Retraites : la mobilisation désormais aussi longue que celle de 1995

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(Crédits : Charles Platiau)
Le conflit social sur la réforme des retraites entre ce jeudi dans sa quatrième semaine avec des transports toujours très perturbés par les grèves, sans aucune porte de sortie visible et avec une nouvelle journée d'action à l'ordre du jour, samedi.

L'ombre de 1995 plane au 22e jour de mobilisation. Le conflit avait alors duré autant de jours, entre le 24 novembre et le 15 décembre, notamment contre les régimes de retraites des fonctionnaires et des agents de services publics, que le gouvernement d'Alain Juppé a fini par abandonner. Vingt-quatre ans plus tard, aucune issue n'apparaît, avec un gouvernement déterminé à remplacer les 42 régimes de retraites existants par un "système universel" par points, et à instaurer un âge pivot à 64 ans, assorti d'un bonus-malus.

Les syndicats, opposés à ce projet où "tout le monde perdra", maintiennent la pression, même si le taux de grévistes continue de s'éroder jeudi à la SNCF (9,6% en général, et 42,1% chez les conducteurs contre 49,3% mardi). Jeudi, la circulation des trains devait rester "très perturbée" avec un TGV sur deux, un Transilien sur 5 et 4 TER sur 10 ainsi qu'un Intercités sur 4. La SNCF rappelle que "tous les trains ouverts à la réservation sur oui.sncf, jusqu'au 29 décembre inclus, sont garantis de circuler". A la RATP, seules les lignes automatiques 1 et 14, ainsi qu'Orlyval, fonctionnent normalement. Les RER A et B ne circulent qu'aux heures de pointe. La circulation des tramways est proche de la normale.

Dans ce contexte de la grève, le mensuel 60 millions de Consommateurs, publié par l'Institut national de la consommation (INC) a donné un coup de griffe à la SNCF ce jeudi 26 décembre, en lui décernant le "cactus d'or" distinguant l'entreprise aux pires prestations de l'année. La rédaction pointe notamment des problèmes de "ponctualité, tarifs, accès aux guichets", et note que "les grèves de décembre ne vont pas arranger le tableau". Une manifestation de soutien aux cheminots rassemblait 200 à 300 personnes à la mi-journée, à Paris, entre gare de l'Est et Saint-Lazare. Parmi les participants, beaucoup de "gilets jaunes "et des drapeaux SUD Solidaires, a constaté un journaliste de l'AFP. "Je suis venue pour défendre les cheminots, qui donnent de la visibilité au peuple. On parle moins de la mobilisation avec les fêtes mais je n'ai pas le sentiment qu'il y ait un essoufflement", a déclaré lors du défilé Géraldine Doriath, infirmière dans un hôpital psychiatrique à Paris.

"Suppression des régimes spéciaux"

Cette semaine, contrairement aux voeux d'Emmanuel Macron, aucune trêve de Noël n'est intervenue. Blocages de bus, coupures d'électricité, raffineries à l'arrêt, déjeuners "festifs", représentation du Lac des Cygnes sur le parvis de l'Opéra de Paris par des danseuses en grève... Les syndicats ont multiplié les initiatives un peu partout en France. Ce samedi, d'autres actions sont prévues dans tout le pays. Quant aux commerçants touchés par les grèves, Laurent Maillard, porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée, a souligné qu'ils pouvaient demander un report du paiement de leurs prélèvements fiscaux.

Le conflit semble bien parti pour dépasser le record de 28 jours atteint en 1986/87 à la SNCF, également sans trêve de Noël, pour la défense des salaires et les conditions de travail. Le collectif SOS Retraite, qui regroupe des professions libérales disposant de régimes autonomes, appelle aussi à la grève le 3 janvier. Dans leurs rangs, quatre syndicats d'hôtesses et stewards ont suspendu leur appel après avoir obtenu des garanties de l'exécutif. Le syndicat des pilotes SNPL pourrait faire de même. Autre prochain temps fort, le 9 janvier avec une nouvelle journée de grèves et manifestations interprofessionnelles à l'appel de la CGT, Force ouvrière, la FSU et Solidaires, de même que des organisations de jeunesse.

Deux jours plus tôt, le 7, des concertations auront repris entre le gouvernement et les organisations syndicales et patronales autour des questions de pénibilité et de gestion de fin de carrière, avant la présentation du projet de loi en Conseil des ministres le 22 janvier. Laurent Pietraszewski, le "M. Retraites "du gouvernement, a prévenu : pas question de revenir sur la "suppression des régimes spéciaux", même si le gouvernement a fait une exception pour les policiers, qui conserveront leur régime dérogatoire et pourront toujours partir plus tôt à la retraite. Et il a fermé la porte à certaines revendications des syndicats CFDT et Unsa, favorables à la réforme, notamment celle de réintégrer quatre facteurs dans le compte pénibilité (postures pénibles, vibrations mécaniques, port de charges lourdes et agents chimiques).

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Commentaires
a écrit le 28/12/2019 à 18:26 :
Il paraîtrait que ce samedi, Rodriguez aurait de nouveau été eborgne par un flic. Ça tourne au vaudeville avec ce mec là
Réponse de le 28/12/2019 à 20:35 :
Si ce que vous dites est vrai, c'est un acte de tir tendu scandaleux, qui ne peut avoir été effectué que sur ordre ;

Personne ne sera étonné que la France sombre dans une guerre civile ...en germe.
Réponse de le 29/12/2019 à 9:45 :
regardez la vidéo qui circule en boucle sur les réseaux sociaux : il n'y a aucun tir en ligne, ce n'est que de la simulation, et il tombe tout seul en plus...
a écrit le 27/12/2019 à 19:34 :
Je me pose un question.
Si le gouvernement décide de faire sa réforme des retraites mais conserve les régimes spéciaux de la SNCF et de la RATP. Est ce que la grève des transports
continuerai ?
a écrit le 27/12/2019 à 12:13 :
Les salariés du privé ne font pas grève pourtant, ils seront les grands perdants de cette réforme des retraites. L'état va s'accaparer des réserves des caisses complémentaires pour financer sa réforme. Les pensions seront calculées sur 42 ans au lieu des 25 meilleures années. Les retraites vont donc baisser significativement.
Réponse de le 27/12/2019 à 13:59 :
@ BA ;

J' ai commencé à travailler à 17,5 ans et fini à 60 , fait le compte . Pause toi la question pourquoi le privé ne s' implique pas plus....Si tu ne y arrives pas je t'aiderais
a écrit le 27/12/2019 à 12:12 :
Delevoye le démissionné est un ami de longue date de Jean Francois Cirelli, patron de Blackrock en France, d'où sa nomination au poste de haut commissaire aux retraites. Or le 25 octobre 2017, Macron privatise! la salle du Conseil des Ministres pour y héberger un séminaire de grands spéculateurs dont Laurence Fink, le patron de Blackrock. Comment peut-il privatiser cette salle? Y a t-il là une entorse à la Constitution?

Au final, Macron veut offrir les retraites à ce fonds de spéculation américain, en passant de la retraite par répartition à la retraite par capitalisation. C'est son seul objectif et tous les "faux" prétextes sont bons pour y parvenir.

T Meyssan "Ainsi passe-t-on de la corruption, qui s’est généralisée sous François Mitterrand, à la privatisation de l’État ; de la violation du Code pénal à celle de la Constitution. Il serait sot de croire que cela n’aura pas de conséquences."
Réponse de le 28/12/2019 à 9:19 :
"Au final, Macron veut offrir les retraites à ce fonds de spéculation américain"


Quel fil peut bien relier les ministres ou anciens ministres comme Fleur Pellerin et Najat Vallaud-Belkacem, la présidente du conseil régional d’Île-de-France Valérie Pécresse, les journalistes Jean-Marie Colombani et Christine Ockrent, l’homme d’affaires Alain Minc, le banquier Matthieu Pigasse (l’un des propriétaires du Monde SA) ou encore l’ancien premier ministre Alain Juppé ? Tous ont effectué un passage par la French-American Foundation dans le cadre de son programme « Young Leaders ». Tout comme cinq cents autres personnalités françaises, parmi lesquelles l'ancien président François Hollande ou actuellement Emmanuel Macron

Depuis 1981, cette fondation privée organise des séminaires de deux ans où une douzaine de jeunes Français côtoient les élites américaines de la même classe d’âge. Officiellement, l’objectif est de favoriser le dialogue franco-américain. En réalité, il s’agit de bien faire comprendre aux futurs décideurs français — entrepreneurs, responsables politiques, journalistes — les bienfaits de la mondialisation à l’anglo-saxonne.
a écrit le 27/12/2019 à 11:33 :
Rassurés. Nous sommes rassurés. La manne publique va se pérenniser et même augmenter de manière significative pour tous les bénéficiaires de l'inégalité sociale française. L'attitude du gouvernement est simple. Faire comme les précédents en maintenant les avantages pour 42 castes qui défendent très bien leurs systèmes de retraite ultra déficitaire..... Pourvu que ça dure !
a écrit le 27/12/2019 à 11:24 :
Une réforme mal ficelée,mal présentée.Seule porte de sortie ,une forte hausse des cotisations retraite.Parfois les recettes les plus simples sont les plus efficaces.
Réponse de le 27/12/2019 à 18:09 :
Les plus simples sont les plus efficaces.....OUI...mais déjà nos charges handicapent nos produits ...on pourrait revoir le calcul des allocations familiales ...et de basculer un pourcentage sur les retraites ?
Pour moi, nous sommes mal barré, à la création des retraites actuelles, pour le privé , en imposant l'âge de 65 ans sachant que des catégories de salariés à 65 ans 85 à 95 % étaient au cimetière ???? Chacun veut garder ses acquits sociaux, ??? Lorsqu'un pays qui a un taux de chômage comme en France, un déficit budgétaire chronique, ainsi qu'un déficit commercial, on dévalue la monnaie ....avec l € c'est impossible, j'allais l'oublier une dette souveraine de 100% de notre PIB ???? qu'arrivera t il lorsque nous ne pourront plus emprunter ???? Notre Industrie "moribonde" E, 1967 j'ai connu deux licenciements collectifs , un où j'étais
le comptable ....Causes grève SNCF colis expédiés par la SERNAM? Trésorerie limite traites mises à l'escompte , le deuxième j'y ai travaillé 3 mois 1/2 re..Licenciement fermeture définitive ai passé de nombreux
concours suis rentré dans la fonction publique et j'ai eu ma retraite de fonctionnaire basée sur les six derniers mois, je reconnais que ce n'est pas juste .....Ces grèves combien d'entreprises vont fermer ? nos voisins se frottent les mains à Brussel en 2019 il y a eu prés de dix millions de nuitées d'hotel du jamais vu et ailleurs aussi
a écrit le 27/12/2019 à 11:00 :
Pénibilité : les fonctionnaires souvent plus exposés que les salariés du privé d'après la DARES de la direction du ministère du travail. Une étude faite par des fonctionnaires pour des fonctionnaires... Là ! je rigole plein tube avec des semaines hebdo à moins de 32h, congés à répétition, absentéisme culturel, grève en longueur d'année,... etc. Jupiter Macron avec la réforme des retraites qui se proclame maintenant Roi des concessions pour une caste de nababs à l’occurrence les fonctionnaires salariés du public type air France, Police, etc qui passe leur journée leur cul dans une chaise... Vous dites travail pénible ? C'est sur le privé va encore payé la lourde addition et supporter l'essentiel de la retraite à point... au final on sera bien loin de l'intérêt général ! Jupiter Macron et Prince Philippe c'est de la poudre de perlimpinpin comme ses prédécesseur face à la fonction publique et territoriale. La dette de l'état aujourd'hui frôle les 100% du PIB exponentiel les caisses sont plus vide que vide...
a écrit le 27/12/2019 à 10:44 :
Petite question: si je fais grève (loin de moi cette idée folle) et que je ne me fais pas porter pâle, alors je ne suis pas payé ? Donc je ne cotise pas à la caisse de retraite ? Donc je pars plus tard à la retraite ? Donc plus je fais grève et plus je pars tard à la retraite. Ya un bog ?
a écrit le 27/12/2019 à 10:35 :
En parlant de retraite :

Dans un communiqué commun, l’Unac, l’Unsa et le SNPNC, syndicats représentant le personnel naviguant (stewards et hôtesses de l’air), ont déclaré suspendre “jusqu’à nouvel ordre” le mouvement prévu du 3 au 6 janvier contre la réforme des retraites. Ils estiment que la réunion organisée le 23 décembre dernier en présence de Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État aux Transports, et Laurent Pietraszewski, secrétaire d’État chargé des retraites, a apporté des réponses à leurs revendications.

Principale avancée, l’assurance que le régime complémentaire légal obligatoire par répartition, géré par la CRPN (caisse de retraite des navigants), sera conservé. “Nous partions de très loin puisqu’en effet la CRPN ne faisait plus partie des plans du gouvernement”, se réjouissent les trois syndicats. Ils estiment aussi avoir obtenu “des garanties solides concernant le maintien des conditions de départ actuelles”, soit la possibilité de partir à la retraite avant 62 ans. S’ils se satisfont de ces pas faits par le gouvernement, ils attendent cependant encore des retours début janvier afin de connaître le chiffrage établi par l’exécutif pour financer les spécificités en matière de retraite du personnel navigant.
a écrit le 27/12/2019 à 9:40 :
Aussi longue certes, certainement pas aussi massive (moins de 10% des employés SNCF dont une écrasante majorité de conducteurs, mais non, ils ne défendent pas leur régime spécial ils se "battent pour vous" hahaha), ni suivie par tous les corps de métier (y compris le privé en 1995, ce qui n'est pas du tout le cas en 2019).
Réponse de le 27/12/2019 à 12:04 :
On verra bien dans quel état ils seront après 4 mois de grève non payée : moins fringants et arrogants pour sur .
a écrit le 27/12/2019 à 9:40 :
Avant j'étais pour le régime universel maintenant vu le nombre de dérogations avec en filagramme la ponction des milliards des complémentaires du privé Arcco Argic une aubaine pour le gouvernement, je pense que la SNCF et la RATP ont raison de maintenir la pression puis que les particularités accordées aux uns et aux autres ne rythme plus avec le mot universalité. A ce sujet le gouvernement a trouvé une nouvelle formulation universalité ne veut pas dire sans particularité. Autre point avoir mis ce sujet en débat au moins de décembre soit l'exécutif est irresponsable étant donné les conséquences économiques soit il a souhaité joué! une partie des citoyens contre l'autre et lui en spectateur pour compter les points. Je n' ai pas voté en mai pour autant de machiavélisme. Ecrire à l'Elysée pour montrer son mécontentement d'une politique dont les conséquences économiques pour les TPE et PME sont catastrophiques ne sert à rien, aucune écoute malgré des discours plus pompeux d'ailleurs que réels. Les Présidents passent mais le fond des exécutifs "royalistes" ne changent pas. Après avoir sanctionné en 2012 puis en 2017 une nouvelle fois sanction va s'imposer en 2022 la grande question pour quel moins mauvais des prétendants, car aucun ne sera à la hauteur pour notre pays.
a écrit le 27/12/2019 à 9:07 :
Cette réforme est déjà morte: pompiers, militaires, policiers, pilotes, SNCF... Tous ont déjà obtenu des dérogations pour maintenir leurs droits. Les seuls pigeons seront les salariés du régime général...qui vont payer plus, plus longtemps et toucher moins
Réponse de le 27/12/2019 à 10:15 :
Logique vu que le secteur privé ne réagit pas ... et le gouvernement l l a testé et le sait....
a écrit le 27/12/2019 à 2:25 :
Continue la grève je les soutiens Macron veut prendre les 312 millards des cotisations
a écrit le 26/12/2019 à 19:48 :
Il faut défiler à Bruxelles puisque l' UE est seule responsable de la précarisation des retraites en France via l' article 121 du TFUE. Le flinguage des retraites est le résultat de la politique néolibérale de l' UE que Macron l' européiste -qui n' est sur ce coup comme sur tous les autres que le simple exécutant testamentaire de Bruxelles- fait passer en force..
Il n' y aura pas de solutions sans Frexit, UPR, vite..
a écrit le 26/12/2019 à 18:59 :
Ne vous inquiétez pas pour les Franciliens : ils se débrouillent sans ces privilégiés qui se croient indispensables.
Et qui ne vont rien gagner du tout, à la fin : le monde a changé, on n'est plus sous Chirac/Juppé et le gouvernement ne baisse plus son froc devant la rue.
a écrit le 26/12/2019 à 17:46 :
Nos gouvernants n'ont jamais su négocier avec nos syndicats sur les grands choix d'évolution des conditions de travail. Dans aucun pays européen les syndicats ne sont conduits à étrangler le pays pour faire valoir leur point de vue. Cela se négocie directement dans les conseils d'administration comme celui de la Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse (CNAV), organisme qui doit devenir universel et qui a un conseil d'administration paritaire. Pourquoi faire appel à la rue? En mémoire des gaulois réfractaires, sans doute, mais cette exception culturelle coûte très cher à la France en perte de valeur ajoutée.
Réponse de le 27/12/2019 à 14:43 :
ah ah ah sûr, ils sont en grève avant que le gouvernement ne propose le projet, cela n'aide pas.
En Allemagne ce serait bien different.Maiis avec la CGT et SUD entre autre c'est grève d'abord, on cause ensuite.
a écrit le 26/12/2019 à 17:21 :
Ah tout "ces gens qui ne sont rien" qui passent leur temps à gâcher celui de "ceux qui ont réussi" !
a écrit le 26/12/2019 à 16:55 :
Le droit au déplacement est une des libertés fondamentales qui doit être considéré comme un service universel payé par l'état et les usagers. L'entrave à cette liberté démocratique ne devrait pouvoir être entravée par des agents fonctionnaires dont l'emploi n'est aucunement menacé par la réforme des retraites. Des fonctionnaires municipaux peuvent ils m'interdire d'utiliser les trottoirs en ma qualité de piéton ?. Le droit au déplacement devrait être sanctuarisé comme cela se fait dans un certain nombre de pays démocratiques, soit par l'imposition d'un service adéquat, soit par une interdiction de faire une grève active comme cela existe pour certaines professions qui remplissent une mission de service au public. La situation des transports est présentement inadmissible aux regard des droits fondamentaux des citoyens.
Réponse de le 26/12/2019 à 17:30 :
Il y a quantité de droits bien plus fondamentaux qui sont bafoués au quotidien et bizarrement ça ne remue pas les foules.

Le droit de manger à sa faim, celui d'avoir un logement décent, de bénéficier d'un jugement juste (et pas d'une comparution immédiate chez un juge mort de fatigue) et de bénéficier de soins adaptés sont bien plus fondamentaux.

C'est derniers mois, des dizaines de milliers de personnes se sont vues interdire de se déplacer, d'être dans des villes par un simple fonctionnaire aux ordres d'un ministre, lui même sous les ordres d'un premier ministre non élu et sans contrôle judiciaire.

Prendre un métro n'est pas une liberté fondamentale, sinon tous les paysans de la Creuse et de la haute Marne seraient en droit d'exiger, leur ligne de métro à moins de 500 m de chez eux.
Réponse de le 26/12/2019 à 21:03 :
" il faut arreter ... " a omis le principal :
le droit de se taire .
Réponse de le 27/12/2019 à 8:52 :
Vous confondez....... "La liberté de circulation est le droit pour tout individu de se déplacer librement dans un pays, de quitter celui-ci et d'y revenir. Elle est garantie par l'article 13"

Ensuite l'idée d'inverser le droit ,

"Le droit de grève en France est un droit à valeur constitutionnelle (alinéa 7 du Préambule de la Constitution de la Quatrième République) depuis la décision Liberté d'association rendue le 16 juillet 1971 par le Conseil constitutionnel (reconnaissance de la valeur constitutionnelle du Préambule de la Constitution de 1958)."

Donc l'idée de vos propos montre de l'idéologie, car dans les faits il n'est pas difficile de trouver le sens de la constitution lorsque l'on cherche.

"le droit au déplacement", n'aurait de validité que si vous en êtes entravé.

Vous marchez avec vos pieds dans la circonstance, comme le le fais....
Réponse de le 27/12/2019 à 14:46 :
100% de votre avis.

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