". "Ça, c'est notre boulot, et on a présenté une centaine de pistes pour baisser en gros de 15 à 20% les coûts".

Il faudrait aussi "un débat citoyen, qui est de regarder pour chacune de ces petites lignes quel est l'avantage qu'elle procure à la population et quel est le coût qui est en face. Ce débat-là est très tabou en France", a-t-il poursuivi.

"Ce qu'on souhaite, ce n'est pas qu'on ferme les petites lignes, ce n'est pas qu'on les gélifie, mais qu'on ait, comme un pays mature, un débat démocratique avec les citoyens, avec les associations, avec les entreprises, sur le rapport coût/efficacité de chacune de ces petites lignes", a expliqué le patron de la SNCF.

"A la fin, peut-être qu'il faut en garder 90%; il faut peut-être en garder 70%... Mais en tous cas il faut débattre", a-t-il martelé.

Devant le tollé suscité par les préconisations de M. Spinetta l'an dernier, le gouvernement s'était refusé à fermer les petites lignes, rebaptisées "lignes de desserte fine du territoire". La ministre des Transports Elisabeth Borne a chargé en janvier le préfet François Philizot d'en réaliser un diagnostic complet et de proposer des solutions au cas par cas.

 "B7", le G7 des organisations patronales

En marge des Rencontres économiques d'Aix, les organisations patronales des pays du G7 ont exprimé vendredi leur "profonde inquiétude devant l'état actuel du multilatéralisme" et appelé à une croissance "plus inclusive et durable".

"Nous exprimons notre profonde inquiétude face à l'état actuel du multilatéralisme, qui est de plus en plus menacé par des stratégies nationales de faire cavalier seul", selon le "Business 7" ou "B7" qui réunit le Medef (France), la Confindustria (Italie), le BDI (Allemagne), la CBI (Royaume-Uni), le Keidanren (Japon), la Chambre de commerce du Canada et de l'American Chamber of Commerce.

Avant le G7 de Biarritz du 24 au 26 août, ces organisations appellent à "engager les efforts nécessaires pour trouver urgemment une solution à l'actuelle impasse dans laquelle se trouve l'organe d'appel de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), à moderniser l'Organe de règlement des différends (ORD) et à entreprendre une profonde réforme de sa gouvernance et de son fonctionnement".

L'ORD, souvent surnommé la cour suprême du commerce mondial, est en crise depuis que Washington refuse d'approuver la nomination de nouveaux juges à son organe d'appel. Le chef de l'OMC Roberto Azevedo s'était inquiété le 20 juin de la possibilité qu'aucune solution ne soit trouvée à cette crise, ajoutant que les membres de l'OMC commençaient à travailler à un tel scénario.

Le B7, réuni de mercredi à vendredi à Aix-en-Provence, demande aussi au G7 de définir un programme ambitieux en matière de transition écologique, de cybersécurité, et de "renforcer les politiques publiques sur l'égalité, la diversité et l'inclusion".

Le B7 a également publié une déclaration conjointe avec le L7 (pour "Labour 7"), un groupement de représentants de salariés, parmi lesquels les Français Laurent Berger (CFDT) et Yves Veyrier (FO), ainsi que le directeur général de l'Organisation internationale du Travail (OIT) Guy Rider et la Secrétaire générale de Confédération syndicale internationale (CSI) Sharan Burrow.

"Nous exhortons les pays du G7 à agir et à rétablir la confiance afin d'éviter le risque qu'une partie croissante de la population, se sentant vulnérable, ne perde confiance en la démocratie et en l'économie mondiale", selon cette déclaration.

La perte de confiance est cette année le thème des "Rencontres économiques d'Aix" qui se déroulent de vendredi à dimanche et auxquelles participent en partie les même acteurs.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 07/07/2019 à 16:58 :
On observe la médiatisation de toute "les différences" cela afin de diviser les environnements sociaux, que peut on en conclure? Que l'on sème un chaos pour mieux les manipuler! Et toute cette recherche sur la confiance, n'est qu'un... "boa constricteur"!
a écrit le 07/07/2019 à 14:11 :
C'est la démolition du contrat social qui amène a la méfiance, n'inversez pas les causes et les conséquences a votre profit!
a écrit le 06/07/2019 à 16:12 :
Confiance bouillue, confiance foutue.

Limiter la défiance me semblerait un objectif plus réaliste, quand au contrat social, quand les gens le trouve léonin (avantages de caste et générationnel), ne leur demandez pas d'y adhérer alors qu'ils comprennent très bien que cela va a l'encontre de leur intérêt.
Demander a un descensionnel social d'aller faire du pib en 3*8 pour assurer le train de vie de fafa, juju, allgood, penelope, ernotte, gallet, saal et leurs dizaines de milliers de congénères, avouez que ça motive pas trop a se pourrir la vie, surtout en se faisant promettre une retraite a minima, enfin si t'arrives a survivre aux canicules et aux éventuelles disettes et les violences qui les accompagneront si les récoltes ne suffisent plus a nourrir tout le monde.
Vous me direz, oui quoi il y aura toujours du soleil vert, mais en cas de vraie famine, les morts y a plus grand choses a manger dans la carcasse, faut aller rogner les os et alors là, bonjour l'inflation sur le soleil vert, même ça il y en aura pas pour tout le monde. Y en a même qui accuseront la bce, sa politique monetaire, draghi et son QE effet kiss pas coo a retadl, alors qu'il y sera pour rien le pauvre. Un grand incompris ce pauvre mario, il ne mérite pas cela. Par contre lagarde...
a écrit le 05/07/2019 à 23:26 :
réponse à GFX
bonsoir, il y à quelques décennies le rapport était 2 tiers pour les salariés et 1 tiers pour le capital, à ce jour le rapport est inversé 2 tiers pour le capital et 1 pour les salariés.
Tous les économistes remarquent que dans les pays occidentaux les créations d'emploi sont soit ultra qualifiées et bien rémunérées et, pour la plus grande majorité, dans les services avec des salaires les plus bas. La classe ouvrière étant en voie de disparition suite à la disparition des usines (avec des salaires qui étaient mieux payés que ceux des services) la classe intermédiaire est envoie de disparition autant dans le monde ouvrier que des employés y compris des agents de maitrise ou de bien des cadres.
nous pouvons donc considérer que la mondialisation n'est pas qu'une affaire d'argent mais à aussi de conséquences sociales et par suite de questions d'organisation de société.
raconter, mais raconter exactement et non rejeter par principe l'expression de l'autre par parti pris et sans arguments aurait pu être votre commentaire, cela n'a pas été le cas aussi je vous le retourne avant que vous n'ayez commencé à y réfléchir s'il se peut.
a écrit le 05/07/2019 à 20:21 :
Comment les GAFAM colonisent l'administration...
Ou comment les élites livrent l'état aux GAFAM

Ayez confiance ! Ah bon ? mais il n'ont aucune confiance en nos capacités, ils veulent tout, tout de suite, mais Rome ne s'est pas faite en un jour, les codes ROME cher à l'anpe non plus...
a écrit le 05/07/2019 à 14:04 :
Si vous voulez redonner confiance aux gens donnez leur du pouvoir d’achat tout simplement. Allez chercher le pognon dans les paradis fiscaux s'il le faut.

LE reste n'étant que de l'habillage selon son idéologie.
a écrit le 05/07/2019 à 11:43 :
la vérité est que les élites françoise ne sont rien, pour rien dans les avançées technologiques majeurs, c'est ce qui rend la transition difficile car non rentable pour la communauté nationale, la transition des entreprises US se fait certes en réduisant le nombre de salariés dans les industries 4.0 mais au profit de leurs propres industries intellectuelles qui ont produit l'AO, le transistor, le thyristor, les composites, l'IA, des avançées majeur dans la théorie du controle à tel point que leur avance dans les robots du Boston Robotics et d'autres est inexpliquée dans les labos européens ou francais de l'INRIA par exemple. Leurs robots dépassent deja les capacités athlétiques et gymniques de 99% de la population.
Résultats, renault confie ses usine, son infrastructure de production à Siemens qui se renforce donc, l'autonomie de ses véhicule à Google qui se renforce également, les puces sont peu probablement européennes, l'infrastructure telecom va bientot etre chinoise, non vraiment les sans dent technologiques sont les 1ers de cordée...
a écrit le 05/07/2019 à 11:31 :
La plus grande qualité de Jupiter c est de mentir et ferez le pochés des retraitées des handicapés le président des grandes riches ils prend l argent des pauvres pour soulager le plus riches et les immigrés son amis ( salvani )
a écrit le 05/07/2019 à 10:31 :
Créer la confiance est tellement facile : dire ce que l'on fait et faire ce que l'on dit. C'est l'action effective, prévisible dans la mesure du possible, expliquée pour les écarts, par seulement l'effet d'annonce. La politique n'est pas jeu de poker. Ou de bonneteau : suivre l'argent de caisse publique en caisse publique, avec commission prise à chaque passage d'une caisse à l'autre. Plus il y a de caisses plus il y a d'argent, moins il y a d'efficience.
a écrit le 05/07/2019 à 9:20 :
hollande est venu avec ses nuisibles et sa confiance reenchantee pour tous
on voit ce que ca a donne, avec 40.000 chomeurs de plus par mois et des investissements qui sont alles au tas
voila ce que c'est que de mettre de la confiance en expliquant que les gens peuvent ramasser la savonnette tranquillement sans risque!
les gens ne sont plus dupes
Réponse de le 05/07/2019 à 10:23 :
dixit celui qui (comme matins calmes, citoyen blasé et autres) n'arrête pas de raconter n'importe quoi ces dernières années sur La Tribune pour attiser la défiance.
Réponse de le 06/07/2019 à 11:08 :
A GFX.
Churchill disait, je cite: " Je crois dans les statistiques seulement quand je les aient modifiees".
En l'occurence vous citez des chiffres faux la plupart du temps qui emanent d'instituts bien orientes.
Il n'y a que vous pour y souscrire.
a écrit le 05/07/2019 à 7:47 :
Visiblement, a notre époque, nous avons pris l'habitude de partir d'un postulat dogmatique pour ensuite caser les points négatifs en les réformant! L'exemple frappant, et visible par tous, est la construction européenne! Mais, pour tout autre chose nous adoptons ce principe! On commence par la fin et l'on remplie "les vides" pour que cela tienne debout
a écrit le 05/07/2019 à 7:34 :
On ne parle de la confiance que pour la manipuler, alors que c'est inné!
Réponse de le 05/07/2019 à 11:27 :
En effet, la confiance est un bien offert au préalable à toute relation constructive. Elle ne se retire pas au premier couac, mais dès que le doute la fait disparaître, il faut beaucoup de preuves positives pour la rétablir.
Or, en situation de changement structurel, par définition, la stabilité indispensable pour rétablir une confiance n'existe pas.
C'est pour cela que Macron n'a pas tort lorsqu'il dit qu'il doit continuer à faire son travail en encaissant les critiques parce que quoiqu'il fasse, quoiqu'il dise, quoiqu'il se passe, il est un chef en situation de doute et donc il déplaira toujours au plus grand nombre : ceux qui réagissent à fleur de peau tout le temps et refusent de réfléchir et de se montrer raisonnables et patients, d'ailleurs ces deux prédécesseurs ont connu la même situation de rejet parce qu'ils ont tenté d'agir.
L'exemple de Nelson Mendela est frappant, un homme remarquable qui a tout fait pour rétablir la confiance entre deux camps opposés au passé sanglant (même s'il y a aussi des métis en Afrique du Sud, ils sont minoritaires...) et pourtant, le procès de Pistorius, a montré qu'alors que Mendela a été élu en 1994, en 2013, soit près de vingt ans plus tard, les Blancs vivaient pour certains dans la terreur des représailles des Noirs... donc en 20 ans la confiance n'est pas revenue dans ce pays au lourd passé, ce doit toujours être le cas.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :