Retraites : « 64 ans, c'est toujours non ! », martèlent les syndicats
latribune.fr

Les syndicats se disent prêts à participer à de nouvelles discussions sur la réforme des retraites.
Philippe Wojazer
latribune.fr

Les syndicats se disent prêts à participer à de nouvelles discussions sur la réforme des retraites.
Philippe Wojazer
C'est une main tendue au gouvernement de Michel Barnier. Les huit organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaire et FSU) qui avaient mené le combat social en 2023 contre la réforme voulue par le président Emmanuel Macron, se disent ce lundi dans un communiqué, « prêtes à participer à tous les rendez-vous de concertation et de négociation sur toutes les questions de retraite ». Elles citent « les mesures d'âge qui doivent être abrogées, l'égalité femmes-hommes, la pénibilité, l'emploi des seniors, les carrières longues... »
Michel Barnier s'est dit le 1er octobre, lors de son discours de politique générale devant l'Assemblée nationale, ouvert à des « aménagements raisonnables et justes », en concertation avec les partenaires sociaux, tout en jugeant « impératif de préserver l'équilibre durable de notre système de retraites ».
Résolument offensifs, les syndicats appellent toujours le chef du gouvernement « à suspendre immédiatement la réforme pour permettre son abrogation et à organiser une conférence de financement des retraites au cours de laquelle les organisations syndicales démontreront qu'il est possible de revenir sur les 64 ans ».
« L'avenir des retraites mérite un débat de haut niveau : il faut pouvoir aborder l'ensemble des questions et discuter de l'ensemble des paramètres. C'est ainsi qu'il faut supprimer les mesures d'âge de la précédente réforme tout en consolidant l'avenir de notre système de retraites par répartition », estiment-ils. A Matignon de rouvrir ou non des discussions approfondies sur la réforme.
À lire également
Un déficit de 2,5 milliards d'euros pour la caisse des fonctionnaires territoriaux
Selon un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), la caisse de retraites des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers (CNARCL) affiche un déficit de 2,5 milliards d'euros en 2023. Pire, le chiffre devrait se creuser en 2024 et à l'avenir. Le déficit devrait atteindre 3,8 milliards d'euros en 2024 et 11,1 milliards en 2030 sans « mesures correctrices », selon l'Igas.
Pour rappel, la CNRACL assure la couverture de base et complémentaire des agents de la fonction publique territoriale et hospitalière (1,3 million de retraités), pour un total de 26 milliards d'euros de prestations versées en 2023. Seul hic, ses 2,2 millions de cotisants n'ont apporté que 24,4 milliards de recettes l'année dernière. Dans le rapport, l'Igas préconise une hausse de la cotisation employeur. Pas sûr que les collectivités locales apprécient.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

(Avec AFP)
latribune.fr