Retraites : Macron attendu au tournant à la veille des voeux présidentiels

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(Crédits : Christian Hartmann)
Des transports toujours perturbés, en particulier en Ile-de-France malgré un léger mieux: la France vit lundi son 26e jour de grève contre la réforme des retraites, à la veille du réveillon de la Saint-Sylvestre et des voeux très attendus d'Emmanuel Macron.

Message d'apaisement ou signal de fermeté ? La parole du président de la République sera scrutée de près mardi 31 décembre au soir, alors que le conflit social contre le projet de "système universel" de retraite par points est, au 26e jour de grève ce lundi 30 décembre, déjà plus long que celui de 1995. Quasi muet sur les retraites depuis des semaines, le chef de l'Etat s'est contenté d'un appel, en vain, à la trêve pour Noël et a fait savoir qu'il renonçait à sa pension de président, avant de se retirer au fort de Brégançon.

Il s'est ainsi ménagé une possible fenêtre de tir pour débloquer la situation le 31. Sauf s'il opte pour le bras de fer, au risque de radicaliser les opposants avant une reprise des discussions qui n'est pas prévue avant le 7 janvier. "Je pense qu'il est grand temps d'appuyer sur le bouton stop", a redit, ce lundi  30 décembre, le secrétaire général de Force ouvrière, Yves Veyrier, pour qui "le projet se délite, à l'évidence".

La tension s'accentue entre le gouvernement et les syndicats

"Ça fuit de toutes parts et le gouvernement est obligé de colmater les brèches" en multipliant les concessions, a-t-il relevé. "On s'aperçoit que (le futur système) ne fonctionne pas pour telle ou telle profession, que ce soient les pilotes, les pompiers, les danseurs de l'Opéra...", a énuméré le dirigeant syndical, partisan d'un retrait total du projet. Même revendication à la CGT-Cheminots, fer de lance d'une contestation sans pause. "La trêve, c'est la défaite", a estimé Mathieu Bolle-Reddat, leader de cette fédération syndicale à Versailles.

Pour lui, les grévistes sont d'autant plus "déterminés" que le gouvernement est "brutal, agressif, méprisant". Le ton, de fait, est monté d'un cran dimanche entre l'exécutif et les opposants les plus déterminés à la réforme. Le secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a reproché à la CGT de pratiquer un syndicalisme "de blocage" voire "d'intimidation" quand le numéro un de la centrale, Philippe Martinez, accusait le gouvernement d'organiser "le bordel" et de jouer "le pourrissement" du conflit.

Concert devant l'Opéra Bastille

En l'absence de sortie de crise, la seconde semaine des vacances scolaires a commencé lundi par un 26e jour consécutif de grève à la SNCF et à la RATP. Il fallait compter sur seulement un TGV sur deux, un Transilien sur quatre et trois circulations de TER (souvent assurées par des cars) sur dix, même si le taux de grévistes à la SNCF est tombé à 7,1%, nouveau plus bas niveau depuis le début du mouvement le 5 décembre. Le trafic RATP a certes connu une nette amélioration, avec 14 lignes de métro fonctionnant normalement (lignes 1 et 14) ou partiellement, et des RER A et B circulant de 6h30 à 19h30. Mais pendant la nuit de la Saint-Sylvestre, seules les lignes automatiques 1 et 14 circuleront jusqu'à 2h15 du matin.

Les opposants à la réforme ont mené plusieurs opérations de blocage. Au moins deux dépôts de bus parisiens ont dû être débloqués par les forces de l'ordre, selon la RATP. À Brest, des manifestants ont temporairement empêché le départ de "cars Macron" utilisés, selon FO, pour "casser la grève". Dans le Calvados, des grévistes ont occupé plusieurs voies de chemin de fer avant d'être délogés par la police, selon la SNCF. En outre, des dockers et agents portuaires ont bloqué les entrées des bâtiments administratifs des ports de commerce de Lorient, du Havre et de Rouen.

À l'Opéra de Paris, où une cinquantaine de représentations ont déjà été annulées, les grévistes ne lèvent pas le pied, malgré la "clause du grand-père" accordée aux danseurs (seules les recrues à partir de 2022 seront concernées par le nouveau système). Des musiciens de l'orchestre maison ont prévu de donner un concert gratuit mardi après-midi devant l'Opéra Bastille. Même détermination du côté des avocats, appelés par le Conseil national des barreaux à une "grève dure" à partir du 6 janvier.

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Commentaires
a écrit le 31/12/2019 à 17:21 :
Je n'ai pas voté pour vous, ni au 1er ni au 2ème tour,
Mais à présent prete à voter pour vous avec détermination.

Toute votre action forte depuis 2 ans et demi, commence à pallier le Désastre et Passif et Paresse et Irresponsabilité, de trois de vos prédécesseurs depuis 1981
et de la spirale infernale enclenchée en Mai 1981.

Continuez ainsi, réélu ou non vous aurez BIEN !!! travaillé.
Réponse de le 02/01/2020 à 10:31 :
Pourquoi tant de haine envers notre président !?

Vous voulez qu'il se fasse massacrer ou quoi ?

Hum... -_-
Réponse de le 02/01/2020 à 15:54 :
"Je n'ai pas voté pour vous, ni au 1er ni au 2ème tour,
Mais à présent prete à voter pour vous avec détermination"

En gros tu as voté à droite au 1er ni au 2ème tour et depuis que tu t'es apercu que Macron est de droite ,tu vas voter pour lui la prochaine fois .Rien de nouveau sous le soleil, donc.
a écrit le 31/12/2019 à 12:47 :
Le moins disant social est le fer de lance de sa politique menée jusque-la , alors que pourrait-il annoncé de différent . Je ne vois pas , c'est prédécesseur ont laissé d'énormes trous dans l'économie , mais lui est parti pour faire plus fort, il laissera un volcan .
a écrit le 31/12/2019 à 12:40 :
Macron : l'homme qui désenfumait en soufflant sur le feu.
a écrit le 31/12/2019 à 12:09 :
Que va t'il pouvoir dire, son règne est un échec, si les entreprises créent des emplois, c'est pas de sa faute, c'est que des entrepreneurs courageux sous la mitraille de normes, de changements de lois, de taxes, l'introuvabilite de personnel ont relevé la tête comme en 14 a Verdun.
a écrit le 31/12/2019 à 11:29 :
qui peut encore attendre quelque chose de celui qui a échoué partout: désindustrialisation, déficit commercial, endettement, pauvreté, impôt et taxes records, délabrement des services publics et infrastructures (hôpitaux, rail, routes,...), vraies réformes (gouvernement inutile sous contrôle UE, administrations en mode survie), extension des zones de non droit et du grand banditisme international,...
a écrit le 31/12/2019 à 11:17 :
apres ce grand caffouillage méprisant le clan a perdu toute crédibilité . comme le dicton. celui qui précipite ses pas tombe
a écrit le 31/12/2019 à 10:44 :
Macron va s'adresser ce soir a la france majoritaire,celle qui travaille dur et qui ne dit rien.La réforme passera,il va falloir s'y faire,et les syndicalistes vont devoir reprendre le travail,meme si c'est inhumain et pénible.Finies les vacances!
a écrit le 31/12/2019 à 10:13 :
Dans peu de temps on nous apprendra que Macron n'est qu'une "victime" des desiderata de l'UE de Bruxelles et des lobbies!
a écrit le 31/12/2019 à 9:46 :
Macron se trouve confronté aux erreurs maladresses de son 1er ministre et des explications fantaisistes de ses collaborateurs ministres et secrétaires d'état amateurs immatures, Macron est aussi son propre ennemi en ayant raconté tout et n'importe quoi.
Pour Macron, s'il était tenté de rendre son tablier, Pole Exploit pourrait par exemple lui proposer une formation pour le métier qui va être à la mode, le métier du désenfumage .
a écrit le 31/12/2019 à 9:22 :
Macron se trouve confronté à une GGT dont l'objectif est strictement politique : organiser le chaos pour favoriser un coup d'état larvé au bénéfice de dune coalition rouge- brun !
Réponse de le 31/12/2019 à 10:49 :
Faudra quand même qu'un jour tu nous dises ce que tu prends parce que visiblement c'est de la bonne !
a écrit le 31/12/2019 à 9:18 :
Le discours du Président est attendu ;
La question est de savoir par qui son discours est attendu ;

Selon les sondages dans la France profonde, 77 % des Françaises et des Français sont contre le projet retraite du gouvernement et soutiennent les grévistes ...
* ces 77% attendent pour le moins le retrait du projet, et plus généralement un limogeage du gouvernement

Selon la dernière Assemblée Générale du parti LaREM, une infime minorité, 4,2% des adhérents ont participé et sont en halène en trans devant le plaisir intense de l'admirer et boire ses paroles

mais les 95,8% d'adhérents qui ont déserté cette Assemblée Générale LaREM ils vont probablement déserter aussi leurs téléviseurs et s'occuper de survivre ou de festoyer selon leurs niveau de vie ...
* ceux là sont tellement déçus qu'ils n'attendent rien, mais s'attendent au pire ... que leurs voisins les ciblent si par malheur la France sombrait dans une guerre civile, ce que personne ne souhaite même si elle esten germe.
a écrit le 31/12/2019 à 9:08 :
Désavoué par les Français et critiqué pour sa réforme des retraites, Emmanuel Macron s’isole et ne semble pas vouloir écouter son entourage politique. Le Parisien révèle que le président de la République est aux abonnés absents et va jusqu’à chambouler ses habitudes lorsqu’il doit rejoindre la résidence de la Lanterne.

Emmanuel Macron serait-il à bout ? La question commence à se poser pour le président qui traverse actuellement la deuxième plus grosse crise de son quinquennat. Après le mouvement des Gilets Jaunes qui a vu le jour en novembre 2018, il fait face à une grève qui paralyse le pays depuis le 5 décembre dernier, à la suite de son annonce concernant la réforme des retraites. Emmanuel Macron semble accuser le coup et reste pour le moins silencieux.

Pour ses soutiens, les faits sont là : il s’isole, comme il l’a déjà fait après le début de la crise des Gilets Jaunes. « Je ne l’appelle plus. Ça ne sert à rien, c’est même contre-productif. Il n’écoute personne ! » rouspète un proche dans Le Parisien tandis qu’un ministre note : « On se démène comme des fous. Mais il ne nous fait jamais le moindre retour, ni remerciement. » Le mari de Brigitte Macron en disgrâce auprès des Français et de ses soutiens ? Deux politiques lâchent respectivement : « Il y en a à qui il ne parle jamais » et « Il n’a pas de lien avec nous ».

Alors qu’Emmanuel Macron va jusqu’à changer son trajet en voiture afin de rejoindre sa résidence de la Lanterne « pour éviter le peuple qui l’a élu », qui peut lui parler, le conseiller, l’écouter quand ce ne sont ses proches à l’instar de sa belle-fille qui s’y collent ? Sa femme semble être la seule à pouvoir lui adresser quelques mots, même si elle n’a pas l’habitude de le ménager. Quand Brigitte a quelque chose à lui dire, elle est franche et directe. « On est un couple assez musclé, on se dit les choses, mais ça se passe toujours portes fermées », avait-elle prévenu sur RTL. Peut-être qu’elle parviendra à relancer la machine. Le Parisien repris par F Asselineau.
a écrit le 31/12/2019 à 8:39 :
Bof, preferant parler de la france depuis l'etranger il va parler europe et monde. Quand aux retraites, s'il s'entête dans cette mauvaise reforme la campagne de 2022 sera sur la reforme de la reforme macron, et là, il aura beaucoup beaucoup de mal a être audible. Faire de si hautes et brillantes etudes pour gacher autant d'opportunités c'est bien dommage. La victoire, et la defaite de l'ideologie sans idées.
a écrit le 31/12/2019 à 8:34 :
Supprimer le droit de grève dans les secteurs stratégiques comme les transports, la santé et l'éducation s'impose comme une nécessité vitale pour une société rongée par le democratisme, maladie infantile de la démocratie. On ne peut accepter indéfiniment le blocage du droit de circulation, la violence hebdomadaire de groupe en jaune ou en rouge, au risque de détruire les libertés publiques. Un pouvoir musclé sachant rétablir l'ordre tout en restaurant le prestige du pays apparaît de plus en plus comme l'alternative au chaos actuel. La France est en quête d'un Chef.
Réponse de le 31/12/2019 à 10:47 :
c'est parce que il y a un chef que nous sommes dans cette situation.
La pensée d'un individu face a la réalité du monde.

ce qui se passe est de la faute de celui qui a produit le vide.
a écrit le 31/12/2019 à 1:41 :
Je ne comprend pas pourquoi tout le monde n'est pas favorable à ce que chacun puisse choisir de mettre une partie de ses cotisations à la retraite dans un système par capitalisation s'il le souhaite. En répartissant entre capitalisation et répartition ça permet de répartir le risque et chacun choisit son ratio.ça parait pourtant du bon sens.
Réponse de le 31/12/2019 à 9:05 :
Qui vous empêche de placer votre épargne en bourse ? Il y a des tas de solutions bancaires. Après ne comptez pas sur les autres si la bourse s'effondre !
Réponse de le 31/12/2019 à 12:11 :
Sauf que l' UE qui tient la main à Macron sur le sujet retraites, comme sur tous les autres, ne veut plus de retraites par répartition.
Format court, format long souhaitez-vus un petit quelque chose qui s' appellerait développement ?
a écrit le 30/12/2019 à 22:32 :
Si les vœux du président sont « très attendus » par les Français, pour autant que cette affirmation soit vraie, c’est qu’ils n’ont toujours pas compris le jeu qui se joue depuis plus d’un an, qu’ils soient Macronistes ou gilets jaunes, pour ou contre la réforme des retraites, riches ou pauvres ou bien tout simplement en état de confusion avancée.
Le « jeu » qui se joue depuis plus d’un an c’est tout simplement un président tout puissant qui, pour cacher une « aberration », a, comme dirait Martinez, laissé s’installer le « bordel ».
L’aberration c’est le regroupement en un seul parti (LREM) de la quasi-totalité de la gauche et de la droite modérées (à en croire les scores de ce qu’il reste du PS ou des LR), comme si par exemple aux Etats Unis les partis démocrate et républicain avaient été dissous et fusionnés en un seul parti.
Et pour cacher cette « aberration » quoi de mieux par exemple que des gilets jaunes qui, depuis plus d’un an, ont créé un climat d’agitation. On a donc eu l’impression que le président était en mauvaise posture et qu’il était même en pleine tempête alors qu’aucun souffle n’est parvenu jusqu'à son fauteuil élyséen. Et maintenant la grève contre la réforme des retraites fait à nouveau croire qu’il risque de se passer quelque chose alors qu’en réalité tout ceci pourrait encore durer des mois (jusqu'à l’épuisement de l’adversaire) tant les Français sont désormais habitués à la pagaille.
En résumé un président tout puissant (sans opposant, hormis les partis extrêmes, quel choix !), qui ne risque rien car, sans opposition modérée, les votes des mécontents ne vont aller nulle part, donc un président qui va sans doute encore nous faire croire qu’il est « à l’écoute » et qui, grâce à quelques concessions symboliques et indolores, va réussir à faire passer sa réforme comme il avait déjà réussi, en 2018, à supprimer le statut du cheminot. Mais il est à noter que, bien qu’il ait la majorité absolue à l’Assemblée, il n’en abuse pas et au contraire se dit prêt à discuter et ceci, bien sûr, pour cacher son omnipotence.
Réponse de le 31/12/2019 à 9:06 :
Il n' y a pas d' opposants à Macon-des-GOPE car les médias mainstream aux mains des néolibéraux n' en fabriquent tout simplement pas en ne leur fournissant aucune fenêtre médiatique pour s' exprimer et on y retrouve à l' inverse tous ses pseudo..opposants comme lui pour l' UE,
LFI, RN, LR etc..

En résumé on ne débat jamais du rôle de l' UE qui fabrique la politique du pays sous peine d' excommunication médiaitique.

Aujourd 'hui donc, le seul vrai opposant à Macron est l' UPR d' Asselineau puisque le seul VRAI choix posé se trouve dans l' équation suivante, continue-t-on la politique mortifère des GOPE pour le pays ou sort-on de l' UE par l' article 50 à l' anglaise pour retrouver -et dans le seul intérêt des français et du pays- notre liberté et notre démocratie..
CQFD-
Réponse de le 31/12/2019 à 9:22 :
Théorie séduisante, pour gérer n'importe qui il faudrait agir n'importe comment. Mais elle n'explicite pas les objectifs de celui qui l'applique. Que voudrait Macron, ou ceux qui l'ont mis au pouvoir (je parle des mentors), pas le calme manifestement, ni la clarté, mais quoi alors ? Faire nimporte quoi le plus longtemps possible ?
a écrit le 30/12/2019 à 21:45 :
En 2022 un nombres des retraités seront plus la pour les élections présidentielles dit part Macron moralité ils seront morts ? La retraite un pognon de d Ain gué
a écrit le 30/12/2019 à 21:34 :
Il est invraisemblable que le Mikronprinz prenne un tournant. Personne n'attend donc. "IL" a fait la paix avec son camp des héritiers de la République, les fonctionnaires et les salariés du secteur public ou parapublic, jusqu'à la ballerine, lachant tout et restaurant leurs privilèges dans le nouveau langage des retraites qu'il n'a pas encore vraiment expliqué aux autres français, ni en droit ni en thune. Les syndicats qui cogérent depuis 1945 les régimes de retraite jouent pleinement leur rôle critique et contradictoire pour la France, car il y aura nécessairement des compensations (bonus- malus). Qu'is en soient remerciés.
a écrit le 30/12/2019 à 20:55 :
C'est pas bête ce que fait l'Opéra de Paris.

On se met tous en grève et on bosse tous gratuitement vue que c'est leur projet.

Une petite grève de la faim, des millions de mort et il n'y aura plus besoin de réforme des retraites.

CQFD.

PS: vue l'épaisseur des danseuses étoiles, je propose de leurs épargner la grève de la faim, sinon le lac des signes va vite se transformer en corale de primaire...
a écrit le 30/12/2019 à 19:28 :
"Il" va parler...comme le Messie...ou Rabbi Jacob
... pour ne rien dire....parce qu'il n'a rien à dire de concret...parce que ses soutiens attendent la réforme avec impatience. Idéologie et perspectives de gros bénéfices en vue.
Réponse de le 30/12/2019 à 21:58 :
Vous savez parfaitement que l'allocution présidentielle du 1ier de l'an n'a jamais aucun intérêt. Celle de Macron comme les autres, ni plus ni moins. Inutile d'essayer d'attaquer maladroitement Macron sur ce point, c'est totalement vain et fat.
a écrit le 30/12/2019 à 19:27 :
Le mouvement de blocage des transports en commun publics a une conséquence intéressante et malheureuse : il démontre que, tant que les systèmes de transport publics seront à la merci d'une corporation qui se considère comme toute puissante et au-dessus des lois et de l'intérêt general, toute transition énergétique dans le domaine des transports de personnes sera vouée à l'echec. Pour tous ceux qui habitent dans les grands centres urbains et vivent loin de leur lieu de travail, posséder un moyen de transport personnel - voiture, moto - en cas de greve reste totalement indispensable. Les conditions de transport infernales actuelles viennent nous le rappeler. Dans ma province, j'utilise mon vehicule pour aller au travail, et j'avoue ne pas avoir été du tout gêné par les grèves. L'indépendance et la sécurité en matière de transport professionnel sont hélas à ce prix.
a écrit le 30/12/2019 à 19:15 :
Macron est un problème à lui tout seul avec sa condescendante supériorité évidente. Néanmoins, le vrai problème c’est pas tant Macron mais ce qui se cache derrière les politiques menées : Sarko, Hollande ou Macron appliquent tous une seule et même politique. Celle imposée par Bruxelles. Impossible de rêver changements positifs tant que nous dépendrons de ces obligations. Ça n’est pas pour rien que tout le monde râle que l’on vote à droite ou à gauche. Et ce n’est certainement plus la famille Le Pen qui proposera une sortie...
Réponse de le 30/12/2019 à 22:27 :
Sarko, Hollande ou Macron appliquent tous une seule et même politique. Certes, mais elle n'est pas imposée par Bruxelles, mais par la situation effrayante de finances publiques au bord du gouffre, et de comptes sociaux qui ne valent guère mieux. Par la lâcheté d'expliquer aux français que les sacrifices sont devant eux. Et que l'UE ne trouvera pas les moyens de sauver la France comme elle l'a fait pour la Grèce.
Réponse de le 31/12/2019 à 10:26 :
Continuer a confondre "causes" et "conséquences" et vous allez nous convaincre de "vos" analyses!
Réponse de le 31/12/2019 à 13:02 :
@bruno_bd : vous avez peut-être raison, mais si ces politiques conduites depuis Sarkozy avaient vraiment un effet sur nos finances, ça devrait se voir depuis le temps, non ? Or on arrive à peine à influer sur le taux d'augmentation de la dette alors qu'en même temps ces politiques pèsent lourdement sur la croissance et la population (exemple : depuis le temps qu'on essaie en vain de réduire la dette du système hospitalier en diminuant le personnel, en fermant des lits et des hôpitaux, la seule chose que l'on a obtenu c'est de mettre le système au bord de l'explosion !).
Alors pourquoi ne pas carrément s'affranchir de ces obligations financières et avancer enfin une bonne fois pour toute ! De toute façon, les taux d'intérêts ne sont pas prêts de remonter et les dettes ne seront jamais remboursées (là vous venez de penser à la France ! Erreur, tournez-vous d'abord vers l'autre coté de l'Atlantique, voir du Pacifique !).
Réponse de le 31/12/2019 à 15:29 :
Donc si je comprends bien pour ne plus être sous la tutelle de l'europe comme vous le dites il faudrait que la France quitte l'euro et voir l'europe comme le Royaume-Uni. Mais là on pourrait appliquer notre propre politique.
Maiq c'est là que commecerait d'autres contraintes économiques. Pour éviter d'avoir une monnaie qui serait continuellement dévaluée il faudra une politique économique rigoureuse ce ce qui entraînera moins de social qu'actuellement et plus de difficultés pour les classes moyennes. Si cette politique de rigueur n'est pas faite alors on deviendra comme le Venuzella. C'est vrai c'est le paradis selon LFI.
Réponse de le 01/01/2020 à 23:19 :
@Aerolithe : je pense que Sarkozy, Hollande et Macron jouent petit bras, et toujours mus par la crainte de n-être pas réélus. Raté, Sarkozy et Hollande n'ont pas été réélus.
Exemples : Sarkozy a passé l'âge de la retraite de 60 à 62 ans. Il aurait rééquilibré plus durablement les comptes en passant à 65. Il a instauré à la dernière minute une TVA sociale, que son successeur s'est empressé d'annuler en arrivant... pour recréer 2 ans plus tard le CICE financé en partie par ... une remontée des taux de TVA. de même le CICE c'est 20 milliards là où il en aurait fallu 100 pour ramener le niveau d'imposition des entreprises françaises à celui des allemandes. Autre exemple, lew lois El Khomri partiellement vidées de leur substance qu'il a fallu compléter 2 ans plus tard. Bref, en France, c'est toujours trop peu, trop tard et sans continuité suffisante dans l'application des politiques. Alors qu'il faudrait s'inspirer de la façon dont Merkel a poursuivi et amplifié la politique initiée par Schroeder.
a écrit le 30/12/2019 à 19:10 :
Au vu de l'énervement des gens dans la rue, au volant et dans les transports, je dirais plutôt que ce sont les syndicats et les grévistes qui sont attendus au tournant...
a écrit le 30/12/2019 à 19:01 :
Moi, je trouve le jusqu'au-boutisme de la CGT très utile.
Grâce a elle, moins de 30% des français soutiennent la grève et le blocage des transports en commun, et ce chiffre est en chute constante. La grande majorité des français, et notamment ceux qui vivent dans les grandes agglomérations et sont donc fortement dépendants de la SNCF et de la RATP, ne supporte plus cette prise en otage et ne soutient plus - à juste titre - un mouvement clairement corporatiste qui défend avant tout la perpétuation de privilèges catégoriels vieux de 75 ans et qui ne se justifient plus (combien de cheminots en activité ont'ils pelleté du charbon ? Fait sauter une voie empruntée par un convoi allemand ? Le travail en horaire décalé d'un cheminot est-il différent de celui des compagnons qui font tourner depuis 30 ans mon usine en 3x8 24h/24, 365 jours par an, et qui partent eux à la retraite non pas a 55 ans mais entre 62 et 64 ans ?) . La CGT se tire non pas une balle mais le chargeur complet dans le pied; chant du cygne d'une organisation syndicale vieillotte qui se prend pelle sur pelle aux élections professionnelles (moins de 15% des voix dans ma boîte aux dernières élections, alors qu'il y a 15 ans elle dépassait les 60% dans la métallurgie!) et qui ne représente plus que moins de 430 000 salariés en France - essentiellement dans le secteur public et semi-public -.
Good by Martinez, continues a faire haïr ta centrale, tu vas réussir à la couler. Chapeau l'artiste, et merci.
Réponse de le 30/12/2019 à 22:00 :
" moins de 30% des français soutiennent la grève " Bizarre vos statistiques ! Tous les medias disent exactement le contraire ... Méthode Couet ?
a écrit le 30/12/2019 à 18:33 :
Ne m'appelez plus Jupiter Macron mais Roi des concessions pour mes camarades du public : police, enseignants, chu, EDF, RATP, SNCF, Armée, Pilote Air France... Et c'est le privé qui va encore payer pour cette caste qui ruine notre pays...
a écrit le 30/12/2019 à 18:29 :
Réponse à Libe
"Les français nuls en économie" … peut-être, mais pas plus que les économistes qui ont des avis divergents sur tous les sujets. Heureusement qu'il y a des gens qui font autre chose que de l'économie !
Ceci dit, la retraite par capitalisation signifie que le capital retraite de chacun devra être géré par des "spécialistes" (banques, entreprises ou gestionnaires de fonds) qui gagneront certainement bien leur vie avec. Mais ils n'empècheront pas qu'à la première crise économique, non prévue évidemment par les économistes, LES EPARGNANTS SERONT RUINES ET PERDRONT LEUR RETRAITE.
Le plan de Macron est un hold up sur les retraites au profits des "spécialistes" qui en profiteront.
De toute façon, même si le plan échoue, Macron sera gagnant car il aura aggrandi la fracture entre les français et les syndicats - qu'on ne manque jamais de figurer par l'épouvantail suprème Martinez. Le gouvernement gardera l'auréole de celui qui a héroiquement essayé, malgré ces "nuls" comme vous dite, de français.
Il n'y a pas besoin d'être intelligent pour voir ce qu'est une réforme Macron : un embrouillamini indigeste et incompréhensible de mesures absurdes et jamais achevées. En témoignent déjà les lois Macron1 et 2 du gouvernement Hollande ; elles ont causét un recul manifeste du bien être des consommateurs. Idem pour la taxe d'habitation, taxe légitime s'il en fut, qui se trouve définitivement gachée par des critiques ineptes et des atermoiements clivants pour les contribuables et pour les collectivités.
Macron est moins incompétent qu'il ne parait, il joue du chaos et de l'embrouille pour remplir les poches du grand capital.
Réponse de le 30/12/2019 à 19:05 :
Arrêtez de jouer à vous faire peur pour rien: la retraite en France reste et restera entièrement financée par répartition, avant et après la réforme Macron. Rien ni personne ne vous obligera à investir dans un fond de pension (possibilité pourtant offerte aux agents publics depuis plus de 50 ans). Il ne faut pas croire tout ce que l'on peut lire sur les réseaux sociaux...
Réponse de le 30/12/2019 à 21:57 :
Kurt, Karl ... représentant de LREM qui cherche à sauver les meubles en niant les évidences : bien sûr que le but c'est la capitalisation. Et les soutiens de Macron en sont la preuve évidente : banquiers, assureurs, dirigeants de fonds de pension... La finance mondiale reçu par le président français pour gérer les retraites des français, qui ne sont pas d'accord ....
a écrit le 30/12/2019 à 18:20 :
Tragi- comédie francilienne sans rapport avec la France profonde qui sympathise avec le spectacle offert par les médias sans être concernée dans sa vie quotidienne l
a écrit le 30/12/2019 à 17:39 :
Ce que les français ne comprennent pas, c'est que la réforme proposée permettra, terme, le financement des retraite par capitalisation. Autrement dit, comme les revenus du capital sont bien plus élevés que les revenus du travail, les retraités verront leur retraite augmenter plus que les salaires... Macron regrette bien que les français soient nuls en économie, c'est bien pour ça qu'il ne leur demande pas leur avis !
Réponse de le 30/12/2019 à 19:10 :
Triple erreur majeure:
1) la retraite en France reste et restera, même après le réforme Macron, entièrement financée par répartition. Faire croire le contraire est un mensonge.
2) les revenus du travail sont en France tres largement supérieurs aux revenus du capital (et heureusement): dans tous les cas, ce sont toujours les actifs qui paient les pensions des retraités
3) la corporation qui a eu la premiere accès à un fond de pension est.. Les agents publics, depuis plus de 50 ans avec la PREFON.
Réponse de le 30/12/2019 à 21:50 :
1- " la retraite en France reste et restera, même après le réforme Macron, entièrement financée par répartition." Vous plaisantez ! Il est bien évident que la capitalisation a terme est l'objectif principal.... Vous ne connaissez pas le pedigree de Macron ! Si vous croyez à une mesure de justice sociale, vous êtes bien naïf !
2- la plus grande partie des gains de productivité vont vers le capital et pas vers le travail depuis 30 ou 40 ans ...
3 - la PREFON n'est pas un cadeau fait à la fonction publique ! il aurait mieux valu des salaires corrects sur toute la carrière .
a écrit le 30/12/2019 à 17:37 :
Les "cerveaux" des technocrates de France Stratégie auprès de l’Élysée doivent se faire oublier en ces temps-ci. Réforme pour une retraite universelle et on voit le résultat. De nouveaux privilégiés (même les petits rats de l'Opéra de Paris). Quelle réforme injuste!
a écrit le 30/12/2019 à 17:33 :
C'est simple , la retraite universelle , c'est 42 ans de cotisations et 64 ans l'âge de départ à la retraite. Plus de caisses complémentaires, un régime unique , sorte de sécu
qui sera toujours en déficit ce qui obligera les français à souscrire à une retraite privée pour pouvoir vivre.
Réponse de le 30/12/2019 à 19:13 :
Euh, actuellement, pour le régime général et les générations après 1973, on est déjà à 43 ans de cotisation pour une retraite à taux plein...
a écrit le 30/12/2019 à 17:22 :
Interessant cette certitude que le Président Macron devrait préciser la position du gouvernement sur cette réforme durant les voeux. J'ai réécouté les voeux de l'an passé (ce que j'incite à faire) et M.Macron avait couvert le mouvement des gilets jaunes de façon très générale, avec principalement des rappels à la Loi, et des rappels à l'organisation de notre démocratie représentative (à partir de la 6ième minute pour les plus pressés). Cette présentation dans ses grandes lignes reste tout à fait conforme à ce que notre Président pourrait faire. Donc, les attentes des opposants à la réforme qui espèrent des annonce fracassantes seront évidemment déçues. Pourquoi les médias évoquent-ils cette possibilité? Et pour le détail, je ne comprends pas ce support à la danse et à la musique classique, qui bénéficie très largement aux classes bourgeoises même si ce n'est pas exclusif; les autres arts (peinture, sculpture etc..) ne sont que très peu supportés (des politiques d'achat publiques mais qui ont fondu), et c'est très bien ainsi (pourquoi un "artiste" qui n'arrive pas à intéresser les collectionneurs privés devrait-il vivre de son art? Les personnes qui veulent aller à l'opéra peuvent payer le juste prix, les danseurs, assez bien payés, peuvent faire une deuxième carrière après leur carrière de danse professionnelle (on n'est tout de même pas vieux à 35 ans, surtout en étant sportif). Non, donc, à ces régimes spéciaux!
a écrit le 30/12/2019 à 17:14 :
Retraites : Macron attendu au tournant à la veille des voeux présidentiels

Non rien de rien, les Français n'attendent rien de positif de Macron qui est très mal entouré, d'un groupuscule à l'Elysée, de surcroît les faits ont démontré que Macron est incapable de se doter d'un gouvernement efficace dans l'intérêt de la France. Macron est un homme seul, limité et très isolé intellectuellement.
Sa majorité a été éphémère, a la dernière assemblée générale des LREM, 95,8 % des adhérents LREM désertent le bateau qui coule, seulement 4,2 % des adhérents se sont manifestés ; Une désolation...

Pour le reste, la pagaille n'attends pas non plus le discours du Président ;

Les Français CONSTATENT que c'est "le bordel" **partout**
Les personnels salariés du public et du privé, et les professions libérales, DÉMONTRENT que c'est "le bordel" **partout**
In finé, Martinez est juste quand il DÉCLARE que le gouvernement "organise le bordel" ...
Le discours du Président peut CONFIRMER que le mot "bordel" n'est pas un gros mot, mais le mot idoine -)
Réponse de le 30/12/2019 à 18:21 :
Propagande communiste
Réponse de le 30/12/2019 à 18:53 :
Bon résumé concis de Ghysleine.

Ajoutons, l'on sait par avance ce dont le Président ne parlera pas... parce qu'il n'est pas au service de la France, mais serviteur zélé des fonds de pension d'outre atlantique et d'orient ...
Réponse de le 30/12/2019 à 19:06 :
Bien vu Deldongo .
Propadande stalinienne était pas mal non plus .
Réponse de le 30/12/2019 à 19:17 :
Non, ne renversez pas les responsabilités SVP: ce n'est pas Macron qui fiche le bazard, ce sont ceux qui prennent la décision de bloquer les transports en commun, notamment en région parisienne.

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