Réforme de l’État : François Bayrou passe la vitesse supérieure
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La réforme de l'État est « obligatoire, cruciale, stratégique pour envisager la suite » et réduire le déficit, estime François Bayrou.
Benoit Tessier
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La réforme de l'État est « obligatoire, cruciale, stratégique pour envisager la suite » et réduire le déficit, estime François Bayrou.
Benoit Tessier
Malgré l'adoption difficile des budgets de l'État et de la Sécurité sociale, François Bayrou est bien décidé à poursuivre les réformes. La priorité du Premier ministre ? Mener à bien la réforme de l'État. « Désormais nous sommes dans une phase d'accélération », a-t-il indiqué, ce jeudi, en Conseil des ministres.
Alors, sans tarder, le chef du gouvernement réunira vendredi un « séminaire de travail gouvernemental ». Pour les ministres, le réveil promet d'être matinal : ils sont attendus à 7 h 30 à Matignon. Et à la suite de cette séance collective de travail, des entretiens seront menés « avec chaque ministre et son administration pour avancer vraiment en détail », confie une source au sein de l'exécutif.
La réforme de l'État est « obligatoire, cruciale, stratégique pour envisager la suite » et réduire le déficit, prévu à 5,4 % pour 2025, mais que l'exécutif veut abaisser à 3 % en 2029, a ajouté la porte-parole.
Pour tenir une telle trajectoire, la pression est maximale sur les ministères. « Chaque ministre devra rendre une feuille de route sous un mois sur la simplification, la réorganisation des services et les questionnements qui sont les siens » pour « rendre un service public de meilleure qualité en dépensant moins d'argent », a prévenu Sophie Primas.
Et si cela ne suffisait pas, la porte-parole du gouvernement a rappelé qu'Éric Lombard, le ministre de l'Économie, allait installer « une cellule de pilotage du budget » pour « mois après mois, vérifier effectivement si nous sommes dans la trajectoire des 5,4 % » de déficit cette année et regarder « s'il y a des mesures correctives » à prendre.
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D'ores et déjà, la construction du budget pour 2026, qui doit démarrer dès ce printemps, s'annonce particulièrement compliquée. « On sait que la marche est très haute, mais on est déterminé à l'affronter et l'organiser », a assuré la porte-parole du gouvernement.
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Au-delà de l'effort à fournir, François Bayrou a jugé récemment « complètement archaïque » la construction des budgets et suggéré une « autre méthode » basée sur la « pluri-annualité » des exercices.
(Avec AFP)
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