Rungis résiste malgré la crise et le Brexit

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Le marché international de Rungis a fait une très bonne année en 2020 malgré le Covid et le Brexit, affirme son président Stéphane Layani.
Le marché international de Rungis a fait une "très bonne année" en 2020 malgré le Covid et le Brexit, affirme son président Stéphane Layani. (Crédits : DR)
Le premier marché de gros en Europe se montre très résilient malgré la crise sanitaire. La fermeture des restaurants n'a, en effet, qu'un impact marginal sur le chiffre d'affaires de Rungis, selon son président Stéphane Layani.

Le millésime 2020 aura été, malgré la crise sanitaire et les craintes que fait planer le Brexit, une "très, très bonne année" pour le marché de Rungis, premier marché de gros en Europe, a affirmé mercredi son président Stéphane Layani.

"Ca été une très, très bonne année, le marché va bien, le marché est très résilient, on s'est adapté aux deux confinements. Au premier, ç'a été un peu dur, au deuxième on s'est très bien adapté", a déclaré M. Layani sur l'antenne d'Europe 1.

"Il n'y a aucune liquidation d'entreprise cette année, et deux entreprises sur trois ont des volumes en hausse ou égal à l'année dernière, donc en fait on va faire un Noël fantastique, c'est l'effervescence et on attend tous nos clients avec beaucoup de plaisir, parce que les Français ne voudront pas faire l'impasse sur Noël", a-t-il ajouté.

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"Jeu de vases communicants"

Evoquant "la détresse financière et psychologique des restaurateurs" qui restent fermés pour tenter d'endiguer la pandémie, M. Layani a relativisé l'impact de cette donnée sur la bonne marche de Rungis : "c'est 13% de nos clients, ce n'est pas l'essentiel de notre chiffre d'affaires".

"Il ne faut jamais oublier que ce qui ne se mange pas quelque part se mange ailleurs et clairement, il y a eu un jeu de vases communicants", a-t-il ajouté, indiquant que le marché avait aidé les entreprises plus dépendantes de la restauration, avec un fonds de solidarité de 4 millions d'euros, un effort de solidarité qui se poursuivra en 2021.

Lire aussi : Fonds de solidarité élargi et PGE prolongé jusqu'au 30 juin 2021 pour les entreprises touchées par le couvre-feu

"C'est une année compliquée, c'est une année à à-coups, c'est une année à fermetures, mais à chaque fois qu'on a rouvert, notamment les commerces non-essentiels, il y a eu des effets rebonds", a indiqué M. Layani.

Concernant le Brexit, "il y a un impact" sur le commerce avec le Royaume-Uni, qui représente 100 millions d'euros de chiffre d'affaires par an, a reconnu M. Layani, "mais on s'adapte", a-t-il assuré.

"Bien sûr, il y aura des droits de douanes, bien sûr, ce ne sera pas aussi fluide, mais on ne va pas arrêter tout commerce, toute relation avec la Grande-Bretagne", premier pays d'exportation en matière agroalimentaire, a poursuivi le patron de Rungis, se disant "sûr qu'il y aura à la fin un accord".

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a écrit le 23/12/2020 à 11:46 :
Intéressant d' apprendre que les restaurants de représentent à peine 13% des débouchés de Rungis. dés lors où s' approvisionnent les restaurateurs lambdas?:
Metro, Sodexo et consorts...bref du "Tricatel sur-mesure " autant dire qu' une bonne partie de ces " professionnels" prennent les consommateurs pour des gogos et des pigeons avec leur " fait maison" qui juridiquement n' existe pas...c' est juste une comm commerciale. finalement cette crise va assainir un secteur vérolé par le faux artisanal mais le vrai industriel ! seuls les créatifs et les qualitatifs survivront...qu' on appréciera quand on pourra retourner au restau
a écrit le 23/12/2020 à 11:45 :
Interessant d' apprendre que les restaurants de représentent à peine 13% des débouchés de Rungis. dés lors où s' approvisionnent les restaurateurs lambdas?:
Metro, Sodexo et consorts...bref du "Tricatel sur-mesure " autant dire qu' une bonne partie de ces " professionnels" prennent les consommateurs pour des gogos et des pigeons avec leur " fait maison" qui juridiquement n' existe pas...c' est juste une comm commerciale. finalement cette crise va assainir un secteur vérolé par le faux artisanal mais le vrai industriel ! seuls les créatifs et les qualitatifs survivront...qu' on appréciera quand on pourra retourner au restau

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