Réforme des retraites : comment les syndicats occupent le terrain avant le 31 janvier
Fanny Guinochet
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Les syndicats cherchent à maintenir l'unité syndicale, à l'image de Laurent Berger et Philippe Martinez en tête de cortège jeudi dernier (19 janvier 2023), à Paris (photo).
Avant la prochaine journée d'action le 31 janvier prochain, les syndicats cherchent comment faire vivre la mobilisation. Décidés à durcir la contestation, CGT Cheminots et SUD-Rail viennent ainsi de lancer une grève reconductible dès la mi-février dans le rail. Si les autres syndicats n'ont pas suivi pour l'instant, les huit organisations doivent se retrouver demain, mercredi 25 janvier, devant l'Assemblée nationale. Objectif : peser sur les députés, mais aussi afficher une image d'unité... et surtout...
[Article publié le 24 janvier 2023 à 14:38, mis à jour à 16:24]
Ils iront braver le froid, et ont prévu de se retrouver, demain mercredi, devant l'Assemblée nationale : Laurent Berger pour la CFDT, Philippe Martinez pour la CGT, Frédéric Souillot pour FO... tous les leaders syndicaux seront présents, côte à côte.
Objectif : sensibiliser les députés à leurs arguments afin que, au-delà des mobilisations dans la rue, les élus entendent les positions de l'intersyndicale qui se bat pour contrer la réforme des retraites. Il s'agit de leur transmettre des amendements pour que, lors du débat dans l'hémicycle, ils puissent peser sur le texte.
Maintenir la dynamique... sans exaspérer les Français
Maintenir la dynamique après la journée réussie du 19 janvier n'est pas simple. En organisant d'autres événements ? Lesquels ? Trouver d'autres modes d'action est une gageure. Par exemple, la pétition contre la réforme, initiée par Laurent Berger, a plus de mal à engranger des signatures qu'il y a une semaine, peinant à se rapprocher des 800.000 signataires.
En outre, l'unité affichée par les syndicats paraît déjà se morceler. Dans le rail, CGT Cheminots et SUD-Rail annoncent ce mardi une grève reconductible dès la mi-février, en plus de deux jours de grève au début des vacances d'hiver, les 7 et 8 février. Dans leur tract, les deux organisations assument de vouloir « élever le rapport de force » avec le gouvernement.
CFDT et UNSA refusent pour l'instant de suivre cet appel à la grève, marquant là une première divergence.
De fait, entre les syndicats, les échanges sur la stratégie à adopter sont animés. La CFDT entend faire vivre la mobilisation, mais elle prône des journées relativement espacées pour ne pas user les militants sur la longueur. Elle a d'ailleurs eu gain de cause la semaine dernière, après la journée du 19 janvier, en réussissant à imposer une journée le 31 janvier. Mais pas avant.
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