Relance : Castex fixe l'objectif de 160.000 emplois créés en 2021, les principales mesures du plan détaillées

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Interrogé sur les critiques accusant le gouvernement de faire des cadeaux aux entreprises, M. Castex a au contraire fait valoir que ce plan est un cadeau fait à la France pour relancer l'économie et lutter contre le chômage.
Interrogé sur les critiques accusant le gouvernement de faire des cadeaux aux entreprises, M. Castex a au contraire fait valoir que "ce plan est un cadeau fait à la France" pour "relancer l'économie et lutter contre le chômage". (Crédits : Reuters)
"Relancer l'économie et lutter contre le chômage, c'est l'objectif prioritaire de ce plan", a rappelé le Premier ministre, à propos du plan de relance à hauteur de 100 milliards d'euros qui doit être détaillé ce jeudi, et dont voici les principales mesures.

Le Premier ministre Jean Castex a indiqué ce jeudi que l'objectif du plan de relance de l'économie était de créer 160.000 emplois en 2021 et prioritairement de "lutter contre le chômage".

"J'espère que le plan de relance en 2021 créera 160.000 emplois. C'est notre objectif", a-t-il déclaré sur RTL. "Relancer l'économie et lutter contre le chômage, c'est l'objectif prioritaire de ce plan", a-t-il aussi dit.

Matignon avait précédemment évoqué le chiffre de 200.000 emplois créés par le plan.

"On a des chiffres qui disent plus", a-t-il ajouté, mais "c'est pas le genre de la maison de faire des rodomontades et de dire qu'on va inverser des courbes", a-t-il souligné, en référence à l'objectif qu'avait fixé François Hollande durant son quinquennat.

Interrogé sur les critiques accusant le gouvernement de faire des cadeaux aux entreprises, M. Castex a au contraire fait valoir que "ce plan est un cadeau fait à la France" pour "relancer l'économie et lutter contre le chômage; c'est l'objectif prioritaire de ce plan".

Emploi, compétitivité, écologie: les principales mesures du plan de relance

Pour sortir la France de la crise, réindustrialiser le pays, créer des emplois et accélérer la transition écologique, le plan de relance déploie des mesures tous azimuts en faveur de nombreux secteurs. En voici les principales.

Compétitivité - 35 milliards d'euros

  • Baisse pérenne de 10 milliards d'euros des impôts de production (soit 20 milliards sur les deux ans du plan de relance), via notamment une réduction de moitié de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (soit 7 milliards) et la baisse de moitié des impôts fonciers pesant sur les sites industriels. Cette baisse des impôts de production bénéficiera à 42% aux entreprises de taille intermédiaire (ETI), à 32% aux PME et à 26% aux grandes entreprises selon le gouvernement.

  • 3 milliards d'euros de soutien aux fonds propres des entreprises, via une garantie publique associée aux prêts participatifs accordés par les banques ou à des fonds qui seraient labellisés par l'État. Le gouvernement espère ainsi créer un effet de levier et mobiliser le secteur bancaire entre 10 et 15 milliards d'euros.
  • L'État subventionnera à hauteur d'1 milliard d'euros le développement industriel sur les territoires, soit 400 millions d'euros pour le dispositif existant des territoires d'industrie et 600 millions pour un appel à projets sur la relocalisation de productions en France.

Lire aussi : Les collectivités attendent un plan de relance qui tire les leçons de la crise

  • 11 milliards d'euros prévus dans le prochain Programme d'investissements d'avenir (PIA) seront fléchés vers le plan de relance et concerneront notamment des aides à l'innovation de Bpifrance.
  • 385 millions d'euros seront alloués à la transition numérique des TPE et PME.
  • Le gouvernement a également évoqué ces dernières semaines des aides à l'export et des simplifications administratives pour accélérer la reprise de l'activité.

Transition écologique - 30 milliards

  • Les transports bénéficieront de 11 milliards d'euros, dont 4,7 milliards d'euros affectés à la SNCF afin de redévelopper le fret ferroviaire, en particulier la ligne Perpignan-Rungis, les petites lignes et deux lignes de trains de nuit. Le reste ira à un plan vélo et aux transports publics.

Lire aussi : Comment le gouvernement veut faire du vélo la "petite reine" du déconfinement

  • Près de 7 milliards d'euros sont mobilisés pour la rénovation énergétique des bâtiments: 4 milliards pour les bâtiments publics (écoles, université, etc.) et 2 milliards pour les ménages via la prime Maprimerénov' qui sera accessible à tous les ménages, sans plafond de revenus, à partir du 1er janvier 2021. Le gouvernement veut notamment viser les rénovations globales, plus efficaces en termes d'économie d'énergie, ainsi que les bailleurs et les copropriétés, là où les travaux sont les plus difficiles à déclencher.
  • 9 milliards seront affectés à l'accompagnement des entreprises dans leur transition énergétique, notamment via la recherche et l'innovation, dont 2 milliards pour développer l'hydrogène "vert", c'est-à-dire non issu des hydrocarbures.
  • Le développement d'une agriculture plus durable et d'une alimentation plus saine bénéficiera d'aides de 1,2 milliard d'euros.
  • 300 millions d'euros iront à l'accélération de la rénovation des réseaux d'eau, en particulier outremer.

Cohésion sociale et territoriale - 35 milliards

  • Un plan pour l'emploi des jeunes, doté de 6,5 milliards d'euros déjà votés cet été, comprend notamment l'aide de 4.000 euros pour toute embauche d'un jeune de moins de 26 ans pour un contrat de trois mois minimum, les primes pour l'embauche de jeunes en alternance, les contrats d'insertion ou le service civique étendu.

Lire aussi : Plan de relance : l'emploi des jeunes, "priorité des priorités"

  • Un "bouclier anti-chômage" sera déployé via l'activité partielle de longue durée (6,6 milliards) et un renforcement des moyens du dispositif FNE-Formation, axé notamment sur les secteurs d'avenir (1 milliard).
  • 5,2 milliards d'euros iront soutenir l'investissement des collectivités.
  • Environ 6 milliards d'euros pour le soutien à l'investissement des hôpitaux.
  • L'augmentation de 100 euros de l'allocation de rentrée scolaire représente environ 500 millions d'euros.

Lire aussi : Fragilisés par la crise, 62% des parents redoutent les dépenses de la rentrée

  • Le plan pauvreté et anti-exclusion sera doté de 200 millions d'euros supplémentaires.
  • 350 millions iront financer la rénovation de ponts en danger sur les territoires.

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a écrit le 04/09/2020 à 19:04 :
plan d'urgence : remettre au travail dans les conditions d'avant confinement la totalité de la fonction publique et renforcer les dispositifs d'ouvertures et de traitement des services accessibles au public et entreprises (trésor public , douane ,commissariats et gendarmeries , services des cartes grises , des documents administratifs d'identité , permis divers , autorisations administratives , etc ...
refonder complètement la fiscalité des entreprises (charges sociales ,impôts et taxes ) pour une fiscalité universelle , non confiscatoire , préservant une capacité concurrentielle de niveau comparable avec nos partenaires de UE ; et arrêter cette perpétuelle politique d'exonérations spécifiques , subventions , rabais fiscaux divers ,
qui ne profitent qu'aux plus riches et lobbies influents , sans pour autant rétablir une confiance et une volonté de développement auprès des entrepreneurs et investisseurs potentiels .
ces deux dispositions ne demandent pas de délais d'exécution étalés dans le temps ni de mobilisations financières exceptionnelles de valeur et durée .( le parlement a le temps de légiférer pour une nouvelle fiscalité applicable en janvier 2021 )
pour l'emploi, la priorité doit être celle de la formation professionnelle et de l'apprentissage ; c'est là qu'il faut mettre de l'argent en sortant des sentiers battus et compromis politico-syndicaux qui ont prouvé leur peu d'efficacité . la formation professionnelle doit être confiée à des spécialistes avec des programmes agréés et contrôlés par une structure dédiée associant Etat/Régions et branches professionnelles . de même il faut une incitation financière plus forte pour que les entreprises acceptent davantage d'apprentis . on accepte de dépenser des sommes importantes pour les étudiants sans obligation de résultat ni de capacité d'insertion professionnelle , on peut légitimement justifier qu'un apprenti soit doté d'un financement public égal .
consacrons à l'apprentissage un budget équivalent (en valeur relative d'effectif ) à celui de l'enseignement supérieur , l'efficacité pour l'emploi y gagnera et l'égalité républicaine sera respectée .
a écrit le 04/09/2020 à 7:43 :
D'après la grille du MEDEF, avec les 50 milliards du CICE, un million d'emplois devaient être créés.
Si je compte bien, avec 100 milliards, on devrait donc en créer le double. Non ?
a écrit le 04/09/2020 à 4:10 :
... en numerisant l'économie à coup de milliards et en foutant les vieux à la porte !!!!
a écrit le 04/09/2020 à 3:50 :
10 milliards divisés par 160 000 emplois = 62 500€ par personne.
pourquoi pas les embaucher directement en tant que fonctionnaire, je suis sûr qu'il y a des emplois à créer qui pourraient bénéficier au service public.
genre refaire les routes, créer des hlm et prisons, embaucher des flics... la liste est longue.
a écrit le 03/09/2020 à 23:41 :
à 625 000 € par poste créé, c'est des jobs avec Mercedes classe S de fonction et appartement avenue Foch ?

Ce qui va se passer est déjà écrit. Les profiteurs de guerre vont rafler les aides et les perdants vont se partager le chômage et la misère.
Et les ravis de la crêche l'Elysée feront les idiots..."on ne comprend pas, avec tout cet argent qu'on a distribué ....". Ce fric de dingue !
Réponse de le 04/09/2020 à 3:54 :
exactement, on nous prend pour des quiches.
réductions d’impôts = bénéfices, pas emplois.
mais c'est dur pour eux à comprendre ce qu'est un bénéfice quand tout leur tombe du ciel
a écrit le 03/09/2020 à 19:38 :
Qui dit mieux ?
1 million une fois
1 million deux fois
...
Réponse de le 04/09/2020 à 10:21 :
Sans oublier le pin's à la boutonnière.
a écrit le 03/09/2020 à 19:31 :
il est bon que le peuple ignore beaucoup de choses vraies et croie de fausses ! mais une minorité de journalistes font encore leur travail d informer
a écrit le 03/09/2020 à 17:23 :
l'espoir fait vivre
il profite du covid pour faire la transition energetique, en faisant fi du fait que l'argent investi ' facon ecolobobo', c'est a dire conformement a ce que segolene royal a dit ( ' un investissement n'a pas a etre rentable'), on n'en revoit jamais la couleur
depense depense depense
ils n'ont que ce mot a la bouche et laisseront les suivants se charger du remboursement de la dette ( qui encore une fois ne va pas se rembourser toute seule avec des investissements comme ca!)
un petit cours finance 1ere annee lui aurait ouvert les yeux, meme en rattant les partielles de decembre
a écrit le 03/09/2020 à 16:44 :
"J'espère que le plan de relance en 2021 créera 160.000 emplois. C'est notre objectif"

J"espère ,donc il en est même pas sur.Par contre en 2020 , 800.000 emplois supprimer au moins d"après Lemaire voir l'Unédic qui envisage même 900.000 destructions ça parait plus probable.
a écrit le 03/09/2020 à 15:53 :
Avec M. Castex c’est 160000 emplois en 1 an et demi.

Comme quoi, même au PS, on jouait petit bras il y a quelques années seulement. A la place de Mme Royal, j’aurais annoncé 5 millions d’emplois verts en 15 mois.
Vu le QI de la majorité des français, ça passait sans problème.

Un peu d’audace M. Castex, annoncez 10 millions d’emplois d’ici 2 ans. Les élections c’est pour bientôt.
a écrit le 03/09/2020 à 15:16 :
C'est donc le recrutement de 160.000 fonctionnaires qui est envisagé. Pour toute entreprise, engager un nouveau salarié de façon perenne répond à un besoin à long terme : c'est un véritable investissement. Or l'Etat ne prend aucune mesure digne de confiance, comme la baisse des charges sociales et des impôts, juste des réponses à court terme afin que les hommes au pouvoir gagnent les prochaines élections.
a écrit le 03/09/2020 à 14:29 :
Ben ça ne fait que 1600 emplois par département, donc objectif relatif, faut actionner le président du département et préfet pour réaliser ce qui bloque dans le tissu industriel pour impacter ces emplois, faire sauter des normes, passer au-dessus de certaines lois (pas sociales évidement) mais habituelles et stupides.
comme passer les minimas de 10 à12 , 50 à 60 salariés etc.
Dans les pays de loire, pas sur d'y arriver, les salariés motivés compétents faut encore les trouver.
Je suis des annonces pour ma fille mais à l'autre bout de la région, il y a 2 ans que ça dure, un métier en tension juste bac pro sans chômage.
a écrit le 03/09/2020 à 14:10 :
exemple d'aide 15 millions pour BAYROU ET SES 100 collaborateurs
5 conseillers de plus par ministère
augmentation jusqu'a 70 % des salaires ministere voir rapport DOSIERE

ETC ETC Financement par nos petits enfants !!!! et on va donner des conseils en Lybie et au MALI !!!!!!!
a écrit le 03/09/2020 à 13:26 :
un pognon de dingue qui va permettre d'embaucher un paquet de fonctionnaires ( déjà près de 3000 à Pôle Emploi ) , d'engraisser les copains et les coquins , et d'acheter à bon compte des voix pour la réélection du joueur de pipeau .
"ça fait sens " m'a dit un ex pote courtisan à la lrem .
a écrit le 03/09/2020 à 12:45 :
Et pourquoi pas inverser la courbe du chômage ? A dieu Macron !!!
a écrit le 03/09/2020 à 11:40 :
Il a raison de fixer des objectifs, moins ils seront atteints, plus la tâche pour MACRON de se faire réélire en 2022 sera compromise. Car comme le dit l'autre article, rarement en France les objectifs de relance économique ou de baisse du chômage sont atteints tellement vrai que le pauvre HOLLANDE a attendu vainement son "inversion de la courbe du chômage" Quant à la diminution de la fameuse "dépense publique" on attend toujours.
a écrit le 03/09/2020 à 11:17 :
Comme leurs prédécesseurs ils ne comprennent rien à l'économie, les seuls emplois qui seront crées seront ceux qu'ils l'auraient été sans aucune aide . C'est de l'argent mal utilisée encore une fois, il y a rien à atrendre de cet exécutif qui gère mal la crise du coronnat virus en mettant le pays par terre et en suite incapable de ratrapper ses erreurs .Le passage de Macron aura été une calamité pour notre pays . Je me demande si l'on pourra s'en sortir un jour ? car rien qui poindre à l'horizon ! même en écarquillant bien le yeux ! vraiment rien ne m'ébloui , pour que l'on puisse espérer un changement de la décrépitude ambiante .
a écrit le 03/09/2020 à 10:14 :
Si c'est ensuite vouloir expliquer que ce plan n'a d'autres objectifs, que d'aider les entreprises nous allons tous pouvoir rigoler.

Car ce qui est un fait, c'est que cela chargera la dette, mais que les mêmes qui taillerons la route au moment de l'a rembourser permet encore une fois de constater qu'il n'y a aucune contrainte d'actes sur l'emploi.

Et puis 160000 emplois je ne vois pas du fait même d'un commissariat au plan qui normalement doit produire du sens aux fonds qui sont octroyés, viendra après....

Autrement dit, avec ce qui se passe comme rapprochements ou opa sur le marché, donner l'argent sans projet autre que des incantations, une sommes et une espérance me permet du coup de douter de l'efficience de la démarche, si ce n'est soutenir de manière indirecte des groupes économiques et financiers.

Et au vue du grand nombre de pauvres et en particuliers de femmes visibles dans la rue, elles et ils ne sont pas prêt d'en sortir.

Bref il me semble que dire n'est pas faire, et créer de l'emploi lorsque l'on a nommé une ministre de l'emploi drh, je ne vois pas comment le développement des énergies renouvelables qui relis la personne a la proximité de la source d'énergie, rentre en raisonnance avec les fonds donnés!

J'imagine que cela va permettre de soutenir superficiellement l'économie, rien de plus.

Lors d'un appel d'offre, normalement le projet est avant, les moyens arrivant en rapport avec les idées du projet, la c'est l'inverse tout seul dans son coin, pour espérer que l'économie est magique et viendra sauver la réalité qu'il n'est pas difficile de constater aujourd'hui et demain !
a écrit le 03/09/2020 à 9:07 :
Autrefois ils nous faisaient des promesses, maintenant ils nous font des promesses chiffrées, ce qui ne change rien à la fin vu qu'à l'échéance c'est systématiquement plus "compliqué".

Quelle sera la prochaine étape de leur démagogie ?

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