Salaire des patrons : quand les actionnaires prennent le pouvoir

 |   |  337  mots
En 2016 le cas du P-dg de Renault, Carlos Ghosn avait fait polémique puisque sa rémunération de 7,2 millions d'euros avait été refusée à 52% en assemblée générale, mais validée en conseil d'administration.
En 2016 le cas du P-dg de Renault, Carlos Ghosn avait fait polémique puisque sa rémunération de 7,2 millions d'euros avait été refusée à 52% en assemblée générale, mais validée en conseil d'administration. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
L'avis des actionnaires sur la rémunération des patrons sera bientôt contraignant. Conseils d'administration et directoires se préparent à cette nouvelle gouvernance pour éviter les polémiques du passé.

Alors que s'ouvre en ce mois d'avril la saison des assemblées générales, ce sera la première fois que les actionnaires vont voter sur la rémunération des dirigeants depuis la mise en application de la loi Sapin 2, dont le décret d'application a été publié mi-mars. Bonus, retraites chapeau... tous ces éléments doivent être désormais validés par les actionnaires.

Depuis 2013, avec le code de gouvernance Afep-Medef, les actionnaires ne rendaient qu'un avis à valeur consultative sur le montant du chèque accordé aux patrons. Or, actionnaires et conseil d'administration ne sont pas toujours sur la même longueur d'onde. En 2016 le cas du Pdg de Renault, Carlos Ghosn avait fait polémique puisque sa rémunération de 7,2 millions d'euros avait été refusée à 52% en assemblée générale, mais validée en conseil d'administration. La même année, l'ex-Pdg d'Alstom Patrick Kron a perçu une somme similaire, malgré l'opposition massive (62%) de l'assemblée générale.

"Eviter les votes négatifs"

Bien que les critères de 2016 s'appliqueront encore cette année, les grands groupes se préparent pour éviter les couacs.

"Il y a eu un gros effort d'explication, justement pour éviter les votes négatifs", indique à l'AFP l'avocate d'affaires Stéphanie de Robert-Hautequèren. Dans le même temps, "les sociétés ont tendance à augmenter le salaire fixe pour limiter l'aléa sur la part variable", observe-t-elle, ajoutant que"l'auto-limitation est un des objectifs recherchés par la loi".

Les conseils d'administration commencent également à se pencher sur les primes exceptionnelles, perçues pour la conclusion d'une fusion ou d'une cession. Dès 2018, ce bonus ne pourra même pas être versé aux patrons sans l'accord de l'assemblée générale. Par exemple, Patrick Kron aurait plus de difficultés à justifier la "rémunération brute variable exceptionnelle" de 4,45 millions d'euros qu'il a perçu en 2016 en récompense de la cession d'une partie de l'activité énergie d'Alstom à General Electric (GE).

(avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/04/2017 à 15:18 :
ce qui est scandaleux dans cette histoire et de voir que depuis des années des dirigeants du CAC 40 et ils sont nombreux à s'octroyer des rémunérations faramineuses alors que leur société affiche des résultats médiocres voir calamiteux dans le style Pepy avec la sncf en pleine déroute
a écrit le 10/04/2017 à 21:07 :
Suffit de vous renseigner plus loin que TF1 et la tribune et vous trouverez une offre politique qui vous comblera :

Renseigner vous sur l'upr, si vous êtes un minimum curieux vous apprendrez beaucoup.
a écrit le 10/04/2017 à 20:01 :
Pourquoi avoir illustré l'article avec une photo tirée de la saga de Tolkien?
a écrit le 10/04/2017 à 16:46 :
Les actionnaires ont beaucoup de "chance" et ils le savant, les critiques populaires se tournent essentiellement contre les patrons qui ne sont pourtant que des exécutants de ceux-ci.

Un patron qui gagne un million d'euros par an c'est quoi dix actionnaires qui gagnent 100 millions par an à peu près ?

C'est pour cela que je ne me retrouve dans aucun parti politique même contestataire, aucun ne souligne cette vérité qui est pourtant monumentale, aucun ne semble réellement comprendre ce qu'est l'économie et comment elle fonctionne.

Maintenant fillon macron et le pen savent parfaitement pour qui elle fonctionne et veulent la place pour être le serviteur suprême de ces gens là, ils veulent tous gagner la laisse d'or.
Réponse de le 11/04/2017 à 8:19 :
@citoyen blasé: et hormis ta jalousie pathologique, qu'est-ce qui t'empêche de devenir actionnaire ? Ah oui, c'est tellement plus facile de s'inscrire aux allocs diverses et variées et de discuter avec la concierge des malheurs du monde, n'est-ce pas :-)
Réponse de le 11/04/2017 à 8:52 :
"@citoyen blasé: et hormis ta jalousie pathologique, qu'est-ce qui t'empêche de devenir actionnaire."

Je vois que comme d'habitude vous n'avez rien à dire, vous êtes seulement là pour troller je signale donc votre message.

Je ne lis pas le reste qui doit être du même niveau je suppose...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :