Retraites : les partenaires sociaux en passe de reprendre la main sur tous les régimes du privé
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C'est un scénario qui avance doucement, mais qui pourrait aboutir à une petite révolution. Alors que la concertation sur l'avenir du système de retraite par répartition entre dans une phase « décisive », une proposition de transformation radicale se dessine peu à peu : permettre aux partenaires sociaux de jouer un rôle moteur dans la gestion de l'ensemble des régimes des salariés du secteur privé, à l'image de ce qui se fait déjà pour la retraite complémentaire Agirc-Arrco.
Chez les partenaires sociaux, la perspective séduit. Aujourd'hui, bien que présents dans les conseils d'administration, les représentants syndicaux et patronaux disposent de peu de leviers concrets dans les régimes de base, comme celui de la Cnav, largement piloté par l'État via les lois de financement de la Sécurité sociale. Selon un document de travail transmis aux participants de l'« ex-conclave », les retraites des salariés du privé représentent 276 milliards d'euros, soit les deux tiers de l'ensemble des pensions versées. Et ce poids devrait encore croître dans les prochaines décennies.
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Le scénario à l'étude conférerait aux partenaires sociaux des compétences élargies sur des sujets cruciaux, comme l'évolution des cotisations, la revalorisation des pensions, le durée de cotisation pour une retraite à taux plein, voire l'âge de départ. Le tout encadré par une règle budgétaire, plusieurs fois rappelée par François Bayrou, visant à garantir l'équilibre du système, sur le modèle de l'Agirc-Arrco.
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